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Roi-Sorcier d'Angmar

personnage du légendaire de Tolkien

Le Roi-Sorcier d'Angmar
Personnage de fiction apparaissant dans
le légendaire de Tolkien.

Vue d'artiste d'un Nazgûl.
Vue d'artiste d'un Nazgûl.

Nom original Witch-king of Angmar
Alias Sire-Sorcier d'Angmar (« Witch-lord of Angmar » en anglais), Capitaine Noir (Black Captain), Dwimmerlaik (surnom donné par Éowyn)
Origine Númenor (probable)
Décès Tué par la dame Éowyn de Rohan lors de la bataille des Champs du Pelennor
Sexe Masculin
Espèce Homme de Númenor changé en spectre de l'Anneau
Activité Chef des Nazgûl (Spectres de l'Anneau), ancien Roi-sorcier d'Angmar
Caractéristique
  • Visage invisible (sauf les yeux) coiffé d'une couronne royale
Arme favorite Épée d'acier enflammée, poignard maudit, masse d'armes
Pouvoirs spéciaux
  • Grand sorcier
  • Inspire une grande peur (alliés et ennemis)
Affiliation Sauron
Entourage Les Nazgûl

Créé par J. R. R. Tolkien
Interprété par Lawrence Makoare
Voix Andy Serkis
Films Le Seigneur des anneaux : La Communauté de l'anneau
Le Seigneur des anneaux : Le Retour du roi
Romans Le Seigneur des anneaux
Première apparition Le Seigneur des anneaux
Dernière apparition Le Retour du roi

Le Roi-Sorcier d'Angmar (Witch-king of Angmar en version originale anglaise), également nommé Sire-Sorcier d'Angmar (Witch-lord of Angmar) ou le Capitaine Noir (Black Captain), est un personnage de fiction issu de l'univers de la Terre du Milieu de l'écrivain britannique J. R. R. Tolkien, apparaissant notamment dans le roman Le Seigneur des anneaux.

Chef des Nazgûl, ancien roi et grand sorcier, il est le plus puissant et le plus terrible des Spectres de l'Anneau (Ringwraiths) servant Sauron.

Sommaire

Biographie du personnageModifier

Le Roi-Sorcier était à l'origine un homme qui vivait au Second Âge (SA) quelque part en Terre du Milieu, ou plus probablement sur l'île de Númenor[1]. Avide de pouvoir, il accepta l'anneau magique que lui offrit Sauron. Grâce à cet objet, il gagna en puissance, gloire et richesse, mais en contrepartie finit par devenir le serviteur de Sauron, devenant l'un des neuf Spectres de l'Anneau soumis comme les autres Nazgûl[2] à la domination du Seigneur Ténébreux et de son anneau Unique.

Après la défaite de Sauron face à la Dernière Alliance des hommes et des elfes en 3430 SA où Sauron perdit son anneau, le Roi-Sorcier et les huit autres Spectres disparurent à la suite de leur maître, et on les crut disparus à jamais.

Vers l'an 1300 du Troisième Âge (TA), les Nazgûl réapparurent ; le Roi-Sorcier partit au nord de la Terre du milieu, en Angmar. Là, il fonda un royaume maléfique peuplé d'Orques et d'hommes mauvais. S'installant dans la forteresse de Carn Dûm, il s'appliqua à la tâche de détruire les royaumes des Dúnedain en Eriador, lançant de fréquentes attaques et semant la discorde entre eux. Le Rhudaur se soumit le premier et devint un pantin entre ses mains (v. 1350 TA) ; quelques années plus tard, le Cardolan fut détruit et ses habitants dispersés. Le dernier à tomber fut l'Arthedain, en 1974 TA et, lorsqu'il entra dans la capitale du royaume déchu, Fornost, son triomphe paraissait complet[3]. Pourtant, ses armées furent vaincues l'année suivante par une coalition des elfes du Lindon et des hommes du Gondor. C'est à ce moment-là que l'elfe Glorfindel énonça une prophétie, disant que le Roi-Sorcier ne périrait pas de la main d'un homme.

