Élections législatives est-timoraises de 2017

Élections législatives est-timoraises de 2017
65 sièges du Parlement national
(majorité absolue : 33 sièges)
Corps électoral et résultats
Votants 583 956
76,74 % en augmentation 2

Mari Bin Amude Alkatiri 2002.jpg Fretilin – Marí Alkatiri
Voix 168 480
29,65 %
en diminution 0,2
Sièges obtenus 23 en diminution 2
Xanana 2011.jpg CNRT – Xanana Gusmão
Voix 167 345
29,46 %
en diminution 7,2
Sièges obtenus 22 en diminution 8
Transparent flag waving on Infobox grey background.svg
PLP – Taur Matan Ruak
Voix 60 098
10,58 %
Sièges obtenus 8
Le parlement à l'issue des élections
Diagramme
Premier ministre du Timor oriental
Sortant Élu
Rui Maria de Araújo
Fretilin
Rui Maria de Araújo
Fretilin

Les élections législatives est-timoraise de 2017 se déroulent le . Elles sont remportées par le Front révolutionnaire pour l'indépendance du Timor oriental, dit Fretilin, qui arrive en tête au sein d'un parlement sans majorité et dont le chef Rui Maria de Araújo conserve un temps le poste de Premier ministre à la tête d'une grande coalition avec le Congrès national de reconstruction timoraise (CNRT), avant que ce dernier ne rejoigne finalement l'opposition, provoquant une mise en minorité du gouvernement qui donne lieu l'année suivante à des législatives anticipées.

ContexteModifier

Ces élections sont les premières depuis la fin des opérations de maintien de la paix des Nations unies en 2012. Le scrutin précèdent avait mené à une coalition formée du CNRT, du PD et du FM, forte de 40 sièges avec pour Premier ministre Xanana Gusmão[1],[2]. En 2015 cependant, le CNRT et le Fretilin s'étaient entendus pour se répartir le pouvoir, Gusmão nommant pour successeur Rui Maria de Araújo, du Fretilin[3].

Système électoralModifier

Le Parlement national du Timor oriental est un parlement monocaméral composé de 65 députés élus pour cinq ans au scrutin proportionnel de liste dans une seule circonscription nationale. Les sièges sont répartis selon une méthode de la plus forte moyenne : la méthode d'Hondt. Le seuil électoral est porté de 3 à 4 % des suffrages par un amendement de la loi électorale peu avant les élections[4],[5].

Alors que l'inscription sur les listes électorales est obligatoire, le vote ne l'est pas.

RésultatsModifier

Résultats des élections législatives est-timoraises de 2017[6]
 
Partis Voix % +/- Sièges +/-
Front révolutionnaire pour l'indépendance du Timor oriental (Fretilin) 168 480 29,65   0,22 23   2
Congrès national de reconstruction timoraise (CNRT) 167 345 29,46   7,20 22   8
Parti de libération du peuple (PLP) 60 098 10,58 Nv. 8   8
Parti démocrate (PD) 55 608 9,79   0,52 7   1
Kmanek Haburas Unidade Nasional Timor Oan (KHUNTO) 36 547 6,43   3,46 5   5
Parti uni pour le développement et la démocratie (PUDD) 15 885 2,80 Nv. 0  
Union démocratique timoraise (UDT) 11 253 1,98   0,85 0  
Frenti-Mudança (FM) 8 849 1,56   1,55 0   2
Espoir pour la patrie (PEP) 6 775 1,19 Nv. 0  
Association monarchique populaire (APMT) 5 461 0,99   0,15 0  
Autres partis (11) 30 761 5,55 - 0 -
Votes valides 568 070 97,27
Votes blancs 4 097 0,70
Votes nuls 11 711 2,03
Total 583 956 100 - 65  
Abstention 144 407 23,26
Inscrits/Participation 728 363 76,74
23 22 8 7 5
Fretilin CNRT PLP PD KH

Analyse et conséquencesModifier

Le parti de libération populaire (PLP) qui obtient huit sièges en se présentant pour la première fois aux élections est considéré comme le grand gagnant du scrutin, bien que le Fretilin conserve sa suprématie. Le CNRT en est le principal perdant en nombre de sièges. Rui Maria de Araújo (Fretilin) conserverait ainsi son poste de Premier ministre, à la tête d'une grande coalition formée entre le Fretilin et le CNRT. Le PLP devenant le principal parti d'opposition au Timor[7].

Les négociations échouent cependant avec le retrait surprise du CNRT qui annonce se placer dans l’opposition, tandis que son dirigeant Xanana Gusmão se retire de la tête du parti. Marí Alkatiri, membre du Fretilin et Premier ministre de 2002 à 2006, est choisi comme Premier ministre en coalition avec le Parti démocrate (PD). Cette formation ne totalise cependant que trente sièges, manquant de peu la majorité absolue de 33 sièges au parlement national[8]. Mis en minorité, le gouvernement échoue alors à plusieurs reprises à faire voter le budget. Devant le constat d'un blocage institutionnel, le Président Francisco Guterres dissout le parlement le et convoque des élections législatives anticipées pour le 12 mai 2018[9].

Notes et référencesModifier

  1. (en) « Gusmao to form East Timon coalition », sur The Sydney Morning Herald.
  2. « IPU PARLINE database: TIMOR-LESTE (National Parliament ), ELECTIONS EN 2012 », sur archive.ipu.org (consulté le ).
  3. « IPU PARLINE database: TIMOR-LESTE (National Parliament ), ELECTIONS IN 2017 », sur archive.ipu.org (consulté le ).
  4. « TIMOR-LESTE (National Parliament ) », sur www.ipu.org (consulté le ).
  5. Article 13.2
  6. (pt) « Timor-Leste/Eleições: Tribunal de Recurso valida resultados, vitória da Fretilin », Challenges,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  7. (pt-BR) « Alkatiri-Xanana Kontaktu Malu Forma Governu », Indepedente,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  8. (en-US) David Hutt, « Political deadlock augurs ill for Timor Leste », Asia Times,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  9. (en) « East Timor president dissolves Parliament to hold new elections », The Straits Times,‎ (lire en ligne, consulté le ).

Voir aussiModifier