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Basilique des Vingt-Six Saints Martyrs du Japon

(Redirigé depuis Église des Vingt-Six-Martyrs)
Église d'Ōura
Nagasaki Oura C1378.jpg
Église d'Ōura.
Présentation
Type
Diocèse
Style
Statut patrimonial
Patrimoine mondial Patrimoine mondial (2018, Sites chrétiens cachés de la région de Nagasaki)
Site web
Localisation
Adresse
Coordonnées
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Intérieur de l'église d'Ōura
Église d'Ōura, ère Taishō

L' église d'Ōura (大浦天主堂, Ōura Tenshudō?), ou église des Vingt-Six-Martyrs, est une église catholique située à Nagasaki au Japon, construite peu après l'abandon par les autorités japonaise de la politique d'isolement en 1853. Elle est connue comme étant l'église des vingt-six martyrs du Japon. Pendant de nombreuses années, elle a été le seul bâtiment de style occidental classé Trésor national du Japon et serait la plus ancienne église du Japon.

Elle est la co-cathédrale de l'archidiocèse de Nagasaki[1].

Sommaire

HistoireModifier

En 1863, deux prêtres français des Missions étrangères de Paris, les pères Louis Furet et Bernard Petitjean, débarquent à Nagasaki avec l'intention de construire une église en l'honneur des 26 martyrs du Japon, neuf prêtres européens et dix-sept chrétiens japonais crucifiés en 1597 sur ordre de Toyotomi Hideyoshi. L'église fut terminée en 1864. Construite par Koyama Hidenoshin, le maître charpentier de Glover Garden, c'était à l'origine une petite église en bois avec trois nefs et trois tours octogonales[2]. L'actuel bâtiment est une basilique de style gothique bien plus grande qui date d'environ 1879. Cette version a été construite en brique de stuc blanc avec cinq nefs, des plafonds voûtés et une tour octogonale. La conception est très probablement venue d'un plan belge utilisé par les missionnaires catholiques dans une ancienne église construite à Osaka[3]. Les vitraux ont été importés de France.

Le , peu de temps après l'achèvement de la première cathédrale, le Père Petitjean vit un groupe de personnes se tenant en face de la cathédrale. Elles lui demandèrent d'ouvrir les portes. Comme le prêtre s'agenouillait devant l'autel, une vieille femme du groupe s'est approché de lui et dit « Nous avons dans nos cœurs le même sentiment que vous. Où est la statue de la Vierge Marie?" »[4]. Petitjean apprend que ces personnes sont originaires du village voisin de Urakami et sont des Kakure Kirishitan, descendants des premiers Chrétiens japonais qui se sont cachés après la rébellion de Shimabara dans les années 1630. Une statue en marbre blanc de la Vierge Marie est importée de France et érigée dans l'église pour commémorer cet événement. Le relief en bronze dans la cour de l'église représente la scène mémorable de l'inauguration. En peu de temps, des dizaines de milliers de chrétiens clandestins sortent de leurs cachettes dans la région de Nagasaki. Cette nouvelle parvient au Pape Pie IX qui déclare qu'il s'agit d'un « miracle de l'Orient ».

La cathédrale d'Ōura a été classée Trésor national du Japon en 1933 puis de nouveau le en vertu de la loi de 1951 pour la protection des biens culturels. C'était le premier bâtiment de style occidental au Japon à recevoir cet honneur et le seul jusqu'en 2009 quand le palais d'Akasaka de style néo-baroque a été à son tour classé Trésor national. L'église fait partie du site « Sites chrétiens cachés de la région de Nagasaki », inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2018[5].

Le Pape François a élevé en avril 2016 cette église au rang de basilique mineure[6].

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

  1. (en) « Basilica of the Twenty-Six Holy Martyrs of Japan (Oura Church) », sur GCatholic (consulté le 4 septembre 2018).
  2. Dallas Finn, Meiji Revisited: The Sites of Victorian Japan, (New York: Weatherhill, 1995), 12-13.
  3. Finn 13.
  4. Francisque Marnas, La Religion de Jesus Ressuscitée au Japon dans la seconde moitie de XIX siècle., 2 vols. (Paris: Delhomme et Briguet, 1897), 487-490
  5. « Quatre nouveaux sites inscrits sur la Liste du patrimoine mondial », (consulté le 30 juin 2018).
  6. « Une première basilique mineure au Japon - cath.ch », sur cath.ch (consulté le 4 septembre 2018).

Source de la traductionModifier