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Alexandre Massé
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 81 ans)
Nationalité
Activité

Alexandre Massé est un industriel et un inventeur français, né à Quimper le 15 février 1829 et mort le à Plomelin (Finistère). Il est l'auteur d'une invention d'apparence modeste, mais qui fut une innovation d'importance mondiale : le bouton de vêtement comportant quatre trous pour une meilleure fixation. Pour son œuvre sociale à Quimper, qui l'a fait qualifier de philanthrope, il a reçu le prix Montyon de l'Académie française.

Sommaire

L'ingénieur et l'industrielModifier

Il naît dans une famille quimpéroise qui habite dans l'actuelle rue Jean-Jaurès. Sa mère est emportée par le choléra en 1832 et son père, Yves Michel Massé, ancien marin d'État, décède trois ans après.
Séparé de ses deux frères et de sa sœur, il est recueilli par son parrain, l'archiviste départemental.
Il fait de brillantes études à l'école Saint-Corentin à Quimper, tenue par les Frères de la Doctrine chrétienne, ce qui lui, permet d'accéder, dès l'âge de quinze ans à l'école des arts et métiers d'Angers où il étudie de 1844 à 1847.
Ayant une somme de 500 francs en poche, il trouve un emploi de dessinateur-mécanicien à Nantes, puis se voit offrir un meilleur poste dans une fabrique de boutons à Paris. Dès 1852, il s'en voit confier la direction, ayant prouvé ses capacités d'industriel dans une conjoncture politique instable.
Il se lie d'amitié avec un client, lui-même industriel, qui l'apprécie beaucoup au point de lui donner en mariage sa fille, Julie Peticuénot.
Grâce à la dot de son épouse d'un montant de 42 000 francs et ses propres gains, il crée, l'année même de son mariage, une nouvelle manufacture de boutons de vêtement, de boucles et autres objets métalliques.
Il développe l'usage de la force motrice par la vapeur et cherche à améliorer les procédés de fabrication, ce qui l'amène à déposer de nombreux brevets.
Selon certains récits, il aurait fait le rapprochement entre les maladies de l'hiver à répétition et le fait que les manteaux fermaient mal, du fait que les boutons à deux trous utilisés ne restaient pas longtemps en place.
De là lui vint l'idée simple d'ajouter deux trous aux boutons existants. À partir de 1872, ses boutons furent vendus jusqu'en Europe et en Amérique, lui assurant une très grande fortune.
En 1874, il obtint de grands marchés pour la passementerie nécessaire aux vêtements militaires.
Il acquit, en 1884, le château de Kerbernès, dans la commune de Plomelin et devint une personnalité en vue de sa ville natale, toute proche, où il possédait aussi une maison de maître, au-dessus de la rue Bourg-les-Bourgs.

Le bienfaiteurModifier

En 1875, il fonda une bourse pour que, chaque année, un orphelin de Quimper puisse être admis au lycée de la ville.
En 1884, il fonde, sur sa fortune personnelle, l'Asile des Orphelins de Quimper.
Il donna des sommes importantes pour la création du Bureau de bienfaisance municipal qui put être établi dans l'actuelle rue François Luzel où son successeur, le Centre communal d'action sociale, fonctionne encore partiellement (hôtel social donnant sur la rue Gourmelen). En 1888, il transmit son usine à son beau-frère, Achille Anglade, et se retira à Plomelin pour se consacrer à l'aide à l'éducation des orphelins auxquels, n'ayant pas d'enfants, il légua toute sa fortune.
Sa propriété de Kerbernès, qui était déjà une ferme-école depuis 1879, est devenue l'actuel Lycée de l'Horticulture et du Paysage de Kerbernez.
Une fondation à buts sociaux, la Fondation Massé-Trévidy, héritière de la Fondation Massé-Peticuénot créée en 1894 pour gérer l'orphelinat de Quimper, perpétue ses œuvres.
Il meurt dans sa propriété de Plomelin, le [1].

Une place de Quimper et une rue de Plomelin ont reçu son nom.

NotesModifier

RéférencesModifier