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Émilie Simon

autrice-compositrice-interprète française de musique
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Émilie Simon
Description de cette image, également commentée ci-après
Émilie Simon en 2012
Informations générales
Nom de naissance Émilie Marie Simon
Naissance (41 ans)
Drapeau : France Montpellier
Activité principale Auteur-compositrice-interprète, productrice
Genre musical Musique électronique, synthpop, trip hop
Instruments Guitare électrique Fender Jagstang et acoustique Little Martin LXK2, Piano, Tenori-on, BRAAHS (Brissot Radio Acquisition For A Cappella Hand Selector)
Années actives 2003 – aujourd’hui
Labels Barclay (2003 – aujourd’hui)
Le Plan (États-Unis uniquement)
Influences Björk
Tricky
Kate Bush[1]
Site officiel www.emiliesimon.com

Émilie Simon, née le à Montpellier, est une auteure-compositrice-interprète française de musique synthpop.

BiographieModifier

FormationModifier

Née en 1978, Émilie Simon a grandi à Montpellier avec son petit frère[2], sa mère (coiffeuse sur la place du marché aux fleurs[3]) et son père (ingénieur du son), par lequel elle est initiée à la musique[4]. Elle rejoint le conservatoire de Montpellier à l'âge de 7 ans[5].

Elle obtient son bac littéraire « option musique » au lycée Clemenceau[réf. souhaitée]. Ayant étudié à l'Université Paul-Valéry-Montpellier[4] puis à l’Université Paris-Sorbonne[5], elle est titulaire d'un DEA en musicologie[6]. Elle a également suivi de nombreux stages à l’IRCAM[6].

 
Octogone, Pully, 2004.

Ses débutsModifier

En 2003, Émilie Simon sort son premier album, produit par Barclay et simplement intitulé Émilie Simon, qui est récompensé par une Victoire de la musique dans la catégorie « Album de musique électronique » en 2004[4].

Alors qu'elle travaille sur la musicalité de l'eau et de la glace, Émilie Simon est contactée par le réalisateur Luc Jacquet, pour un documentaire sur l'Antarctique[7],[8]. Le 10 janvier 2005, Émilie Simon sort ainsi un deuxième album, La Marche de l'empereur, qui constitue la bande originale du film du même nom. Elle remporte alors une Victoire de la musique dans la catégorie « Musique originale de cinéma ou de télévision », et elle est nommée pour le César de la meilleure musique écrite pour un film.

VégétalModifier

 
Émilie Simon en 2009.

Le 6 mars 2006, Émilie Simon sort son troisième album, intitulé Végétal. Cet album, orienté vers l'univers végétal, joue avec les mots et les sonorités organiques ou aquatiques, les textures naturelles (eau, bois, feu, pierre) et l'utilisation de différents modes de jeux instrumentaux, notamment du piano préparé (My old friend) sur l'album et sur scène avec les percussionnistes Cyril Hernandez et Nicolas Gorge.

L'album obtient une Victoire de la musique dans la catégorie « Album de musiques électroniques / groove / dance de l’année » en 2007.

Le premier live d’Émilie Simon, À l’Olympia, enregistré en à l’Olympia sort l'année suivante. Disponible en version CD audio et en DVD vidéo, ce live comporte des chansons figurant sur ses 3 albums ainsi qu'une reprise d'une chanson de Nirvana, Come as You Are.

Le succès de cet album marque le début d'un succès international. En effet, Émilie Simon sort à la fin de 2006 The Flower Book aux États-Unis : une compilation de titres tirés de ses trois premiers albums ainsi que des versions inédites. La Marche de l’empereur sort ensuite aux États-Unis le 3 avril 2007 (sous le nom de March of the Empress).

Émilie Simon compose également la B.O. du film Survivre avec les loups de Véra Belmont sorti en janvier 2008. Émilie Simon a repris pour Véra certains titres : Au Lever du Soir, Vu d'Ici, Papillon, Chanson de toile et In the lake...

