Blanche Delacroix

épouse morganatique du roi Léopold II de Belgique
Blanche Delacroix
Blanche Delacroix.jpg
Blanche Delacroix.
Titre de noblesse
Baronne de Vaughan (d)
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nationalités
Père
Jules Delacroix (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Enfants
Lucien Philippe Marie Antoine Delacroix Durieux (d)
Philippe Henri Marie Francois Delacroix Durieux (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Père-Lachaise - Division 94 - Delacroix-Vaughan 01.jpg
Vue de la sépulture.

Blanche Zélie Joséphine Delacroix, alias Caroline Lacroix dite la baronne de Vaughan est une Française, née à Bucarest le et morte le à Cambo-les-Bains, qui fut la jeune favorite, puis l'épouse morganatique, du roi Léopold II de Belgique.

BiographieModifier

 
Blanche Delacroix et Léopold II de Belgique.

Blanche Delacroix est la fille et treizième enfant de Jules Delacroix, directeur technique d'une société métallurgique franco-roumaine. Ingénieur civil il travaille longtemps en Roumanie, où Blanche nait en mai 1883. Lorsque la société métallurgique tombe en faillite, Blanche est confiée à sa sœur Angèle, de vingt ans son aînée, qui vit à Paris[1].

Parfois décrite comme une aventurière, à seize ans elle rencontre en 1900 dans le hall de l’hôtel Élysée-Palace à Paris, le roi des Belges Léopold II, son aîné de quarante-huit ans, alors qu'elle fréquente Antoine Emmanuel Durrieux, un capitaine d'armée flambeur, qui la prostituerait, et qu'elle abandonne à la suite de cette rencontre[2]. Deux semaines plus tard, elle part avec le roi en Autriche où ils rencontrent le roi Carol de Roumanie, qui met la reine Marie-Henriette au courant de la nouvelle conquête du roi.

Le roi la comble de cadeaux, comme la villa Les Cèdres à Saint-Jean-Cap-Ferrat, où le monarque avait acquis d'immenses domaines. À la naissance de leur fils Lucien Philippe Marie Antoine à la villa des Cèdres, le 8 février 1906, il lui donne le titre officieux de baronne de Vaughan, au grand scandale des Belges et de la Cour[3]. Leur fils Philippe Henri Marie François, naît le 16 octobre 1907 au château de Formoy, près de Paris à Longpont-sur-Orge[1].

Léopold lui offre en 1908 le château de Balincourt[4] à Arronville (Val-d'Oise) qu'il fait restaurer, redécorer et remeubler (par Jansen), et qu'elle revendra en 1915 un million de francs-or à Basil Zaharoff.

Le roi épouse religieusement Blanche une première fois à Cap-Ferrat puis une seconde fois à Laeken, trois jours avant sa mort en 1909[5].

Le dimanche 2 janvier 1910, un mandement du Cardinal Archevêque de Malines et apostillé par tous les évêques du Royaume est lu dans toutes les Églises de Belgique. Il déclare que « le mariage religieux du Roi et sa fin profondément chrétienne » donnent « le ferme espoir que Dieu lui a fait miséricorde pour ne plus se ressouvenir que des mérites supérieurs de sa carrière royale »[6].

Parce qu’elle revoit son ancien amant Antoine Emmanuel Durrieux, on met en doute la paternité du roi de ses deux garçons, Lucien Delacroix-Durrieux (1906-1984) et Philippe Delacroix-Durrieux (1907-1914)[7] ; Antoine Emmanuel Durrieux les adopte en 1910 et leur donne son nom ; Blanche et Antoine se marient en 1910 et divorcent en 1913. Philippe meurt de la typhoïde dans leur appartement parisien des Champs-Élysées, autre cadeau du roi belge.

Celle que Léopold aimait appeler Très-Belle s'éteint le à Cambo-les-Bains dans les Pyrénées-Atlantiques chez son fils Lucien. Elle est inhumée au cimetière du Père-Lachaise (94e division).

Notes et référencesModifier

  1. a et b « Lucien Durieux : témoignage d’un fils secret de Léopold II », sur Curieuses histoires de Belgique (consulté le )
  2. « La vie sexuelle tumultueuse de Léopold II », 7sur7,‎ , https://www.7sur7.be/monarchies/la-vie-sexuelle-tumultueuse-de-leopold-ii~a57873b9/
  3. Mémoires de Blanche Delacroix, Baronne de Vaughan - Quelques souvenirs de ma vie - Propos recueillis par Paul Faure, Éd. Jourdan le Clercq, Bruxelles, 2004.
  4. Baronne de Vaughan, Presque reine, mémoires de ma vie, Paris, Le Livre de Paris, 1945
  5. Yannick Ripa, « Cléo de Mérode ou la mauvaise réputation », L'Histoire, no 455,‎ , p. 68-71 (lire en ligne).
  6. « La succession du Roi Léopold de Belgique », La Revue des Grand Procès contemporains,‎ (lire en ligne)
  7. « Les titres de duc de Tervuren et de comte de Ravenstein leur avaient été respectivement attribués par un décret royal qui ne fut jamais publié »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur Geocities.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier