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Albert Gaudry

géologue et paléontologue français

BiographieModifier

 
Sur l'image de gauche, le buste d'Albert Gaudry en regard du « troupeau de l'évolution » qu'il avait conçu pour la galerie de Paléontologie, à Paris. Sur l'image de droite, ce même buste photographié de dos, faisant face au « troupeau ».

Il fait ses études au collège Stanislas de Paris. Son nom est mentionné parmi les personnes Invitées par Augustin Cauchy à la 1ère réunion qui a jeté les bases de la fondation de L'Œuvre des Écoles d'Orient[1], plus connue actuellement sous le nom de L’Œuvre d’Orient[2]. Il fut même membre de son 1er Conseil général[3] du 25 avril 1856. À l'âge de 26 ans, il explore Chypre et la Grèce, où il réside de 1855 à 1860. Il étudie les riches dépôts fossilifères de vertébrés de Pikermi où il découvre une faune remarquable, composée de mammifères datant du Miocène et intermédiaire entre les formes européennes, asiatiques et africaines. Il publie en 1862 un rapport sur la géologie de l'île de Chypre, Mémoires de la société géologique de France.

En 1853, toujours à Chypre, il devient l'assistant d'Alcide Dessalines d'Orbigny, le premier détenteur de la chaire de paléontologie au Muséum national d'histoire naturelle, et lui succède à ce poste en 1872. En 1882, il est élu membre de l'Académie des sciences et il préside en 1900 le 8e congrès international de géologie qui se tient à Paris. Il est fait membre étranger de la Royal Society en 1895.

Il se distingue plus particulièrement par ses recherches sur les fossiles de mammifères et pour son soutien aux théories de l'évolution. Ses conceptions diffèrent sensiblement de celles de Charles Darwin. Pour Gaudry, Dieu ne détruit pas les espèces, mais les améliore. Il était fidèle au Transformisme publié au Muséum d'histoire naturelle dès 1802 par son illustre prédécesseur, Jean Baptiste Lamarck, les espèces ne disparaissent pas, elles se transforment sous l'effet des changements de l'environnement et conservent les modifications au fil des générations parce qu'elles leur sont utiles, c'est-à-dire favorables, devenant héréditaires. Il a cependant également étudié d'autres taxons que les mammifères. Ainsi, il décrivit en 1886[4] Haptodus baylei (Permien inférieur, France), dont il ne put, à l'époque déterminer les affinités. On sait maintenant qu'il s'agit d'un synapside assez proche des thérapsides[5].

PublicationsModifier

  • Mémoire sur les pièces solides des Stellérides : Zoologie, Paris, Victor Masson, (lire en ligne)
  • Sur l'origine et la formation des silex de la craie et des meulières des terrains tertiaires, Paris, S. Raçon, (lire en ligne)
  • Géologie de l'île de Chypre, Paris, Gide, (lire en ligne)
  • Animaux fossiles et géologie de l'Attique (2 volumes, 1862-1867)
  • Considérations générales sur les animaux fossiles de Pikermi, Paris, F. Savy, 1866 [lire en ligne]
  • Cours de paléontologie (1873)
  • Animaux fossiles du Mont Lebéron (1873)
  • Les Enchaînements du monde animal dans les temps géologiques, 3 volumes, Paris, F. Savy
  • Notice sur les travaux scientifiques de Albert Gaudry, Paris, E. Martinet, (lire en ligne)
  • Essai de paléontologie philosophique (1896)
  • Un bref mémoire avec portrait paru dans le Geological Magazine, 1903, p. 49.

Notes et référencesModifier

  1. https://www.oeuvre-orient.fr/wp-content/uploads/LE-CINQUANTENAIRE-DE-LŒUVRE-DES-ECOLES-DORIENT.04.07.2017.pdf
  2. https://oeuvre-orient.fr
  3. Voir le 1er fascicule de l’Œuvre des Écoles d’Orient publié à Paris, le 25 avril 1856 mentionnant la composition de son 1er Conseil Général
  4. Gaudry, Albert, « Sur un nouveau genre de Reptile trouvé dans le Permien d'Autun », Bulletin de la Société Géologique de France, 3e série, no 14,‎ , p. 430–433
  5. (en) Michel Laurin, « Anatomy and relationships of Haptodus garnettensis, a Pennsylvanian synapsid from Kansas », Journal of Vertebrate Paleontology, no 13 (2),‎ , p. 200–229 (DOI 10.1080/02724634.1993.10011501)

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

Liens externesModifier