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Île de Vozrozhdeniya
Île de la Renaissance
L'île de Vozrozhdeniya en 1994.
L'île de Vozrozhdeniya en 1994.
Localisation
Pays Drapeau du Kazakhstan Kazakhstan
Drapeau de l'Ouzbékistan Ouzbékistan
Province
République
Kyzylorda
Karakalpakistan
Coordonnées 45° 09′ 00″ nord, 59° 19′ 00″ est
Mer Aral

Géolocalisation sur la carte : Ouzbékistan

(Voir situation sur carte : Ouzbékistan)
Île de Vozrozhdeniya Île de la Renaissance

Géolocalisation sur la carte : Kazakhstan

(Voir situation sur carte : Kazakhstan)
Île de Vozrozhdeniya Île de la Renaissance

L’île de Vozrojdénia ou île de la Renaissance (en russe : Остров Возрождения, Ostrov Vozrojdénia) est une ancienne île considérée depuis 2002 comme une péninsule en mer d'Aral[1]. Administrativement, l'île est partagée entre le Kazakhstan et l'Ouzbékistan. Elle abrita des années 1950 au début des années 1990, un laboratoire de recherche soviétique sur la guerre biologique.

Sommaire

HistoireModifier

Le premier explorateur de l'île fut Alexeï Ivanovitch Boutakov, qui baptisa l'endroit « Île de Nicola I ». Le nom fut en vigueur jusqu'à la Révolution d'Octobre.

À partir des années 1950, l'île fut le siège de l'un des laboratoires participant au programme de recherche Biopreparat dédié aux armes biologiques mis en place par l'Union des républiques socialistes soviétiques. Le danger que cela représentait fut révélé par des transfuges soviétiques, dont l'ancien chef du programme, Ken Alibek. Selon les documents parus, des spores de la maladie du charbon et le bacille de la peste bubonique ont été placés dans des armes et stockés. Depuis 1988, des scientifiques ont transféré des bactéries, de Iekaterinbourg à Vozrozhdeniya, pour qu'elles y soient enterrées.

La principale ville de l'île était Kantubek ; la cité est aujourd'hui en ruines, mais a autrefois compté jusqu'à 1 500 habitants.

Le personnel du laboratoire abandonna l'île en 1992[2]. Certains des containers dans lesquels se trouvaient les spores n'ont pas été complètement stockés ou détruits, et au cours des dernières décennies, beaucoup ont présenté des fuites. Depuis que l'île est reliée au continent, les scientifiques craignent que des animaux, même s'ils ne sont vecteurs ni de la peste bubonique ni du charbon, se déplacent vers les terres environnantes et portent avec eux des agents biologiques potentiellement dangereux[2].

Brian Hayes, un ingénieur biochimiste du département de la défense des États-Unis, a mené une expédition au printemps-été 2002 pour neutraliser ce qui était probablement la plus grande réserve de bacille du charbon au monde. Son équipe, composée de 113 personnes, a neutralisé de 100 à 200 tonnes de bacille du charbon en trois mois. Le coût de l'opération a été d'environ de 4 à 5 millions de dollars[3],[4].

GéographieModifier

 
Évolution de l'île en péninsule, entre 2000 (à gauche) et 2001 (à droite) ; la jonction s'effectue au sud.

La péninsule se trouve à 45° 09′ N, 59° 19′ E.

TransportsModifier

Deux aéroports desservaient Kantubek, mais sont aujourd'hui abandonnés : le premier, proche de la ville, et le second au sud-ouest.

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NotesModifier

SourcesModifier

RéférencesModifier

  1. NASA - Aral Sea
  2. a et b Pala 2003
  3. Hayes 2010
  4. (en) « Anthrax buried for good », sur Washington Times, (consulté le 31 décembre 2014).

BibliographieModifier

ComplémentsModifier