Étienne-Jean Lejourdan

personnalité politique française

Étienne-Jean Lejourdan, né à Marseille le et mort dans la même ville le , est un homme de loi et homme politique français, sous la Révolution et le Premier Empire.

Étienne-Jean Lejourdan
Fonctions
Député français
Membre du Conseil des Anciens
Biographie
Naissance
Décès
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MarseilleVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité

BiographieModifier

Étienne-Jean Lejourdan est le fils de Jean-Maximin Lejourdan, procureur en la sénéchaussée, et de Marguerite Constant. Après de brillantes études au collège de l'Oratoire, il est reçu avocat au Parlement de Provence le , puis avocat et conseiller du roi au siège de l'amirauté de Marseille le . Pourvu le d'un office héréditaire de conseiller au même tribunal, il en exerce les fonctions jusqu'à la suppression des charges judiciaires le .

Le il est nommé procureur de la commune ; à ce titre il fait exécuter le décret de l'Assemblée nationale qui ordonne de surseoir à la démolition du fort Saint-Nicolas qui avait été commencée. Il use également de son autorité pour éviter au colonel marquis d'Ambert d'être massacré[1]. Il arrive à convaincre Robespierre le jeune d'empêcher la démolition de l'hôtel de ville de Marseille. Après la prise de Toulon le il refuse de faire partie du tribunal révolutionnaire. Il est nommé ensuite au Conseil des anciens puis entre au Tribunat en l'an VIII. Revenu à Marseille en l'an XI il exerce les fonctions de magistrat de sûreté jusqu'en 1812, époque à laquelle il reprend sa profession de jurisconsulte. Pauvre et délaissé il meurt presque inconnu le .

Étienne-Jean Lejourdan était par ailleurs un bibliophile passionné. Sa bibliothèque de 10 000 volumes environ fut dispersée après son décès.

BibliographieModifier

  • « Étienne-Jean Lejourdan », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]
  • Emile Perrier, Les bibliophiles et collectionneurs provençaux, Barthelet, Marseille, 1897, p. 280-289.
  • H. Barré, « Biographies » dans, Encyclopédie départementale des Bouches-du-Rhône, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille, 17 volumes parus de 1913 à 1937, Tome XI, deuxième partie, p. 298-299.

RéférencesModifier

  1. C. Lourde, Histoire de la Révolution à Marseille et en Provence depuis 1789 jusqu'au Consulat, Marseille, Senès, , 479 p., p. 232