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Adhémar Robert
Image illustrative de l’article Adhémar Robert
Adhémar Robert
Biographie
Naissance Limoges
Décès
Avignon
Cardinal de l’Église catholique
Créé
cardinal
par le
pape Clément VI
Titre cardinalice Cardinal-prêtre
au titre de Sainte-Anastasie

Blason

Adhémar Robert (ou Aymar), cardinal français, était issu de la vieille famille limousine des Robert de Lignerac. Cousin ou neveu du pape Clément VI, par sa mère, il fut appelé le cardinal de Magnac[1].

Sommaire

BiographieModifier

Né à une date inconnue au château de Ligneyrac en Limousin, il était le fils d'Aimar II Robert, vicomte de Saint-Jal. Sa première éducation religieuse lui fut octroyée par son frère aîné Bertrand, évêque de Montauban. Il poursuivit ses études jusqu'à devenir docteur en droit civil et canon[1].

Cette formation lui a permis de parvenir à toutes les dignités ecclésiastiques auxquelles il fut appelé. Il fut d'abord auditeur du cardinal Gaillard de la Motte, puis notaire apostolique et enfin auditeur au tribunal de la Rote vers 1330[1].

Sa parenté avec la famille des Roger lui valut d'être créé cardinal au titre de Sainte-Anastasie par Clément VI le . Le pontife lui accorda maintes prébendes en Angleterre, en dépit de l'opposition du roi Édouard III[1].

Après avoir siégé comme juge lors du procès de canonisation de Yves Hélory de Kermartin (futur Saint Yves), il arbitra le différend entre Bertrand du Pouget, cardinal-légat à Bologne, et les habitants de cette cité. Puis il participa au procès contre Francesco degli Ordelaffi da Forlì en 1346[1].

Il décéda à Avignon le après avoir transmis ses biens à son frère Pierre, doyen de Saint-Germain-l'Auxerrois, maître des requêtes de l'hôtel du roi, et il fut enterré à la Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon[1].

Contrairement à ce qu'affirme Francois Duchesne, à la suite des travaux de son père André Duchesne, il ne fut jamais élu évêque de Lisieux, évêque d'Arras, évêque de Thérouanne ou archevêque de Sens[2]. Pour justifier son erreur, Duchesne le fait décéder le , jour de la fête de la conversion de saint Paul, explique qu'il aurait été enterré dans sa cathédrale, près de l'autel principal et ajoute même que le chapitre de Saint-Pierre de Lisieux commémorait au XVIIe siècle la date de sa mort chaque année[1].

Notes et référencesModifier

BibliographieModifier

  • Fr. du Chesne, Histoire de tous les cardinaux françois de naissance ou qui ont été promus au cardinalat par l’expresse recommandation de nos roys, Paris, 1660.
  • É. Baluze, Vitae paparum Avenionensium, sive collectio actorum veterum, Vol. I et II. Paris, 1693.
  • Guillaume Mollat, Contribution à l’histoire du Sacré Collège de Clément V à Eugène IV, Revue d’histoire ecclésiastique, T. XLVI, 1961.

Voir aussiModifier