Abdellah Benaïcha

Abdellah Benaïcha ou Ben Aïcha, connu en Europe sous le nom de Benache est un célèbre corsaire Salétin, amiral et ambassadeur marocain en France et en Angleterre au XVIIe siècle. Il a mené de lointaines expéditions contre les vaisseaux chrétiens.

L'ambassadeur Benaicha en 1685

BiographieModifier

En 1695, Abdellah Benaïcha est nommé ambassadeur à la cour de France, auprès de Louis XIV, le Raïs Fennich fut un membre de l'ambassade. Cette année-là, fut le dernier succès du rais salétin; il prit un navire portugais à São Miguel, il meurt noyé avec tout son équipage à São Miguel[1],[2],[L 1].

Abdellah partit pour la France le afin de négocier un traité. Il parlait espagnol et anglais couramment, mais pas le français. Son ambassade suivie de la visite de François Pidou de Saint-Olon au Maroc en 1689. Il rencontre le roi Louis XIV le [3]. Il a été accueilli chaleureusement à Paris et a visité de nombreux monuments. Il a également rencontré le roi d'Angleterre détrôné Jacques II, alors exilé en France, qu'il avait apparemment connu dans sa jeunesse quand il avait été un esclave musulman en Angleterre[3].

L'une des missions principales d'Abdellah fut d'obtenir un accord pour éviter la capture des musulmans par les navires français et de libérer les esclaves musulmans employés dans les galères. Louis XIV a toutefois nié ce traité et au contraire se vantait à propos de son pouvoir au roi du Maroc. Après le retour d'Abdellah au Maroc, de nombreuses lettres ont continué à être échangés entre la France et le Maroc. Le souverain Moulay Ismail a même offert à Jacques II un soutien militaire pour l'aider à regagner le trône d'Angleterre s'il acceptait de se convertir à l'Islam, ou du moins au protestantisme[3].

ExpéditionsModifier

 
Abdellah Benaïcha à Paris en 1699

En septembre 1691, Rais Fennich en compagnie de Abdallah Benaïcha s'emparèrent aux Îles Canaries, de quatre vaisseaux: un Français, un Génois et deux Anglais[4]. Après cette opération Fennich devint le bras droit (vice amiral) de l'Amiral Benaïcha[5],[6]. Dans la même année, il captura un bateau anglais qui se rendait aux Île de Madère pour charger du vin[1],[L 1].

AnnexesModifier

Articles connexesModifier

NotesModifier

Sources littérairesModifier

  1. a et b Doukkali, p. 183

RéférencesModifier

BibliographieModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • (ar) Mohamed Ben Ali Doukkali, l'Histoire des Deux Rives [« Al-Ithaf Al Wajiz, Tarikh Al-Adwatayn »], Editions Maârif de Rabat, diffusion de la bibliothèque Sbihi, 1996 (1re édition), 248 p., p. 161  
  • Leïla Maziane (préf. André Zysberg), Salé et ses corsaires, 1666-1727 : Un port de course marocain au XVIIe siècle, Mont-Saint-Aignan/Caen, Publications des universités de Rouen et du Havre/Presses universitaires de Caen, (ISBN 978-2-84133-282-3) [table des matières] [aperçu en ligne]  
  • Roger Coindreau (préf. Mohamed Zniber), Les Corsaires de Salé, La Croisée des chemins, , 2e éd. (1re éd. 1948) [détail des éditions] [aperçu en ligne]  
  • Robert Chastel, « Les corsaires du Bou Regreg : de la naissance à la fin de la course », dans Rabat-Salé : Vingt siècles de l’oued Bou Regreg, Rabat, La Porte, (ISBN 9981-889-07-5), p. 75-94

Liens externesModifier