Ouvrir le menu principal
Yves Cachin
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 93 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres informations
Domaine
Parti politique
Distinction

Yves Cachin (né à Ambositra, Madagascar, le - mort à Paris le ) était un médecin français, spécialiste d'oncologie ORL. Neveu de Marcel Cachin, il a également été membre du PCF jusqu'en 1956.

Activités scientifiquesModifier

Interne des hôpitaux de Paris à 20 ans, il devient chirurgien. En 1960, il rejoint l'Institut Gustave-Roussy, où il est chargé du service d'oto-rhino-laryngologie puis du département de chirurgie cervico-faciale. Professeur associé au Collège de médecine des hôpitaux de Paris et membre du conseil scientifique de l'Institut Curie, il devint, en 1972, président du groupe coopérateur des cancers de la tête et du cou de l'Organisation européenne de recherche sur le traitement du cancer, puis dirige, par intérim, l'Institut Gustave-Roussy (1974-78), lors de la période du détachement de son directeur Pierre Denoix en tant que directeur générale de la santé.

À la retraite, il préside la Commission nationale des cancers (1983-87) et donne son nom au rapport La Lutte contre le cancer en France - Perspectives - Propositions (1985) qu'il dirige, et qui propose nombre d'idées reprises dans le plan Cancer de 2003.

Activités militantesModifier

Titulaire de la médaille de la Résistance, Yves Cachin a été membre du Parti communiste français (PCF) jusqu'à la répression de l'insurrection de Budapest en 1956. Il participa alors au groupe L’Étincelle, aux côtés notamment d'Henri Lefebvre, François Châtelet et Anatole Kopp. En 1979, il décrit à la sociologue Jeannine Verdès-Leroux le processus de « stalinisation » qui l'avait vu se soumettre au Parti durant sa période d'engagement, alors même qu'il avait critiqué les procès de Moscou avant son adhésion et qu'il était considéré comme « gauchiste[1]. »

RéférencesModifier

NotesModifier

  1. Verdès-Leroux, Jeannine. « Une institution totale auto-perpétuée [le parti communiste français] ». In: Actes de la recherche en sciences sociales. Vol. 36-37, février-mars 1981. La représentation politique-1. p. 33-63 (notamment p. 34). doi : 10.3406/arss.1981.2107 ; url : /web/revues/home/prescript/article/arss_0335-5322_1981_num_36_1_2107