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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Lur-Saluces.

Alexandre de Lur Saluces, né le à Vendenesse-lès-Charolles, est un viticulteur français gestionnaire pendant 36 ans du Château d’Yquem et jusqu'à aujourd'hui du Château de Fargues (Gironde) (domaines familiaux ancestraux) dans le Sauternais et propriétaire du château d'Uza[1] et de l'hôtellerie de plein air (camping) Lous Seurrots à Contis (Landes)[2]. Alexandre de Lur Saluces est une figure du vignoble de Bordeaux[3].

Sommaire

BiographieModifier

Origines, formation et familleModifier

Il appartient à une très ancienne famille noble d'Aquitaine[4]. Huitième enfant d'une fratrie de neuf, il est le fils du comte Amédée de Lur Saluces, officier, et d'Eléonore de Chabannes la Palice, neveu du marquis Bertrand de Lur Saluces et le petit-fils d'Eugène de Lur Saluces.

Il fut élève au collège Saint-Martin de France à Pontoise. Puis, il fit des études à la faculté de droit et à l'École des hautes études commerciales du Nord de Lille.

Après son service militaire (1959-1962), et différentes expériences au sein de diverses entreprises, son oncle, Bertrand marquis de Lur Saluces, l'appela auprès de lui pour le familiariser avec son patrimoine. Lorsque ce dernier meurt subitement le 19 décembre 1968[5], Alexandre de Lur Saluces reprend la gestion des différents domaines[6].

La gestion du patrimoine familial viticoleModifier

Il gère en parallèle le Château d'Yquem de 1968 à 2004[7] et le Château de Fargues[8] dans le Sauternais. À la tête de ces deux grands domaines viticoles, il affronte une succession de mauvaises récoltes entre 1970 et 1974 et la crise commerciale dite "des vins de Bordeaux".

Attaché à l'histoire de sa famille, il est également un défenseur du vin de Sauternes, de son authenticité[9]. Il est l'auteur d'un ouvrage paru chez Gallimard en novembre 2016, D'Yquem à Fargues, L'excellence d'un vin, L'histoire d'une famille[10].

Les Domaines d'Uza et l'hôtellerie de plein air à ContisModifier

Parallèlement à son action de viticulteur en Gironde, Alexandre de Lur Saluces est à la tête de différents groupements forestiers et d'une aspergeraie biologique[11]. Cette aspergeraie a vu le jour après la tempête Klaus qui a détruit le massif forestier familial pluricentenaire en 2009. Elle produit 90 tonnes d'asperges par an, partiellement exportées, et assure des revenus permettant l'entretien des différents massifs forestiers.

Il a dirigé la forge d'Uza qui appartenait à sa famille[12]. La forge-fonderie avait été créée en 1759 par Henri de Saluces et sa sœur Marie, épouse du comte de Rostaing. Malgré le côté anachronique de cette entreprise, la fonderie a été la dernière à couler le métal dans les Landes. En 1981 le travail de la forge a cessé.

Cette entreprise étant de moins en moins rentable, vers 1945, l'oncle d'Alexandre, Bertrand de Lur Saluces avait créé l'atelier des Plastiques landais. L'usine a été cédée à un repreneur avant de fermer définitivement dans les années 1990.

Alexandre de Lur Saluces est également propriétaire d'un espace d'hôtellerie de plein air (camping) sur la côte atlantique, à Contis, "Lous Seurrots[13]". Il avait été fondé par le marquis Bertrand de Lur Saluces et développé depuis son décès.

CarrièreModifier

 
Le Château de Fargues
  • Maire (1971-1989) puis conseiller municipal de la commune de Sauternes
  • Président du Syndicat intercommunal à vocation multiple du Sauternais (1977-1989)
  • Administrateur (depuis 1971) puis,
  • Président du Conseil d'Administration (1980-1989) puis,
  • Président d'honneur de la Caisse de mutualité sociale agricole de la Gironde
  • Conseiller municipal d'Uza (2008-2014)
  • Conseiller (1987-2005) puis Conseiller honoraire de la Banque de France
  • Gérant du groupement forestier de Pancemont

