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Énergie en Corée du Sud

Énergie en Corée du Sud
Image illustrative de l’article Énergie en Corée du Sud
Centrale nucléaire de Kori (photo 2013)
Bilan énergétique (2016)
Offre d'énergie primaire (TPES) 282,4 M tep
(11 824 PJ)
par agent énergétique pétrole : 38,9 %
charbon : 28,8 %
électricité : 15,4 %
gaz naturel : 14,6 %
bois : 2,3 %
Énergies renouvelables 2,7 %
Consommation totale (TFC) 128,8 M tep
(5 390,7 PJ)
par habitant 2,5 tep/hab.
(105,3 GJ/hab.)
par secteur ménages : 16,1 %
industrie : 37,1 %
transports : 27,1 %
services : 16,8 %
agriculture : 1,3 %
pêche : 0,8 %
Électricité (2016)
Production 562,6 TWh
par filière thermique : 67,4 %
nucléaire : 28,8 %
hydro : 1,3 %
autres : 1,1 %
biomasse/déchets : 1,1 %
éoliennes : 0,3 %
Combustibles (2016 - Mtep)
Production pétrole : 0,7
gaz naturel : 0,1
charbon : 0,8
Commerce extérieur (2016 - Mtep)
Importations pétrole : 189,8
gaz naturel : 39,6
charbon : 81,4
Exportations pétrole : 64,3
Sources

Le secteur de l'Énergie en Corée du Sud joue un rôle majeur dans l'économie de la Corée du Sud et tient une place de premier plan dans les marchés mondiaux.

La Corée du Sud, quasiment dépourvue de ressources fossiles, est un grand importateur d'énergie : elle importe la quasi-totalité de ses besoins en pétrole (5e importateur au monde), en gaz naturel (7e rang mondial) et en charbon (4e rang mondial).

La consommation d'énergie primaire de la Corée du Sud atteignait 5,51 tep/habitant en 2016, soit trois fois la moyenne mondiale ; celle de la France était de 3,65 tep/hab, celle des États-Unis de 6,70 tep/hab.

L'électricité représente 24,9 % de la consommation finale d'énergie en 2016 ; sa production d'électricité provient principalement de centrales thermiques à combustibles fossiles : 67,4 % en 2016 (charbon : 41,7 %, gaz naturel : 22,5 %, pétrole : 3,2 %) et de l'énergie nucléaire : 28,8 % ; les énergies renouvelables ne couvrent que 3,6 % des besoins (hydro : 1,2 %, biomasse : 1,0 %, solaire : 0,9 %, éolien : 0,3 %, déchets, marémotrice). La Corée construit ses propres centrales nucléaires et commence à en exporter.

Les émissions de CO2 liées à l'énergie de la Corée du Sud étaient en 2016 de 11,50 t CO2 par habitant, niveau 2,64 fois supérieur à la moyenne mondiale ; la France était à 4,35 t/hab et les États-Unis à 14,95 t/hab.

Vue d'ensembleModifier

Principaux indicateurs de l'énergie en Corée du Sud[2]
Population[h 1] Consommation énergie primaire Production d'énergie Importation nette Consommation d'électricité Émissions CO2 liées à l'énergie
Millions Mtep Mtep Mtep TWh Mt CO2
1990 42,9 93 23 70 102 232
2000 47,0 188 34 166 278 432
2008 49,1 227 45 195 430 489
2009 49,3 229 44 198 438 502
2010 49,6 250 45 221 481 551
2011 49,9 261 47 227 506 574
2012 50,2 263 46 229 517 575
2013 50,4 264 44 234 524 575
2014 50,7 268 49 233 533 563
2015 51,0 273 51 237 535 582
2016 51,2 282 51 247 544 589
Variation 1990-2016 +19 % +203 % +122 % +253 % +433 % +154 %

Comparaisons internationalesModifier

L'Agence internationale de l'énergie classe la Corée du Sud parmi les dix premiers pays du monde pour plusieurs indicateurs :