Le Roi-Sorcier revint au Mordor, une région au sud de la Terre du milieu et à l'est du Gondor. Quelques années plus tard, les Nazgûl assiégèrent la cité de Minas Ithil à la frontière est du Gondor. Celle-ci tomba après deux années d'un siège difficile (2000-2002 TA) et devint Minas Morgul, la « Tour de la Sorcellerie » et le quartier général des Nazgûl[4].

Lorsque Sauron revint en Mordor et se révéla ouvertement face aux autres puissances de la Terre du milieu, le Roi-Sorcier fut chargé par son maître de retrouver son anneau Unique, qui lui avait été prit par Isildur plusieurs siècles auparavant à la fin de la guerre de la Dernière Alliance. A la tête des Nazgûl, le Roi-sorcier se rendit dans la Comté à la recherche d'un certain Bilbon Sacquet, un hobbit qui semblait avoir repris l'Unique à Gollum. Il poursuivit la trace de l'anneau, qui avait échut à Frodon, le neveu de Bilbon, attaquant celui-ci au sommet du Mont Venteux avec un poignard maudit, pour le transformer en spectre et ainsi récupérer facilement l'anneau de son maître. Sauvés et dirigés par Aragorn, Frodon et ses compagnons parvinrent à Fondcombe, déjouant l'attaque du Roi-Sorcier qui les attendait en chemin. Emportés par la crue du fleuve qui barrait le gué de Bruinen, le Roi-Sorcier et les autres Nazgûl disparurent dans les flots, revenant secrètement au Mordor à l'appel de leur maître.

Durant la guerre de l'Anneau, le Roi-Sorcier joua un rôle important, puisque Sauron lui confia la tête de l'armée du Mordor qui partit attaquer le Gondor ; il fut alors surnommé le « Capitaine noir » par ses ennemis. Attaquant la cité de Minas Tirith avec ses troupes et ses machines de guerre, il participa à la bataille des Champs du Pelennor où il finit cependant par rencontrer son destin : il fut en effet tué sur le champ de bataille par Éowyn, dame de Rohan et nièce du roi Théoden[5]. Lors de leur rencontre, Éowyn le nomme Dwimmerlaik[6], le « Seigneur de la charogne ». Aidé du hobbit Merry qui frappe le Nazgûl aux jambes, Éowyn abat le Roi-Sorcier, plongeant son épée en travers du visage caché du Capitaine noir et ainsi, accomplit la prophétie de Glorfindel.

« Un cri monta dans l'air frémissant et se perdit dans un gémissement aigu ; il passa avec le vent, voix mince et incorporelle qui mourut, fut engloutie pour ne plus jamais être entendue en cet âge du monde. »

— J. R. R. Tolkien, Le Retour du roi.

Apparence et capacitésModifier

Dans le Seigneur des anneaux, le Roi-Sorcier est décrit comme un personnage de haute taille aux larges épaules, revêtu d'une cape sombre et d'un capuchon qui lui cache le visage, portant comme ses alter ego Nazgûl une robe grise en dessous. Armé d'une pâle épée d'acier (qu'il fait s'enflammer lorsqu'il affrontera Gandalf aux portes de Minas Tirith), il porte une couronne royale sur la tête. La tête elle-même est invisible, mis à part deux flammes rouges figurant ses yeux[7]. À sa venue, tous sont pris de peur ou de folie, alliés comme ennemis[8].

Comme les autres Spectres de l'Anneau, il chevauche un destrier noir et, par la suite (après l'épisode du gué de Bruinen[9] où il perdit son cheval dans la crue du fleuve protégeant Fondcombe, déchainée par Elrond et Gandalf), il se sert d'une horrible créature ailée donnée par son maître Sauron.

Grand sorcier, il utilise la magie noire et des maléfices pour vaincre ses ennemis. Par exemple, c'est grâce à ses pouvoirs de sorcellerie que la puissante porte de Minas Tirith sera détruite, soufflée par Broyeur (Grond en VO), le bélier géant amené du Mordor que le Roi-Sorcier enchantera de formules magiques destructrices[10]. Cependant, lors d'une discussion avec les Hobbit avant d'arriver au Mont venteux, Aragorn leur fait remarquer que le pouvoir principal des Nazgûl (et donc de leur chef) est celui de la peur et du désespoir.

