Yi Jing (moine)

Yi Jing (ou I Tsing, ou I Ching; chinois: 義淨, 三藏法師義淨 635-713) est un moine, pèlerin et traducteur bouddhiste chinois de la dynastie des Tang[1]. Son vrai nom était Zhang Wen Ming (张文明).

Yi Jing
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Biographie
Naissance
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Religion

C'est notamment par ses écrits qu'on a connaissance du royaume de Sriwijaya dans le sud de l'île indonésienne de Sumatra, ainsi que d'un grand nombre de textes du bouddhisme et de l'université bouddhique de Nalanda en Inde.

Il est le dernier des pèlerins chinois en Inde dont l’œuvre nous est parvenue[2].

BiographieModifier

Yi-jing naît en 634 ou 635 dans l'ancienne province de Zhili (Tche-li) dans le nord de la Chine[3]. À l'âge de sept ans déjà, il entre dans un monastère. Cinq ans plus tard, son maître meurt et il est très affecté par cette perte, et sur sa tombe qu'il ira, en 671, demander sa protection et sa bénédiction pour réaliser son projet de voyage en Inde[3]. Car s'il a seulement quinze ans quand il décide de se rendre en Inde, il lui faudra attendre plus de vingt ans pour voir son projet se concrétiser. Finalement, c'est à l'automne 671 qu'il quitte Yangzhou, à bord d'un bateau persan'"`UNIQ--nowiki-0000000D-QINU`"'3'"`UNIQ--nowiki-0000000E-QINU`"',[4].

Après vingt jours de navigation, il arrive sur l’île de Sumatra. Il y reste huit mois, dont six à Sriwijaya où il se consacre à l'étude du sanskrit. Il remonte vers le Bengale, et débarque en 673 dans les environs de l'actuelle Calcutta. Il visite les lieux saints du bouddhisme

 
Carte des voyages de Yi jing durant le viie siècle de notre ère.

RéférencesModifier

  1. Robert E. Buswell Jr. et Donald S. Lopez Jr., The Princeton Dictionary of Buddhism, Princeton, Princeton University Press, (ISBN 0-691-15786-3), p. 1028
  2. Lévy Paul 1987, p. 363.
  3. a b et c Grousset 2008, p. 297.
  4. Coppieters, « YIJING [YI-TSING] (635-713) » sur universalis.fr


BibliographieModifier

 
Représentations de Yi Jing. Exposition « Kedatuan Sriwijaya ». Musée national d'Indonésie, Jakarta, 2017

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

TraductionModifier

  • Mémoire composé à l'époque de la grande dynastie T'ang sur les religieux éminents qui allèrent chercher la loi dans les pays d'Occident [« Xiyu qiufa gaoseng zhua »] (trad. du chinois par Édouard Chavannes), Paris, Ernest Leroux, , xxi, 218 p. (lire en ligne).  
  • (en) A Record of the Buddhist Religion as Practised in India and Malay Archipelago, A.D. 671-695 [« Nanhai jigui heifa zhuan »] (trad. du chinois par Junijiro Takakusu), Oxford, Clarendon Press, , lxiv, 240 p. (lire en ligne)
  • L'Inde du Bouddha vue par des pèlerins chinois sous la dynastie des Tang (préf. d'Étiemble, Texte établi et annoté par Catherine Meuwese), Paris, Calmann-Lévy, , 318 p., p. 283-305 (Extraits de la trad. de E. Chavannes).  
  • (en) A Record of the Inner Law Sent Home from the South Seas (trad. du chinois par Li RONGXI), Berkeley, Numata Center for Buddhist Translation and Research, , xii, 198 p. (ISBN 1-886-43909-5, lire en ligne)

ÉtudesModifier

  • Jean-Christian Coppieters, « YIJING [YI-TSING] (635-713) », sur universalis.fr, s.d. (consulté le 2 avril 2021).  
  • René Grousset (préf. d'André Bareau à l'édition de 1991), Sur les traces du Bouddha, Paris, L'Asisathèque, (1re éd. 1929), 382 p. (ISBN 978-2-915-25556-0), p. 297-311.  
  • André Lévy, Les pèlerins bouddhistes de la Chine aux Indes, Paris, JC Lattès, , 247 p. (ISBN 978-2-709-61610-2)
    Introduction aux voyages des cinq pèlerins, avec traduction d'extraits (Yi-Jing, p. 183-229, trad. d'E. Chavannes citée ci-dessus).
  • Paul Lévy, « Les Pèlerins chinois en Inde », dans René de Berval (Dir.), Présence du bouddhisme, Paris, Gallimard, (réimpr. Gallimard, coll. « TEL », 2008) (1re éd. 1959), 816 p. (ISBN 978-2-070-70516-0), p. 279-368; sur Yi-jing, v. p. 363-368.  
  • (en) Tansen SEN, « The Travel Records of Chinese Pilgrims Faxian, Xuanzang, and Yijing », Education About Asia, vol. 11, no 3,‎ , p. 24-33 (lire en ligne)