Place de la Corée du Sud dans les classements mondiaux
Source d'énergie indicateur rang année quantité unité % monde commentaires
Pétrole brut[k 1] Importation nette 5e 2016 146 Mt 6,9 % 1er : Chine (378 Mt)
Gaz naturel[k 2] Importation nette 7e 2017p 49 Mds m³ 5,3 % 1er : Japon (115 Mds m3)
Charbon[k 3] Importation nette 4e 2017p 148 Mt 11,6 % 1er : Chine (263 Mt)
Nucléaire[k 4] Production 5e 2016 162 TWh 6,2 % 1er : États-Unis (840 TWh)
Puissance installée 6e 2016 23 GW 5,9 % 1er : États-Unis (100 GW)
% nucléaire/élec* 4e 2016 29,0 % 1er : France (73,1 %)
Produits pétroliers[k 5] Production 6e 2016 146 Mt 3,6 % 1er : États-Unis (827 Mt)
Exportation nette 7e 2016 23 Mt 3,8 % 1er : États-Unis (117 Mt)
Prod.élec.fossiles**[k 6] Charbon 6e 2016 235 TWh 2,4 % 1er : Chine (4 242 TWh)
Électricité[k 7] Production 9e 2016 559 TWh 2,2 % 1er : Chine (6 187 TWh)
Solaire photovoltaïque[3] Production d'électricité 11e 2016 5,1 TWh 1,6 % 1er : Chine (75,3 TWh)
2017p : données provisoires pour 2017
* % nucléaire/total production d'électricité
** production d'électricité à partir de combustibles fossiles

Production d'énergie primaireModifier

Production d'énergie primaire en Corée du Sud par source (Mtep)
Source 1990 % 2000 % 2010 % 2015 2016 % 2016 var.
2016/1990
Charbon 7,58 33,5 3,64 10,6 0,96 2,1 0,78 0,77 1,5 % -90 %
Pétrole 0 0,67 1,9 0,70 1,6 0,66 0,69 1,3 % ns
Gaz naturel 0 0 0,48 1,1 0,17 0,14 0,3 % ns
Total fossiles 7,58 33,5 4,31 12,5 2,14 4,8 1,61 1,59 3,1 % -79 %
Nucléaire 13,78 60,9 28,40 82,4 38,72 86,2 42,93 42,21 82,1 % +206 %
Hydraulique 0,55 2,4 0,34 1,0 0,32 0,7 0,18 0,24 0,5 % -55 %
Biomasse-déchets 0,71 3,1 1,35 3,9 3,46 7,6 5,85 6,41 12,5 % +807 %
Solaire, éolien 0,01 0,04 0,04 0,1 0,22 0,5 0,76 0,92 1,8 % +9070 %
Chaleur 0 0 0,09 0,2 0,06 0,05 0,1 % ns
Total EnR 1,26 5,6 1,74 5,1 4,09 9,1 6,86 7,63 14,8 % +503 %
Total 22,62 100 34,44 100 44,95 100 51,40 51,43 100 % +127 %
Source des données : Agence internationale de l'énergie[1]

Consommation intérieure brute d'énergie primaireModifier

La consommation d'énergie primaire de la Corée du Sud atteignait 282,4 Mtep en 2016, soit 5,51 tep/habitant[k 8], niveau trois fois supérieur à la moyenne mondiale : 1,85 tep/hab ; celle de la France était de 3,65 tep/hab, celle des États-Unis de 6,70 tep/hab[k 9].

Consommation intérieure brute d'énergie primaire en Corée du Sud par source (Mtep)
Source 1990 % 2000 % 2010 % 2015 2016 % 2016 var.
2016/1990
Charbon 25,38 27,3 41,95 22,3 73,45 29,4 80,84 81,47 28,8 % +221 %
Pétrole 49,73 53,5 99,04 52,6 95,11 38,0 102,68 109,80 38,9 % +121 %
Gaz naturel 2,72 2,9 17,01 9,0 38,62 15,5 39,35 41,31 14,6 % +1416 %
Total fossiles 77,84 83,8 157,99 84,0 207,19 82,9 222,87 232,58 82,4 % +199 %
Nucléaire 13,78 14,8 28,40 15,1 38,72 15,5 42,93 42,21 14,9 % +206 %
Hydraulique 0,55 0,6 0,34 0,18 0,32 0,13 0,18 0,24 0,1 % -55 %
Biomasse-déchets 0,73 0,8 1,38 0,7 3,48 1,4 5,88 6,41 2,3 % +777 %
Solaire, éolien 0,01 0,01 0,04 0,02 0,22 0,09 0,76 0,92 0,3 % +9070 %
Chaleur 0 0 0,09 0,04 0,06 0,05 0,02 % ns
Total EnR 1,29 1,4 1,77 0,9 4,10 1,6 6,88 7,63 2,7 % +492 %
Total 92,91 100 188,16 100 250,03 100 272,68 282,41 100 % +204 %
Source des données : Agence internationale de l'énergie[1]

Consommation finale d'énergieModifier

Après transformations (raffinage, production d'électricité, etc) et distribution, la consommation finale atteignait 178,7 Mtep en 2016, répartie en[1] :

  • 52,6 % de produits pétroliers ;
  • 12,0 % de gaz naturel ;
  • 5,3 % de charbon ;
  • 24,9 % d'électricité ;
  • 2,7 % de chaleur (chauffage urbain) ;
  • 2,4 % de biomasse.