Le Roi-Sorcier utilisera aussi un poignard maudit, qui servira contre Frodon durant l'attaque par cinq des Nazgûl du campement des hobbits et d'Aragorn au Mont Venteux. Lors de la bataille sur les Champs du Pelennor, il est vu manier une imposante masse d'arme noire.

Si un mortel ose frapper le Roi-Sorcier, il est soumis — comme avec les autres Nazgûl — à souffrir de sa malédiction[11], appelée le « Souffle noir » ; les victimes sombrent bientôt dans un état comateux, et meurent par la suite de lassitude et de désespoir[12]. Éowyn et Merry (ainsi que Faramir), touchés par la malédiction du chef des Spectres de l'Anneau lors de leur combat sur le Champs du Pelennor, ne seront sauvés de justesse par Aragorn que grâce à ses talents de guérisseur, utilisant l'athelas, la plante appelée feuille de rois venue de Númenor aux vertus curatives.

Conception et évolutionModifier

Critique et analyseModifier

Adaptations dans d'autres médiasModifier

Dans le film Le Seigneur des anneaux : Le Retour du Roi (2003) de Peter Jackson, le Roi-Sorcier est interprété par l'acteur Lawrence Makoare. Ce dernier avait déjà interprété le personnage de Lurtz dans La Communauté de l'Anneau (2001) et joue également Gothmog dans Le Retour du Roi. Par contre, c'est Andy Serkis, l'interprète de Gollum, qui prête sa voix au personnage.

Le personnage est aussi présent dans les jeux vidéos La Bataille pour la Terre du Milieu : L'Avènement du Roi-Sorcier (2006) et La Terre du Milieu : L'Ombre de la guerre (2017).

Notes et référencesModifier

  1. (en) The Lord of the Rings, A Reader's Companion, p. 20
  2. Le Silmarillion, « Les Anneaux de Pouvoir et le Troisième Âge ».
  3. Appendice A III au Seigneur des anneaux.
  4. Appendices A IV et B au Seigneur des Anneaux.
  5. Le Seigneur des Anneaux, livre V, chapitre 6.
  6. « Dwimmerlaik », Éric Flieller, tolkiendil.com, 2008.
  7. « Le Cavalier Noir rejeta son capuchon en arrière, et voilà qu'il portait une couronne royale ! Mais elle n'était posée sur aucune tête visible. Les feux rouges brillaient entre elle et les larges et sombres épaules enveloppées dans le manteau. » ; Le Seigneur des anneaux, tome 3 Le Retour du roi (traduction de Francis Ledoux), éditions Pocket, 1991, p. 134. (ISBN 2-266-02657-7)
  8. « Au dessus des montagnes de cadavres parut une forme hideuse : un cavalier grand, encapuchonné, enveloppé d'un manteau noir. (...) Il fit halte et brandit une longue et pâle épée. Et à cet instant, une grand peur s'abattit sur tous, défenseurs et ennemis de même. » ; Le Seigneur des anneaux, tome 3 Le Retour du roi (traduction de Francis Ledoux), éditions Pocket, 1991, p. 133.
  9. « Géographie - Lieux - Le Gué de Bruinen », jeuxonline.info, 12 juillet 2009.
  10. « Le Capitaine Noir se dressa alors sur ses étriers et cria d'une voix terrible, prononçant en quelque langue oubliée des mots de puissance et de terreur, de nature à briser les cœurs et les pierres. » ; Le Seigneur des anneaux, tome 3 Le Retour du roi (traduction de Francis Ledoux), éditions Pocket, 1991, p. 134.
  11. « Hélas ! elle était aux prises avec un adversaire trop puissant pour la force de son esprit et de son corps. Et qui manie une arme contre pareil ennemi doit être plus dur que l'acier pour que le choc même ne le détruise pas. » ; Le Seigneur des anneaux, tome 3 Le Retour du roi (traduction de Francis Ledoux), éditions Pocket, 1991, p. 189.
  12. « — Comment expliquez-vous la chose ? — La lassitude, le chagrin (...), une blessure et, pour couronner le tout, le Souffle Noir, dit Aragorn. » ; Le Seigneur des anneaux, tome 3 Le Retour du roi (traduction de Francis Ledoux), éditions Pocket, 1991, p. 186.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier