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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Froidure.
Abbé Froidure
Description de cette image, également commentée ci-après
L’abbé Froidure en 1960.
Nom de naissance Édouard Froidure
Alias
L'abbé Froidure
Naissance
Ypres, Belgique
Décès (72 ans)
Watermael-Boitsfort, Belgique
Nationalité Drapeau : Belgique Belge
Profession
Activité principale
Lutte contre l'exclusion
Autres activités
Organisation de Centres de Jeunesse
Distinctions

Édouard Froidure, mieux connu comme l'abbé Froidure, né à Ypres (Belgique) le et mort à Watermael-Boitsfort (Bruxelles) le , est un prêtre catholique belge, rescapé du camp de concentration de Dachau, fondateur d'œuvres sociales dont les Stations de Plein-air et Les Petits Riens.

En créant les Petits Riens en 1937 il devança de 12 années la fondation d'Emmaüs par l'abbé Pierre en France.

BiographieModifier

Édouard Froidure est le fils d'Édouard Froidure et Josèphe Terol. Il voulait initialement faire des études de droit. Mais la Première Guerre mondiale durant laquelle il combat comme engagé volontaire dans l'armée belge bouleverse ses projets. Il se sent appelé par la prêtrise et est ordonné prêtre à Malines le 27 décembre 1925.

Cette année-là le Collège Cardinal Mercier est inauguré à Braine-l'Alleud et Froidure y est prêtre-professeur. En 1931 il est nommé vicaire à la paroisse Saint-Alène à Forest (Bruxelles). C'est là qu'il organise les premières plaines de jeux, les colonies du jour Les petits Sapins.

En 1935 il crée les Stations de Plein-Air et l'année suivante il est déchargé de son vicariat pour se consacrer à plein temps aux projets sociaux.

En 1936 il démarre à Molenbeek Saint-Jean une activité de tri et de distribution d'objets de seconde main pour fournir du travail et un toit à des hommes démunis. Il développe encore cette action à Ixelles en 1955 en créant l'association Les Petits Riens. Il devient ainsi un pionnier de l'économie sociale et solidaire.

En 1939 il fonde à Bruxelles un centre de formation d'éducateurs. Durant la guerre, à partir de juillet 1941, il cache des enfants juifs dans ses centres de loisirs.

Le 19 décembre 1952 il fait visiter des taudis au Roi Baudouin accompagné du ministre Alfred de Taeye[1]. L'écho que cette visite suscite dans la presse aboutit à la promulgation d'une loi pour la liquidation des taudis.

Ces activités se sont ensuite déployées dans d'autres villes de Belgique au service des personnes sans-abri et des familles en difficultés.

Carrière militaire et de résistantModifier

En 1918 il avait interrompu ses études pour s'engager dans l'armée, ayant atteint l'âge légal pour être volontaire. Il était passé dans la zone libre tenue par l'armée belge pendant quatre ans et avait participé aux combats de libération de Poelcappelle. Au début de la deuxième guerre mondiale, il est appelé comme aumônier de la Force Aérienne puis entre dans la Résistance.

Le 9 octobre 1942 il est arrêté par la Gestapo. Froidure est interné au camp d'Esterwegen, dans le nord-ouest de l'Allemagne. De là, il est transféré en avril 1944 vers une prison à Bayreuth et, en décembre 1944, vers le camp de concentration de Dachau. En mai 1945, il rentre à Bruxelles, après la libération du camp par les troupes américaines.

Dès son retour en Belgique, il reprend son œuvre au service des démunis jusqu'à la soirée du 10 septembre 1971, où il est fauché par une voiture alors qu'il traversait l'avenue Delleur, à Watermael-Boitsfort ; le chauffard n'a jamais été retrouvé, laissant place à de nombreuses suppositions quant aux circonstances de l'accident.

PublicationsModifier

  • Le Calvaire des malades au bagne d'Esterwegen, Liège/ Bruxelles, Pax/ Ed.des Stations 1945
  • Toi qui commences à aimer, Bruxelles, Ed. Stations de plein air, 1947
  • Les sanctions en éducation : récompenses et châtiments, Bruxelles : Ed. des Stations de plein air, 1948
  • La perle du bagne - Suzanne Van Durme[2], Bruxelles, Éditions des stations de plein air, 1950
  • Parias 57: Les infra-salariés. Les Taudis. Les Enfants moralement abandonnés ..., Ed. des stations de plein air, 1957
  • L'éducation aux valeurs, Bruxelles : Ed. des Stations de plein air, 1961

HonneursModifier

  • Croix de guerre avec palme,
  • Médaille de la résistance
  • Chevalier de l'ordre de Léopold II avec palme
  • Chevalier de l'ordre de Léopold
  • Chevalier de l'ordre de la Couronne
  • Médaille commémorative de la guerre
  • Chargé de cours émérite à l'Université de Louvain
  • La commune d'Uccle (Bruxelles) a donné son nom à une voirie abouchant sur la rue Egide van Ophem
  • La commune d'Ixelles (Bruxelles) a donné son nom au Parc Abbé Froidure
  • On mentionne parfois qu'il aurait été reconnu Juste parmi les nations mais ce n'est pas le cas[3].

Voir aussiModifier

Liens externesModifier

Sources et NotesModifier

  1. Ministre de la Santé publique et de la Famille
  2. Suzanne Van Durme était une assistante de l'Abbé Froidure. elle a été arrêtée par la Gestapo en 1943 et mourut au camp de Bergen-Belsen.
  3. Information obtenue auprès de la Fédération Froidure en janvier 2011.
  • Interview historique de l'abbé Froidure, Jo Gérard, Éditions DSC (Pierre H. Wouters), 1987, 160 pages.
  • L'Abbé Froidure, bande dessinée de Michel Dusart et Marco Venanzi, Éditions Coccinelle, 1992, 62 pages.
  • Edouard Froidure, aimer, accueillir un enfant., Michel Dusart, Éditions Fondation Abbé Froidure, 182 p. 2004. (ISBN 2-87283-002-2)