L'industrie consommait 26,8 % du total, les transports 19,5 %, le secteur résidentiel 11,6 %, le tertiaire 12,1 %, l'agriculture 0,9 %, la pêche 0,6 % et les usages non énergétiques (chimie) 28,0 %.

Pétrole et gazModifier

Le seul gisement de pétrole et de gaz du pays est Donghae-1, situé dans le Détroit de Corée, découvert en 1998 et entré en production en 2004. Il ne répond qu'à une part infime des besoins du pays[4]. L'exploration dans les eaux territoriales du pays continue dans l'espoir de découvrir de nouveaux gisements.

Face à ces ressources nationales quasi inexistantes, le pays est un grand importateur de pétrole comme de gaz.

ÉlectricitéModifier

La Korea Electric Power Corporation (KEPCO) est une société contrôlée par le gouvernement sud-coréen. Elle est l'unique entreprise de production, de transport et de distribution d'électricité en Corée du Sud. L'entreprise a été créée en 1961, avec à l'époque une production de 1 770 GWh (millions de kWh). La production passe à 54 885 GWh en 1985 et à 73 992 GWh en 1987.

Production d'électricitéModifier

Production d'électricité en Corée du Sud par source (TWh)
Source 1990 % 2000 % 2010 % 2015 2016 % 2016 var.
2016/1990
Charbon 17,66 16,8 111,39 38,4 219,28 43,9 236,59 234,70 41,7 % +1229 %
Pétrole 18,86 17,9 34,58 11,9 18,93 3,8 12,52 17,76 3,2 % -6 %
Gaz naturel 9,60 9,1 29,46 10,2 103,18 20,7 122,86 126,56 22,5 % +1218 %
Total fossiles 46,12 43,8 175,44 60,5 341,39 68,3 371,96 379,01 67,4 % +722 %
Nucléaire 52,89 50,2 108,96 37,6 148,60 29,7 164,76 161,99 28,8 % +206 %
Hydraulique 6,36 6,0 5,61 1,9 6,47 1,3 5,80 6,63 1,2 % +4 %
Biomasse 0 0,06 0,02 0,79 0,16 2,49 5,55 1,0 % ns
Déchets 0 0,04 0,01 0,31 0,06 0,66 0,82 0,15 % ns
Éolien 0 0,02 0,006 0,82 0,16 1,34 1,68 0,3 % ns
Solaire 0,001 0,005 0,002 0,77 0,15 3,97 5,12 0,9 % ns
Marée 0,50 0,50 0,1 % ns
Autres 0 0 0,35 0,07 1,22 1,29 0,2 % ns
Total EnR 6,36 6,0 5,72 2,0 9,52 1,9 15,97 20,31 3,6 % +219 %
Total 105,37 100 290,13 100 499,51 100 552,70 562,60 100 % +434 %
Source des données : Agence internationale de l'énergie[3]

La nouvelle politique énergétique annoncée en juin 2017 par le nouveau président Moon Jae-in était axée sur la sortie progressive du nucléaire et la montée en puissance des énergies renouvelables ; la part du nucléaire reculerait de près de 30 % en 2016 à 20 % en 2030, celle des renouvelables passerait de 4,7 % à 20 %, celle du charbon reculerait de 40 % à 21,8 % au profit du gaz qui atteindrait 37 % en 2030[5].

Énergie nucléaireModifier

La Corée du Sud possède 25 réacteurs nucléaires opérationnels en 2016, d'une puissance totale de 23,08 GWe, répartis dans sept centrales, et 3 réacteurs en cours de construction (4,02 GWe). La production nucléaire atteignait 154,25 TWh en 2016, soit 30,3 % de l'électricité produite en Corée[6].

Le nucléaire reste une priorité stratégique pour la Corée du Sud, dont l'augmentation planifiée de la puissance installée nucléaire est de 70 % jusqu'à 37 GWe en 2029, pour se maintenir ensuite à ce niveau jusqu'en 2035[7].

L'entreprise Kepco a signé le 27 décembre 2009 avec les Émirats arabes unis un contrat de 20 milliards de dollars pour construire quatre réacteurs APR1400 sur le site de Barakah, situé sur le golfe Persique à l'ouest de l'émirat d'Abu Dhabi. L'état d'avancement des travaux à la fin novembre 2015 est de 81 % pour la tranche 1 et de 60 % pour la tranche 2 ; la construction de la tranche 4 a débuté en septembre 2015 ; le chantier tient ses délais ; la mise en service de la tranche 1 est prévue en 2017 et l'achèvement des quatre réacteurs en 2020. Avec une puissance installée totale de 5 600 mégawatts, Barakah devrait alors fournir un quart de la consommation d'électricité des Émirats arabes unis. Le groupe Kepco construit déjà quatre APR1400 en Corée du Sud, mais Barakah est son premier chantier à l'exportation[8].