The Big MachineModifier

En 2008, Émilie Simon déménage pour aller vivre à New-York[9].

Son 4e album studio, The Big Machine sort le 14 septembre 2009 en version numérique, et le 21 septembre 2009 sur CD. Les deux singles présentés sont Dreamland et Rainbow.

Cet album, créé et enregistré à New-York, présente une majorité de titres uniquement en anglais (certains titres contenant quelques phrases en français), avec de musiciens et collaborateurs américains.

La sonorité, beaucoup plus orientée pop, n'est pas sans rappeler la chanteuse Kate Bush[10]. Émilie Simon a d'ailleurs composé The Big Machine de manière plus traditionnelle contrairement à ses trois premiers albums, elle a écrit l'album en piano-voix alors qu'elle composait précédemment directement sur l'ordinateur.

Franky KnightModifier

François Chevallier, compagnon d'Émilie, ingénieur du son et réalisateur, qui avait travaillé sur la bande originale de La Marche de l’empereur, Végétal, The Big Machine, meurt en Grèce le 15 septembre 2009 à la suite de complications pulmonaires dues au virus de la grippe H1N1[9].

Franky Knight, le cinquième album studio d'Émilie Simon lui rend hommage. Il est composé de dix morceaux, et est sorti le . Cet album est d’ailleurs utilisé comme bande originale du film La Délicatesse, qui développe le même thème du deuil amoureux.

La chanson Jetaimejetaimejetaime apparaît dans le générique de fin du film Quand je serai petit et est composée à partir des thèmes du film. La série télévisée Bref a utilisé Les Amants du même jour dans l’épisode 57 (Bref. On était des gamins).

Le 29 avril 2012, elle donne un concert unique à la salle Pleyel pour jouer l'album Franky Knight ainsi que des versions revisitées de ses précédents albums.

MueModifier

Mue, le 6e album studio d'Émilie Simon est composé de dix morceaux originaux plus une reprise. Il est sorti le .

Cet album s'oppose au précédent par une ambiance lumineuse plus joyeuse et paisible[11].

Style musicalModifier

Bien que son style musical soit le plus souvent comparé à celui de Björk et de Kate Bush, ses influences musicales vont aussi des Beatles à Joni Mitchell en passant par Peter Gabriel, The Cure, Nirvana, Massive Attack, Tricky (avec lequel elle a collaboré), The Who, The Small Faces, David Bowie, Lou Reed, The Velvet Underground et Iggy Pop[12].

Travaillant elle-même ses arrangements, elle est connue pour aimer le renouveau et ses albums connaissent des ambiances sonores variées[13].

Ses textes alternent les langues françaises et anglaises.

ConcertsModifier

 
Concert à Dijon en 2006.

Son premier concert a été donné à l'Ubu à Rennes, en première partie du chanteur Avril.

Sur scène, elle a souvent été accompagnée de Cyrille Brissot (de l'IRCAM) qui dirige la partie programmation et qui a développé des instruments spécialement destinés aux concerts d’Émilie : le BRAAHS, le Cadre, Bobby, mélangeant contrôleurs MIDI et traitements en temps réel[14].

Elle participe à une première Black Session sur France Inter le .

Le 1er juillet 2005, dans le cadre des Eurockéennes de Belfort, elle donne un concert original auquel participent la Synfonietta de Belfort et le groupe de Percussions-Claviers de Lyon. Elle retravaille ensuite avec ces deux ensembles lors d'un second concert, le 19 janvier 2006 au Grand Rex à Paris. Avec le groupe de Percussions-Claviers de Lyon, elle donne un autre concert le 16 septembre 2007 à la salle Pleyel.

En 2009, Émilie Simon présente son quatrième album The Big Machine dans une tournée en France, ainsi qu'à l'étranger. Elle participe à une deuxième Black Session sur France Inter le .

