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Élections fédérales allemandes de 1976

Élections fédérales allemandes de 1976
518 sièges du Bundestag
(Majorité absolue : 260 sièges)
Type d’élection législatives
Corps électoral et résultats
Inscrits 42 058 015
Votants 38 165 753
90,7 %  −0,4
Bundesarchiv B 145 Bild-F074398-0021 Kohl (cropped).jpg CDU/CSU – Helmut Kohl
Voix 18 394 801
48,6 %
 +3,8
Sièges obtenus 254  +20
Bundesarchiv Bild Helmut Schmidt 1975 cropped.jpg SPD – Helmut Schmidt
Voix 16 099 019
42,6 %
 −3,2
Sièges obtenus 224  −18
Bundesarchiv FDP-Bundesparteitag, Genscher.jpg FDP – Hans-Dietrich Genscher
Voix 2 995 085
7,9 %
 −0,5
Sièges obtenus 40  −2
Composition du 8e Bundestag
Carte
Chancelier
Sortant Élu
Helmut Schmidt
SPD
Helmut Schmidt
SPD
La Bundeshaus de Bonn, siège du Bundestag.

Les élections fédérales allemandes de 1976 (Bundestagswahl 1976, en allemand) se sont tenues le , afin d'élire les quatre-cent quatre-vingt-seize députés de la huitième législature du Bundestag, pour un mandat de quatre ans.

Le scrutin a été remporté par les Unions chrétiennes, sans la majorité absolue. La coalition entre sociaux-démocrates et libéraux a donc été reconduite au pouvoir.

Sommaire

ContexteModifier

 
Le chancelier fédéral Helmut Schmidt.

Aux élections fédérales anticipées du 19 novembre 1972, le Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD), du chancelier fédéral Willy Brandt, avait remporté 45,8 % des suffrages, contre 44,9 % aux Unions chrétiennes CDU/CSU de Rainer Barzel, tandis que le Parti libéral-démocrate (FDP) obtenait 8,4 % des voix. Pour la première fois depuis 1949, le SPD devenait la première force politique au Bundestag.

La coalition sociale-libérale entre le SPD et le FDP étant nettement majoritaire avec plus de 54 % des voix, Brandt s'est maintenu au poste de chancelier en formant son deuxième gouvernement. Toutefois, à la suite des révélations sur son conseiller spécial, Günter Guillaume, en réalité un espion de la Stasi, le chancelier a remis sa démission le . Neuf jours plus tard, il est remplacé par son ministre fédéral des Finances, Helmut Schmidt, qui reconduit l'alliance au pouvoir.

Partis et chef de fileModifier

Parti Chef de file Score en 1972
Parti social-démocrate d'Allemagne
Sozialdemokratische Partei Deutschlands
Helmut Schmidt
(Chancelier fédéral)
45,8 % des voix
230 députés
Union chrétienne-démocrate d'Allemagne
Christlich Demokratische Union Deutschlands
Helmut Kohl (CDU)
(Ministre-président de Rhénanie-Palatinat)
35,2 % des voix
177 députés
Union chrétienne-sociale en Bavière
Christlich-Soziale Union in Bayern
9,7 % des voix
48 députés
Parti libéral-démocrate
Freie Demokratische Partei
Hans-Dietrich Genscher
(Ministre fédéral des Affaires étrangères)
8,4 % des voix
41 députés

RésultatsModifier

Scores fédérauxModifier

Parti Suffrages Députés
1re voix % +/- 2e voix % +/- MU1 +/- Total +/-
Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD) 16 471 321 43,7 %   5,2 16 099 019 42,6 %   3,2 114   38 214   16
Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU) 14 243 157 38,3 %   2,6 14 367 302 38,0 %   2,8 94   29 190   13
Union chrétienne-sociale en Bavière (CSU) 4 008 514 10,6 %   0,9 4 027 499 10,6 %   0,9 40   9 53   5
Parti libéral-démocrate (FDP) 2 417 683 6,4 %   1,6 2 995 085 7,9 %   0,5 0   39   2
TOTAL (participation : 90,7 %) 37 140 675 99,0 % N/A 37 488 905 99,1 % N/A 248 N/A 496  

Scores régionauxModifier

Land CDU/CSU SPD FDP
% 2e voix MU1 Total % 2e voix MU1 Total % 2e voix MU1 Total
  Bade-Wurtemberg 53,3 % 32 38 36,6 % 4 29 9,1 % 0 7
  Basse-Saxe 45,7 % 12 28 45,7 % 18 29 7,9 % 0 5
  Bavière 60,0 % 40 53 32,8 % 4 29 6,2 % 0 6
  Brême 32,5 % 0 2 54,0 % 3 3 11,8 % 0 0
  Hambourg 35,9 % 0 5 52,6 % 8 8 10,2 % 0 1
  Hesse 44,8 % 5 21 45,7 % 17 22 8,5 % 0 4
  Rhénanie-du-Nord-Westphalie 44,5 % 28 66 46,9 % 45 70 7,8 % 0 12
  Rhénanie-Palatinat 49,9 % 10 16 41,7 % 6 13 7,6 % 0 2
  Sarre 46,2 % 2 4 46,1 % 3 4 6,6 % 0 0
  Schleswig-Holstein 44,1 % 5 10 46,4 % 6 10 8,8 % 0 2

AnalyseModifier

En recul par rapport aux élections de 1972, le SPD cède la place de première force politique du pays aux Unions chrétiennes, dont les deux composantes progressent, la CDU enregistrant un fort gain. Les deux formations remportent 48,6 % des voix au niveau fédéral, soit leur meilleur résultat depuis les élections de 1957, où elles avaient emporté la majorité absolue. De leur côté, les libéraux stagnent, leur électorat ne sanctionnant pas sept années de coalition avec les sociaux-démocrates. Ensemble, les quatre partis représentés au Bundestag cumulent toujours 99 % des suffrages exprimés, dans un contexte de très forte participation.

ConséquencesModifier

Bien qu'avec 243 députés, la CDU et la CSU soient tout près de la majorité absolue, elles restent dans l'opposition, la coalition sociale-libérale d'Helmut Schmidt ayant été reconduite dans le cabinet Schmidt II.

AnnexesModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier