Éowyn

personnage de fiction de l'univers de Tolkien

Éowyn
Personnage de fiction apparaissant dans
Le Seigneur des anneaux.

L'apparition d'Éowyn sur les Champs du Pelennor a été comparée à celle de la Skjaldmö (bouclière) Hervor (en) dans la bataille des Goths et des Huns (en), comme illustré dans La mort d'Hervor par Peter Nicolai Arbo[1].
L'apparition d'Éowyn sur les Champs du Pelennor a été comparée à celle de la Skjaldmö (bouclière) Hervor (en) dans la bataille des Goths et des Huns (en), comme illustré dans La mort d'Hervor par Peter Nicolai Arbo[1].

Alias Dernhelm
Naissance 2995 du Troisième Âge
Origine Edoras (Rohan)
Sexe Femme
Espèce Hommes
Cheveux Blonds
Yeux Gris
Affiliation Théodwyn, Éomund
Entourage Éomer, Théoden, Aragorn, Faramir, Merry
Ennemi de Sauron, le Roi-Sorcier d'Angmar

Créé par J. R. R. Tolkien
Interprété par Miranda Otto
Voix Olive Gregg, Karen Hurley, Elin Jenkins, Nellie Bellflower
Films Le Seigneur des anneaux
Les Deux Tours
Le Retour du roi
Romans Le Seigneur des anneaux

Éowyn est un personnage de fiction apparaissant dans le roman Le Seigneur des anneaux de l'écrivain britannique J. R. R. Tolkien.

Appartenant à la noblesse des Rohirrim, la dame Éowyn soigna pendant des années son oncle Théoden, ce dernier étant influencé secrètement par Saruman. Déguisée en homme, elle participe à la guerre de l'Anneau et, au cours de la bataille des Champs du Pelennor elle combat, aidée de Meriadoc Brandibouc, le Roi-Sorcier d'Angmar, chef des Nazgûl et principal serviteur de Sauron, pour finalement le vaincre. Après la guerre, elle épouse le prince Faramir du Gondor.

Le personnage d'Éowyn apparaît dans de nombreuses adaptations.

DescriptionModifier

Éowyn est décrite comme une jeune femme blonde de haute taille, d'une grande beauté mais au regard dur et à l'humeur quelque peu attristée par les malheurs de son peuple, et notamment celui du vieux roi Théoden de Rohan qu'elle aime avec tendresse et dont elle s'occupe à Meduseld.

« Son visage était fort beau, et sa longue chevelure telle une rivière dorée. Grande et mince elle était, dans sa robe blanche ceinte d’argent ; mais elle paraissait forte, et dure comme l’acier, une fille de rois. [...] belle et froide, comme une pâle matinée de printemps qui n’eût pas encore été faite femme. »

— J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des anneaux[2].

Famille et généalogieModifier

Éowyn appartient à la noblesse des Rohirrim. Par sa mère, elle est la nièce du roi du Rohan Théoden, tandis que son père Éomund d'Estfold est un descendant d'Éofor, fils du roi Brego.

 
Thengel
 
Morwen de Lossarnach
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Théoden
 
 
 
Théodwyn
 
Éomund
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Théodred
 
Lothíriel de Dol Amroth
 
Éomer
 
Éowyn
 
Faramir
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Elfwine le blond
 
 
 
 
Elboron
 

Noms et titresModifier

Tolkien prétendait que Le Seigneur des anneaux était une traduction en anglais d'un récit en occidentalien. Le rohirique, langue des Rohirrim, entretient avec l'occidentalien des rapports similaires à ceux reliant l'anglais moderne au vieil anglais, et les noms des Rohirrim sont donc tous dans cette dernière langue. Éowyn signifie « joie du cheval », de eoh « cheval » et wyn « joie, plaisir »[3]. Son nom en rohirique « véritable » n'est pas mentionné.

Elle porte les titres de « Dame du Rohan »[2], (ou « blanche dame du Rohan » pour Faramir[4]), « Dame de l'Ithilien »[5] ou « Dame d'Emyn Arnen ». Théoden l'appelle parfois « fille-sœur ».

Elle prit le nom de Dernhelm lorsqu'elle se déguisa en homme pour suivre l'armée du royaume de Rohan, ce qui signifie « heaume du secret »

HistoireModifier

 
L'Ithilien, où Éowyn vécut avec Faramir après la fin de la guerre de l'Anneau.

Éowyn apparaît dans Les Deux Tours et Le Retour du roi.

Née en 2995 T. Â., Éowyn perdit son père Éomund, maréchal de la Marche, dès 3002 T. Â., tué par des Orques. Sa mère Théodwyn décéda peu après. À l'âge de sept ans, Éowyn et son frère aîné Éomer partirent vivre à Meduseld auprès de leur oncle Théoden et de leur cousin Théodred. En 3014, le roi Théoden tomba malade, empoisonné par son conseiller Gríma Langue-de-Serpent, qui servait le magicien Saruman. Éowyn fut obligée de rester au palais pour soigner le roi, alors que son frère et son cousin combattaient pour défendre les frontières du Rohan.