En juin 2017, le nouveau président Moon Jae-in a annoncé une nouvelle politique énergétique axée sur la sortie progressive du nucléaire et la montée en puissance des énergies renouvelables : « Jusqu'alors, la politique énergétique du pays était centrée sur l'efficacité et les bas coûts. Mais cela doit changer maintenant que notre priorité est axée sur la sécurité et l'environnement ». Moon Jae-in a précisé que la totalité des réacteurs seront progressivement éteints, au fur et à mesure qu'ils atteindront leur fin de cycle et qu'il refusera la construction de nouvelles tranches ; le nucléaire ne représentera plus que 20 % du mix énergétique à l'horizon 2030 contre près de 30 % en 2016. Les électriciens du pays l'ont mis en garde contre une probable hausse des tarifs de l'électricité et contre l'impact potentiel de cette reconversion sur la réputation des grands groupes énergétiques coréens[5]. En mai 2017, Kepco avait reçu instruction de geler, le temps de la campagne présidentielle, les travaux de conception sur les deux réacteurs nucléaires APR 1400 prévus sur le site coréen de Shin Hanul sur la côte est, où deux tranches sont déjà en construction. Les annonces du nouveau président coréen ouvrent une période d’incertitudes, notamment sur la présence coréenne sur les marchés internationaux[9].

En octobre 2017, le président a été contraint d'autoriser la relance des chantiers de construction des deux nouveaux réacteurs Shin Kori-5 et Shin Kori-6, qui pourraient, dès lors, entrer en service respectivement en 2021 et 2022. La commission publique civile représentative composée de 471 membres, citoyens et experts, qu'il avait nommée pour prendre cette décision, a en effet voté à 60 % pour la reprise des travaux. Il a cependant réaffirmé son intention de ne plus autoriser aucun projet de construction de centrale nucléaire[10].

Énergie hydroélectriqueModifier

 
Barrage de Chungju en 2012.
 
Barrage de Daecheong (90 MW), 2007.

La production hydroélectrique du pays a atteint 7,27 TWh en 2018. La puissance installée des centrales hydroélectriques totalisait 6,49 GW fin 2018, dont 4,7 GW de centrales de pompage-turbinage[11].

Les centrales hydroélectriques les plus puissantes en Corée du Sud sont des centrales de pompage-turbinage :

  • Yangyang, sur la rivière Namdae-Chun dans la province de Gangwon : 1 000 MW (4 turbines Francis réversibles de 250 MW) ;
  • Yecheon : 800 MW ;
  • Sancheong : 700 MW ;
  • Cheongsong : 600 MW ;
  • Muju : 600 MW ;
  • Samnangjin : 600 MW ;
  • Cheongpyong : 400 MW.

Parmi les centrales classiques, la principale est celle de Chungju, sur le fleuve Han dans la province de Chungcheong du Nord : 400 MW.

Énergie solaireModifier

Article détaillé : Énergie solaire en Corée du Sud.

Énergie éolienneModifier

 
Éoliennes près du col de Daegwallyeong, 2007.

La Corée du Sud se situe fin 2016 au 4e rang en Asie pour sa puissance installée éolienne avec 1 031 MW, soit 0,2 % du total mondial, loin derrière la Chine (168 690 MW), l'Inde (28 700 MW), et le Japon (3 234 MW), mais cette puissance s'est accrue de 201 MW (+24 %) au cours de l'année 2016 (en 2015 : +225 MW, soit +37 %), dont 30 MW d'éoliennes en mer ; la puissance installée en éolien offshore est ainsi passée à 35 MW fin 2016[12].

La puissance installée éolienne de la Corée du Sud s'est accrue de 47 MW (+8,4 %) au cours de l'année 2014[13].

Énergie marémotriceModifier

La centrale marémotrice de Sihwa, mise en service en août 2011, est l'installation marémotrice la plus puissante au monde, avec une capacité totale de 254 MW.

Consommation d'électricitéModifier

La consommation d'électricité du pays atteignait 10 618 kWh par habitant en 2016[k 8], soit 3,41 fois la moyenne mondiale (3 110 kWh/hab) et 49 % de plus qu'en France (7 148 kWh/hab), mais 17,2 % de moins qu'aux États-Unis (12 825 kWh/hab)[k 9].