Revenant régulièrement voir ses parents à Montpellier, elle donne pour son 32e anniversaire un concert dans la salle du Rockstore[3].

Le 23 août 2014, dans le cadre du festival Rock en Seine, elle donne un concert unique avec l'Orchestre national d'Île-de-France dirigé par Bruno Fontaine[5].

Le 17 mars 2015, l'avion transportant son matériel alors bloqué à cause de la météo, elle met en place en quelques heures un arrangement semi-acoustique pour un concert à Wuhan en Chine[15]. Elle joue alors quelques notes de hulusi, flute chinoise qu'elle découvre le jour même.

Le 12 novembre 2015, elle donne un concert à Lyon avec les élèves du CNSMD de Lyon[13].

DiscographieModifier

Article détaillé : Discographie d'Émilie Simon.

DistinctionsModifier

RécompensesModifier

NominationsModifier

FilmographieModifier

  • 2012 : Émilie Simon apparaît dans le documentaire de Jérémie Carboni : Musique(s) électronique(s)[18] ;
  • 2014 : Elle réalise le clip du single Menteur extrait de l'album Mue ;
  • 2014 : Elle apparaît dans le court-métrage de Stéphane Foenkinos, Elise.

Notes et référencesModifier

  1. « music-story.com - Émilie Simon »
  2. Interview d'Émilie Simon au Rockstore, réalisée en décembre 2003 par Simon Tripnaux, sur le site tribords.com (consulté le 13 avril 2018)
  3. a et b Montpellier Agglomération, « La jeune garde artistique : Émilie Simon », Harmonie, Montpellier, no 280,‎ , p. 25 sur 48 (présentation en ligne, lire en ligne [PDF], consulté le 12 avril 2018) (consulté le 12 avril 2018)
  4. a b et c « Émilie Simon: J'aime la surprise sonore », LExpress.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 24 août 2017)
  5. a b et c « Émilie Simon & Orchestre à Rock en Seine 2014 », sur www.francetvpro.fr, (consulté le 24 août 2017)
  6. a et b Stéphane Davet-Belfort de notre envoyé spécial, « Festival : Émilie Simon croise élan orchestral, rock et électronique », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 24 août 2017)
  7. « Je n'aime pas les filles mais... », sur onenparleoupas.com, .
  8. « Emilie Simon, ambassadrice électro, nous explique son odyssée glaciaire en compagnie de ses amis empereurs ! Tout frais ! », sur trip-hop.net (consulté le 22 novembre 2018).
  9. a et b Gilles Renault, « Emilie Simon, un seul être lui manque », Libération.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 4 janvier 2018)
  10. « lefigaro.fr - Émilie Simon, au-delà des larmes »
  11. Maxime de Abreu, « Emilie Simon fait peau neuve avec "Mue" - Les Inrocks », Les Inrocks,‎ (lire en ligne, consulté le 26 août 2017)
  12. (en) Andy Von Pip, « Eclectic Dreams-Emilie Simon Interview », sur The VPME, (consulté le 24 août 2017)
  13. a et b Sarah Dahan, « Emilie Simon retourne à l'école : "Il faut creuser la poétique de l'instant" », sur Les Inrocks, (consulté le 26 août 2017)
  14. « Six nouveaux instruments pour rêver avec les oreilles », L'Obs,‎ (lire en ligne, consulté le 24 août 2017)
  15. Valérie Lehoux, « A écouter : Emilie Simon, privée d'ordinateurs », sur www.telerama.fr, (consulté le 26 août 2017)
  16. (en) Going Places sur l’Internet Movie Database
  17. « Nomination dans l'ordre des Arts et des Lettres janvier 2016 », sur Ministère de la Culture et de la Communication, (consulté le 26 janvier 2017).
  18. (en) « Musique(s) électronique(s) », sur imdb (consulté le 4 janvier 2016)

Voir aussiModifier

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Liens externesModifier