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Étienne Montagnon

peintre et architecte lyonnais
Étienne Montagnon
Naissance
Décès
Activité

Étienne Montagnon (né en 1702 et mort le à Lyon) est un peintre et architecte lyonnais.

BiographieModifier

Membre de l'Académie royale des beaux-arts de Lyon, il est connu en tant que peintre et architecte ordinaire du chapitre de la primatiale Saint-Jean, à compter du 12 mai 1725. Parfois présenté comme "mathématicien" et "ingénieur pour les instrumens (sic) de mathématique", il s'intéresse aussi à l'hydraulique[1].

L'architecte Jean-Antoine Morand, qui fait ses débuts dans son atelier dans les années 1740, fait partie de ses proches. Dans les années 1790, le portrait de Montagnon peint par Charles Grandon figure dans son salon[2].

À la fin de sa vie, Montagnon réside place Saint-Michel d'Ainay. L'inventaire après-décès de ses biens est conservé[3].

Fêtes et cérémonies publiquesModifier

La spécialité de Montagnon est la décoration de fêtes et de cérémonies publiques, caractérisée par des illuminations, des architectures éphémères et des peintures en trompe-l'œil...

De 1725 à 1758, Montagnon donne les décorations des spectacles pyrotechniques "que messieurs les chanoines comtes de Lyon [c'est-à-dire le Chapitre de Saint-Jean] font dresser chaque année sur la place devant leur cathédrale, la veille de [la fête de] saint Jean-Baptiste" et autres occasions, comme leur quatrième jubilé (1734) ou la guérison de Louis XV en 1744. Ces projets font l'objet d'un recueil manuscrit conservé à la Bibliothèque municipale de Lyon[4] et, dans certains cas, de brochures imprimées[5],[6].

En 1744, Montagnon régit aussi la fête organisée par le comte Gilbert de Seyssel en l'honneur de la guérison du roi[7], dans le défilé de Pierre-Châtel, entre La Balme et Yenne. À cette occasion, il convertit le fort-cellier de Virignin, ouvrage défensif du XVIe siècle, en pavillon de fête[8]. La façade peinte se voit encore aujourd'hui.

Notes et référencesModifier

  1. « Portail PLEADE de la BML » (consulté le 12 octobre 2014).
  2. Sylvain Chuzeville. Vie, œuvre et carrière de Jean-Antoine Morand, peintre et architecte à Lyon au XVIIIe siècle. Thèse de doctorat : université Lumière-Lyon 2, 2012. 1 vol. (500 p.)
  3. Maurice Garden, Un historien dans la ville, Paris, Ed. de la Maison des sciences de l'homme, (lire en ligne), p. 63-64
  4. Bibliothèque municipale de Lyon. Fonds ancien, ms 1407 : Montagnon (Étienne). Décoration des feux d'artifice que messieurs les chanoines comtes de Lyon font dresser chaque année sur la place devant leur cathédrale, la veille de saint Jean Baptiste et spécialement ceux érigez sur la rivière de Saône en l'année 1734 pour leur quatrième jubilé, à cause du concours de la Fête-Dieu et celle de la Nativité de saint Jean Baptiste ; le deuxième à l'occasion de la naissance de Mgr le Dauphin en l'année 1729, tiré le 18 septembre ; le troisième pour la convalescence de Louis XV, le Bien Aimé, en l'année 1745...
  5. [S.n.] Décoration du feu d'artifice que messieurs des comtes font dresser sur la Saône à l'occasion de leur quatrième jubilé... Lyon : Roland, 1734. Lire en ligne.
  6. Lettre à M. de D.L. conseiller au parlement de Paris, sur les réjouissances faites et ordonnées par MM. les Comtes de Lyon, pour célébrer le rétablissement de la santé du roi., Lyon, de la Roche, (lire en ligne).
  7. Jean-Irénée Dépéry, Biographie des hommes célèbres du département de l'Ain..., t. 2 t. en 1 vol., Bourg-en-Bresse, Bottier, 1833-1840 (lire en ligne), p. 213-231.
  8. Nicolas B. Jacquet, « Le Fort-Cellier de Virignin. Un pavillon de fête au cœur de l'Europe en guerre », Vieilles maisons françaises, no 253,‎ , p. 20-22 (lire en ligne).