Le , Théodred fut tué lors de la première bataille des Gués de l'Isen. Le , Éowyn vit l'arrivée à Meduseld de Gandalf, Aragorn, Legolas et Gimli. Gandalf libéra Théoden de l'emprise de Saruman, alors qu'Éowyn demeurait fascinée par Aragorn.

Éowyn tomba amoureuse d'Aragorn, descendant d'Isildur. Mais elle n'aimait de lui qu'un espoir de renom et le cœur de celui-ci était déjà lié par l'amour qu'il vouait à Arwen Undómiel depuis leur rencontre à Imladris bien des années auparavant et leur serment prononcé en Lothlórien.

Déguisée en cavalier et sous le nom de Dernhelm, elle participa secrètement à la bataille des Champs du Pelennor le 15 mars 3019 T. Â., accompagnée de Merry, son fidèle ami. Elle fut confrontée au seigneur des Nazgûl, le Roi-Sorcier d'Angmar, qu'elle détruisit avec l'aide de Merry, accomplissant ainsi la prophétie de Glorfindel selon laquelle le seigneur des Nazgûl ne serait pas tué par un homme. Son oncle Théoden s'écroula sous le poids de son cheval Nivacrin et mourut.

Amenée aux Maisons de Guérison, elle y rencontra Faramir, intendant de Gondor depuis la mort de son père Denethor II. Elle l'épousa en 3020 T. Â. et partit vivre en Ithilien, à la frontière nord-est du Gondor.

ConceptionModifier

Critique et analyseModifier

AdaptationsModifier

À la radio, dans l'adaptation de 1955 par la BBC, Olive Gregg prête sa voix à Éowyn, tandis que dans l'adaptation américaine de 1979, c'est Karen Hurley. Dans celle de 1981, Elin Jenkins lui prête sa voix.

Éowyn apparaît brièvement dans le dessin animé Le Seigneur des anneaux de Ralph Bakshi, mais sans dialogue, tandis que Nellie Bellflower lui prête sa voix dans The Return of the King, le dessin animé de 1980. Dans la trilogie Le Seigneur des anneaux de Peter Jackson, Éowyn est interprétée par Miranda Otto : l'une des différences entre le livre et les films est notamment qu'elle ne se fait jamais passer pour le soldat Dernhelm durant la Bataille des Champs du Pelennor.

Éowyn a inspiré de nombreux illustrateurs : John Howe[6] (surtout sous l'apparence de Dernhelm), Anke Katrin Eissmann[7] (notamment avec Faramir), Ted Nasmith[8]… Elle apparaît aussi dans le calendrier de 1994 de Michael William Kaluta[9].

Games Workshop a également réalisé trois figurines d'Éowyn. L'une la représente accompagnée de Merry en train de combattre le Roi-Sorcier d'Angmar[10], l'autre sous l'apparence de Dernhelm, à pied et à cheval[11] et la troisième la représente, lorsque blessée par son combat contre le Roi-Sorcier, Gothmog tente de la tuer et qu'Aragorn et Gimli la sauvent[12].

Notes et référencesModifier

  1. (en) Helen Young, Fantasy and Science Fiction Medievalisms: From Isaac Asimov to A Game of Thrones, Cambria Press, (ISBN 978-1-62196-747-7, lire en ligne), p. 55, note 37 :

    « The gender-role inversion in Arbo's painting does not last for long: later in the film, Éowyn takes the same position as the shield maiden Hervor in the painting, lying on a field strewn with dead bodies, where her brother, Éomer, finds her. The colors in Arbo's painting are the golds, reds, yellows, and blues found in Rohan in the film, down to the white of the steed that, in the painting, has survived its rider. »

  2. a et b Les Deux Tours, Livre III, chapitre 6 : « Le roi de la Salle Dorée ».
  3. Hammond et Scull, p. 405.
  4. Le Retour du Roi, livre VI, « L'intendant et le roi ».
  5. Le Retour du Roi, Appendice B.
  6. Eowyn Eowyn et Eowyn and the Nazgûl.
  7. Illustrations du livre III, Illustrations du Livre V et illustrations du livre VI.
  8. Éowyn and the Nazgûl, Éowyn and Faramir, The Sun Unveiled, Éowyn and the lord of the Nazgûl..
  9. Éowyn before the gates of Meduseld, Éowyn and the Witch-King of Angmar et Faramir and Éowyn.
  10. La chute du Roi-Sorcier.
  11. Eowyn à pied et monté.
  12. La mort de Gothmog.

BibliographieModifier