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BiographieModifier

Après des études de mathématiques à l'université Paris VII, elle est nommée assistante à l'université de Rouen auprès du mathématicien Jean-Pierre Raoult en 1974.

S'engageant dès 1975 dans la commission inter-IREM d’épistémologie, elle prend quatre ans plus tard la responsabilité de ce réseau, qui participe activement au dynamisme de l'histoire des mathématiques en France, dans les années 1980. En 1993, elle peut organiser à Montpellier une première université d’été européenne sur l'épistémologie et l'Histoire dans l'enseignement des mathématiques. La septième édition de cette université d'été a lieu en 2014 à Barcelone et relève du groupe international d'études sur les relations entre épistémologie et pédagogie des mathématiques, dont Evelyne Barbin occupe la présidence entre 2008 et 2012.

Elle rejoint en 1983 l'Université du Maine, où elle poursuit ses enseignements en mathématiques, informatique théorique, en programmation et histoire des mathématiques.

Maître de conférences en 1991 à l'académie de Créteil, elle est nommée professeur à l'université de Nantes en 2002, attachée d'abord au Centre François Viète[1], avant de rejoindre en 2012 le laboratoire de mathématiques Jean Leray[2].

Evelyne Barbin est élevée au grade de Chevalier de l'ordre national du Mérite en 2010[3].

TravauxModifier

Titulaire d'une thèse de 3e cycle en informatique théorique en 1979[4], elle s'est plutôt ensuite orientée vers questionnements épistémologiques, notamment sur les significations de la démonstration dans l’histoire de la géométrie ou encore sur le discursif et le visuel en mathématiques.

Une première partie de ses recherches historiques prend comme cadre les sciences mathématiques et les techniques du XVIIe siècle, où elle montre un intérêt particulier pour Descartes. Ces recherches sont en partie rassemblées dans sa thèse d'habilitation, et dans l'ouvrage tiré de celle-ci, la Révolution mathématique du XVIIe siècle[5].

Depuis le début des années 2000, elle oriente ses recherches historiques vers le XIXe siècle mathématique et scientifique. Elle a dirigé la publication d'un ouvrage sur les rapports sur les Lettres et les sciences présentés à l'Empereur en 1867[6], et organise un séminaire mensuel de recherche sur la circulation et la réception des savoirs scientifiques au XIXe siècle.

Attachée à l'interdisciplinarité, elle a coordonné et continue de diriger la publication de multiples ouvrages, notamment dans le cadre des IREM, mais aussi sur les rapports entre science et art[5].

Bibliographie récenteModifier

Notes et référencesModifier

  1. site du Centre François Viète d'épistémologie, d'histoire des sciences et des techniques
  2. Site du laboratoire de mathématiques Jean Leray
  3. JORF no 0264 du 14 novembre 2010 page 20256 texte no 4.
  4. Catalogue du Sudoc, Sur les relations entre un nombre fini de mots
  5. a et b Bibliographie ci-dessous.
  6. 1867, l'année de tous les Rapports : Les lettres et les sciences à la fin du Second Empire (coordonné avec Gerhardt Stenger et Jean-Luc Godet), Éditions du temps, 2009

Liens externesModifier