Édouard Pelseneer

architecte belge

Édouard Pelseneer
Image illustrative de l'article Édouard Pelseneer
Pinacles de la Maison les Hiboux.
Présentation
Naissance
Décès
Nationalité Drapeau de la Belgique Belgique
Mouvement art nouveau
Activités Architecte

Édouard Pelseneer, né le 15 février 1870 à Bruxelles et mort le 1er janvier 1947 est un architecte belge adepte de l'art nouveau et actif à Bruxelles[1].

BiographieModifier

Édouard Pelseneer était le fils de Henri Pelseneer, un des principaux fabricants de meubles Art nouveau à Bruxelles, qui réalisa la plupart des meubles et portes de Victor Horta[2].

Il est l'élève de Ernest Hendrickx à l'école normale de dessin de Saint-Josse-ten-Noode (Bruxelles)[1].

Il fait partie de la deuxième génération d'architectes « Art nouveau géométrique », tendance initiée par Paul Hankar (par opposition à la tendance « Art nouveau floral » initiée par Victor Horta : voir Art nouveau en Belgique).

Il fut l'assistant de l'architecte Léon Govaerts.

Réalisations remarquablesModifier

L'œuvre la plus marquante de Pelseneer dans le style Art nouveau est la maison les Hiboux située au no 55 de l'avenue Brugmann.

Immeubles de style « Art nouveau géométrique »Modifier

 
Maquette de la maison-atelier de Fernand Khnopff (Architecte Édouard Pelseneer - terminée en 1902 - sise avenue des Courses no 41 à Ixelles - détruite en 1938)
  • 1898 : Première maison d'Edouard Pelseneer, avenue Brugmann no 53[3]
  • 1898 : Centre scolaire, rue des Éperonniers no 42
  • 1899 : Maison les Hiboux , avenue Brugmann no 55[3]
  • 1900 : Maison de l'Entrepreneur, avenue Malibran no 47 (grand sgraffite de Paul Cauchie : "Les phases de la construction")
  • 1902 : Maison-atelier du peintre symboliste Fernand Khnopff, avenue des Courses no 41 à Ixelles, plans signés conjointement par Pelseneer et Khnopff[4] (détruite en 1938[5] pour une sombre affaire de succession entre les neveux du peintre[réf. nécessaire])
  • 1910 : Trois maisons, avenue Winston Churchill (anciennement avenue de Longchamp) no 51-53-55 à Uccle. Le numéro 51 est sa maison personnelle, dite villa Pelseneer (intérieur art nouveau et extérieur style cottage sont toujours en parfait état) ; les numéros 53 et 55 sont démolis[1],[6],[2].

Immeubles de style néoclassiqueModifier

  • 1903 : rue Potagère, 28 - anciennement résidence de Mme la Baronne de Vaughan, épouse de Leopold II, roi des Belges (cf. Blanche Delacroix)[7] [1]. Cet immeuble fut érigé afin d'offrir un pied-à-terre à Bruxelles, dont l'objectif fut de réduire le temps d'oisiveté entre ses déplacements. Le bien fait partie de l'inventaire du patrimoine architectural de la Région de Bruxelles-Capitale :

« Maison bourgeoise en double corps d'inspiration néoclassique remaniée sur des plans de l'arch. Ed. PELSENEER (1903). »

« Deux niveaux séparés par un bandeau saillant et quatre travées sous toiture mansardée percée de quatre lucarnes à fronton courbe. Façade en pierre de France sur socle en pierre bleue. R.d.ch. à refends. Trumaux à panneaux au 1er étage. Fenêtres rect. à encadrement mouluré et surmontées au 1er étage d'entablements. Les fenêtres des deux travées centrales sont garnies de garde-corps en ferronnerie. Porte en fer à deux vantaux surmontée d'un entablement sur consoles. Corniche à mutules et denticules.[8] »

Immeubles de style modernisteModifier

  • 1934-1935 : école communale de Berchem-Sainte-Agathe[9].

RéférencesModifier

  1. a b et c Franco Borsi et Hans Wieser, Bruxelles, capitale de l'art nouveau, J.-M. Collet, , 385 p., p 373
  2. a et b Source : Theo De Beir - avocat & médiateur, propriétaire (1998) de la "Villa Pelseneer" sise avenue Winston Churchill
  3. a et b « Inventaire du patrimoine immobilier de la Région de Bruxelles-Capitale », sur www.irismonument.be (consulté le 11 janvier 2019)
  4. Marion Guyonvarch, Fernand Khnopff, le maître de l'énigme, Éditions Beaux Arts, , 50 p. (ISBN 979-10-204-0499-2), p29
  5. Panneau de l'exposition "Fernand Khnopff, le maître de l'énigme" au Petit Palais, Paris, du 11 décembre 2018 au 17 mars 2019
  6. « Inventaire du patrimoine immobilier de la Région de Bruxelles-Capitale », sur www.irismonument.be (consulté le 11 janvier 2019)
  7. Source : Architectes propriétaires (2010) de la résidence.
  8. « Inventaire du patrimoine architectural », sur Site de l'inventaire du patrimoine architectural de la Région de Bruxelles-Capitale
  9. Caroline Berckmans, Olivier Berckmans, Élisabeth Bruyns, Isabelle de Pange et Aude Kubjak, Berchem-Sainte-Agathe à la carte, Ministère de la Région de Bruxelles-Capitale, 2013

Liens externesModifier