MembreModifier

Titres et distinctionsModifier

BibliographieModifier

  • Léo Drouyn, La Guyenne militaire, 2 vol, Bordeaux, 1865, Laffitte reprints, Marseille, 1977, p. 329-337.
  • Marguerite Figeac-Monthus, Uza, les Lur Saluces et la mise en valeur des Landes aux XVIIIe et XIXe siècles, dans Château et innovation, Actes des Rencontres d’archéologie et d’histoire en Périgord, septembre 1999, textes réunis par Anne-Marie Cocula et Anne-Marie Dom, Ausonius-CAHMC, Bordeaux, 2000, p. 87–102.
  • Idem, Les Lur Saluces d'Yquem, de la fin du XVIIIe siècle au milieu du XIXe siècle, Mollat, Fédération Historique du Sud-Ouest, 2000.
  • Mathilde Hulot, Alexandre de Lur Saluces. Le comte en sa demeure, in "Visages de vignerons", Figures du vin, Paris, Fleurus, 2005, p. 82-85.
  • Périco Légasse, Alexandre de Lur Saluces, Le Prince de Fargues, in Marianne, octobre 2015.
  • Alexandre de Lur Saluces, La morale d'Yquem, Entretiens avec Jean-Paul Kauffmann, Bordeaux, Mollat, 1999.
  • Alexandre de Lur Saluces, Marguerite Figeac-Monthus, De l'Italie vers la France, de la province vers Paris, de la Guyenne vers le Cantal : Faire revivre les Lur Saluces d'Yquem aux XVIIIe et XIXe siècles, in "Archives familiales et noblesse provinciale, La pierre et l'écrit", Grenoble, Presses Universitaires de Grenoble, 2006, p. 197-206.
  • Richard Olney, Yquem, Paris, Flammarion, 1985.
  • Nicolas de Rabaudy, Le comte de Lur Saluces s’insurge, in "Paris Match", no 3407, 7 septembre 2014.

ArmoiriesModifier

Mi parti, d’azur à trois fleurs de lys d’or qui est de France, et d’argent au chef d’azur qui est de Saluces, et sur le tout de gueules à trois croissants d’argent au chef d’or, qui est de Lur.

Notes et référencesModifier

  1. Isabelle Castéra, « Le comte Alexandre dans son village (Uza-40) », Sud Ouest Blog, le 21 août 2008. Philippe Maffre et Paul Sicouly, « Uza, Naissance d'une commune », in Le Festin, no 51, septembre 2004, p. 64-71.
  2. Alexandre de Lur Saluces, "Travailler l'accueil comme on élabore un grand cru", in Décisions, novembre 2014 "Lous Seurrots. Une oasis de calme née des tempêtes océanes", in Décisions, novembre 2014.
  3. Bernard Ginestet commence un livre consacré aux vins de Barsac et de Sauternes à la lettre A par le nom d’Alexandre de Lur Saluces, ce qui montre combien ce patronyme est partie intégrante de l’histoire de ce vin. Bernard Ginestet, Le grand Bernard des vins de France, Barsac-Sauternes, Paris, Nathan, 1987, p. 83.
  4. Marguerite Figeac-Monthus, Les Lur Saluces d'Yquem, de la fin du XVIIIe siècle au milieu du XIXe siècle, Mollat, Fédération Historique du Sud-Ouest, 2000.
  5. http://www.ina.fr/video/BOC9407112396
  6. http://dirigeants.bfmtv.com/Alexandre-DE-LUR-SALUCES-1249683/
    https://www.whoswho.fr/bio/alexandre-de-lur-saluces_20202
  7. Voir le DVD réalisé par Jean-Paul Jaud, "Les quatre saisons d'Yquem", 2002.
  8. Léo Drouyn, "La Guyenne militaire", 2 vol, Bordeaux, 1865, Laffitte reprints, Marseille, 1977, p. 329-337.
  9. Mathilde Hulot, « Alexandre de Lur Saluces. Le comte en sa demeure », in Visages de vignerons, Figures du vin, Paris, Fleurus, 2005, p. 82-85.
    Article du 10 janvier 2012, "Alexandre de Lur Saluces et Aubert de Villaine : un entêtement de civilisation", dans "My Bettane + Desseauve. Le vin + grand".
    Alexandre de Lur Saluces, « Une intime relation entre les hommes et la terre », in Écologie humaine, le 18 octobre 2013, http://www.ecologiehumaine.eu/une-intime-relation-entre-les-hommes-et-la-terre/
    Nicolas de Rabaudy, « Le comte de Lur Saluces s’insurge », in Paris Match, no 3407, 7 septembre 2014
  10. Alexandre de Lur Saluces, "D'Yquem à Fargues. L'excellence d'un vin, L'histoire d'une famille", Paris, Gallimard, , 180 p. (ISBN 9782072694851)
  11. http://www.domaines-uza.fr
  12. Marguerite Figeac-Monthus, « Uza, les Lur Saluces et la mise en valeur des Landes aux XVIIIe et XIXe siècles », dans château et innovation, Actes de Rencontres d’Archéologie et d’Histoire en Périgord, septembre 1999, textes réunis par Anne-Marie Cocula et Anne-Marie Dom, Ausonius-CAHMC, Bordeaux, 2000, p. 87–102.
  13. http://www.lous-seurrots.com
    Bernadette Coyola, 80 postes à pourvoir à Lous Seurrots, Sud-Ouest, 24 février 2016
  14. Who's who 2015

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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