Ouvrir le menu principal
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Jeanneret.

Yves Jeanneret (né en le 14 décembre 1951) est un enseignant-chercheur français spécialisé en sciences de l'information et de la communication. Il est professeur émérite.

Sommaire

BiographieModifier

Après un diplôme de l'École normale supérieure (1972), Yves Jeanneret passe l'agrégation de lettres classiques ainsi qu'un doctorat en littérature et civilisation française consacré à l'œuvre de Romain Rolland (université Paris III, 1982). Il obtient son habilitation à diriger des recherches à l'université Paris VII en 1996.

Yves Jeanneret commence sa carrière en collège et en lycée comme professeur de lettres. Il entre ensuite dans l'enseignement supérieur, d'abord comme maître de conférences puis comme professeur. Il enseigne successivement à l'École nationale supérieure des télécommunications, à l'université Lille III, à l'Université d'Avignon, et au École des hautes études en sciences de l'information et de la communication (Celsa).

Il a dirigé des équipes de recherche (GRIPIC au CELSA, UMR LaLIC à l'université Paris-Sorbonne et a assuré la responsabilité de masters (« Stratégie du développement culturel » à l'université d'Avignon et de chaire (« Innovation dans la communication et les médias au CELSA).

Il a également occupé des positions de responsabilités éditoriales : co-rédacteur en chef de Communication et langages (Necplus), avec Emmanuël Souchier ; membre du Comité éditorial de Culture et musées ; membre du Comité scientifique de Études de communication ; directeur de la collection « Communication, médiation et construits sociaux » chez Hermes-Lavoisier.

Les objets de recherche d’Yves Jeanneret sont assez variés (la critique littéraire, la vulgarisation des sciences, les écrits d’écran, les lieux de la culture, etc.) mais lui permettent tous, selon des angles et des modalités différentes, de questionner la manière dont le pouvoir-faire communicationnel façonne nos sociétés. La question centrale du parcours d’Yves Jeanneret porte sur les conditions (sémiotiques mais aussi socio-politiques et économiques) par lesquelles certaines idées, certains objets, certaines pratiques acquièrent une vie sociale. Cette vie sociale des êtres culturels, Yves Jeanneret l’analyse à partir du concept de trivialité. La trivialité permet d’envisager les appropriations successives des objets, des idées comme des enrichissements possibles. Mais la trivialité, appareillée et instrumentalisée est aussi un des lieux privilégiés pour analyser les logiques de pouvoir de notre monde contemporain.

PublicationsModifier

  • Critique de la trivialité : les médiations de la communication, enjeu de pouvoir, Éditions Non Standard, 2014, 765 p.
  • Where is Mona Lisa? et autres lieux de la culture, Paris, Le Cavalier Bleu, coll. « Lieux de... », , 175 p. (ISBN 978-2-84670-346-8). Compte rendu dans Les Clionautes, 2011, par Xavier Leroux
  • Penser la trivialité. Volume 1, La vie triviale des êtres culturels, Paris, Lavoisier & Hermes-sciences, coll. « Communication, médiation et construits sociaux », , 267 p. (ISBN 978-2-7462-1878-9). Compte-rendu dans Nouveaux actes sémiotiques, 2009, par Véronique Madelon
  • Y a-t-il (vraiment) des technologies de l'information, Villeneuve d'Ascq, Presses universitaires du Septentrion, coll. « Savoirs mieux », , 134 p. (ISBN 2-85939-632-2) 2e éd.: 2007
  • L'affaire Sokal, ou la querelle des impostures, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Science, histoire et société », , 274 p. (ISBN 2-13-049607-5) 2e éd.: 1999. Compte-rendu dans L'homme nº157, 2001 par Christian Ghasarian et par Bernadette Lizet
  • Hermès au carrefour. Éléments d’analyse littéraire de la culture triviale, Paris, Université de Paris VII, mémoire pour l'Habilitation à diriger des recherches sous la direction d'Anne-Marie Christin, , 269 p.
  • Écrire la science. Formes et enjeux de la vulgarisation, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Science, histoire et société », , 398 p. (ISBN 2-13-046185-9)
  • Conversations racontées : Mme de Lafayette, Stendhal, Flaubert, Proust, Paris, Quintette, coll. « Expliquer les textes », , 80 p. (ISBN 2-86850-032-3)
  • Un demi-siècle de réception critique de l'œuvre de Romain Rolland en France, 1898-1945, Paris, Université de Paris III, Thèse de 3e cycle en Littérature française sous la direction de Roger Fayolle, , 585 p.
  • Le Théâtre de la révolution de Romain Rolland. Dramaturgie révolutionnaire ou dramaturgie utopique, Paris, ÉNS, mémoire de recherche sous la direction de Roger Fayolle, , 91 p.

Textes en ligneModifier

VidéographieModifier

Liens externesModifier