Sa répartition par secteur était la suivante en 2016[3] :

  • industrie : 51,3 %
  • transport : 0,5 %
  • résidentiel : 13,3 %
  • tertiaire : 31,8 %
  • agriculture : 2,7 %
  • pêche : 0,4 %.

Sa progression a été de +448 % depuis 1990.

Impact environnementalModifier

Les émissions de CO2 liées à l'énergie de la Corée du Sud étaient en 2016 de 589,2 Mt CO2, soit 11,50 t CO2 par habitant[k 8], niveau 2,64 fois supérieur à la moyenne mondiale : 4,35 t/hab ; la France est à 4,38 t/hab et les États-Unis à 14,95 t/hab[k 9].

Voici l'évolution de ces émissions, comparées à celles de l'Union européenne :

Évolution des émissions de CO2 liées à l'énergie
1971 1990 2016 var.
2016/1971
var.
2016/1990
var.UE
2016/1990
Émissions[h 2] (Mt CO2) 52,9 231,8 589,2 +1014 % +154 % -20,7 %
Émissions/habitant[h 3] (t CO2) 1,61 5,41 11,50 +614 % +113 % -26,0 %
Source : Agence internationale de l'énergie
Répartition par combustible des émissions de CO2 liées à l'énergie
Combustible 1971
Mt CO2
1990
Mt CO2
2016
Mt CO2
% var.
2016/1990
var.UE
2016/1990
Charbon[h 4] 22,2 90,8 303,3 51 % +234 % -47,0 %
Pétrole[h 5] 30,7 133,0 169,0 29 % +27 % -17,1 %
Gaz naturel[h 6] 0 6,4 99,0 17 % x15,5 +24,8 %
Source : Agence internationale de l'énergie
Émissions de CO2 liées à l'énergie par secteur de consommation*
Émissions 2016 part du secteur Émissions/habitant Émiss./hab. UE-28
Secteur Millions tonnes CO2 % tonnes CO2/hab. tonnes CO2/hab.
Secteur énergie hors élec. 53,4 9 % 1,04 0,40
Industrie et construction 230,8 39 % 4,51 1,55
Transport 102,7 17 % 2,01 1,82
dont transport routier 95,8 16 % 1,87 1,70
Résidentiel 80,4 14 % 1,57 1,40
Tertiaire 106,5 18 % 2,08 0,91
Total 589,2 100 % 11,50 6,24
Source : Agence internationale de l'énergie[h 7]
* après ré-allocation des émissions de la production d'électricité et de chaleur aux secteurs de consommation

On constate que les émissions en Corée sont légèrement supérieures à celles de l'Europe dans le secteur transport et le secteur résidentiel et beaucoup plus élevées dans l'industrie, le tertiaire et le secteur énergétique.

Notes et référencesModifier

  1. p. 5
  2. p. 6
  3. p. 7
  4. p. 8
  5. p. 12
  6. p. 14
  7. p. 15
  8. a b et c p. 32
  9. a b et c p. 29-34
  1. tab.14
  2. tab.2
  3. tab.18
  4. tab.3
  5. tab.4
  6. tab.5
  7. tab.9
  • Autres références
  1. a b c et d (en)Korea : Balances for 2016, site Agence internationale de l’énergie, 21 septembre 2018.
  2. (en)Korea : Indicators for 2016, Agence internationale de l’énergie, 21 septembre 2018.
  3. a b et c (en)Korea : Electricity and Heat for 2016, Agence internationale de l'énergie, 21 septembre 2018.
  4. Article sur Korea Times
  5. a et b La Corée du Sud amorce sa sortie du nucléaire, Les Échos, 19 juin 2017.
  6. (en)Country statistics : Korea, Agence internationale de l'énergie atomique, 22 juin 2017.
  7. (en)Nuclear Power in South Korea, World Nuclear Association, octobre 2015.
  8. Nucléaire : le chantier d'Abu Dhabi tient ses délais, Les Échos, 28 décembre 2015.
  9. Corée du sud : la sortie du nucléaire porte un nouveau coup au secteur, Les Échos, 19 juin 2017.
  10. Nucléaire : la Corée du Sud dans l'impasse, Les Échos, 22 octobre 2017.
  11. (en) [PDF] 2019 Hydropower Status Report, (voir pages 100-101), Association internationale de l'hydroélectricité (IHA), 13 mai 2019.
  12. [PDF] (en) « Global Wind Statistics 2016 », Global Wind Energy Council (GWEC),
  13. [PDF] (en) « Global Wind Statistics 2014 », Global Wind Energy Council (GWEC), (consulté le 4 mars 2015)

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Articles connexesModifier