6 (chiffre)

chiffre

Le chiffre six, symbolisé 6 dans la majorité des systèmes d’écriture occidentales, est le signe scripturale servant notamment à désigner le nombre six dans les systèmes graphiques de représentation symbolique. Il se distingue donc du nombre par ceci qu’il désigne l’élément graphique et les concepts qui se rapportent à cet élément graphique, là où le nombre réfère à l’objet mathématique et aux concepts qui s’y rapportent.

Évolution du glypheModifier

  L'évolution de notre glyphe moderne pour 6 apparaît plutôt simple comparée aux autres nombres. Notre 6 moderne peut être remonté aux Brahmanes hindous, qui l'écrivaient en une boucle comme le e minuscule cursif tourné à 45° dans le sens horaire. Graduellement, la partie supérieure de la boucle (au-dessous du trait central) devint plus incurvée, tandis que la basse de la boucle (sous le trait central) devenait plus droite. Les Arabes occidentaux, dans les chiffres dits ghûbar[1], enlevèrent la partie de la boucle sous le trait. À partir de là, l'évolution européenne vers notre 6 moderne a été très droite et très proche d'un glyphe qui ressemblait plus à une majuscule G.

Graphies actuellesModifier

La graphie « 6 » n'est pas la seule utilisée dans le monde ; un certain nombre d'alphabets — particulièrement ceux des langues du sous-continent indien et du sud-est asiatique — utilisent des graphies différentes.

Alphabet Chiffre Alphabet Chiffre Alphabet Chiffre Alphabet Chiffre
Amharique Arabe ۶ Bengalî Birman
Devanāgarī Gujarati Gurmukhî Kannara
Khmer Latin 6 Malayalam Oriya
Tamoul Télougou Thaï Tibétain

  graphie du nombre 6 sur un afficheur 7 segments.

Notes et référencesModifier

  1. Le mot ghobar ou ghubar, en arabe, signifie poussière et rappelle l'habitude qu'avaient les calculateurs d'effectuer leurs opérations sur des tables à poussière - planches de bois recouvertes de poussière fine, sur lesquelles on pouvait écrire les nombres et les effacer facilement (George Ifrah, Histoire universelle des chiffres, éditions Seghers, Paris, 1981, p. 501)