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Wusun et leurs voisins lors de la fin du IIe siècle av. J.-C..

Les Wūsūn (chinois : 烏孫 ; litt. « Petits-enfants du corbeau ») était un peuple nomade ou semi-nomade qui aurait habité à l'ouest de Gansu, au nord de la Chine. Voisins du peuple Yuezhi, ils étaient d'origine turque[1],[2],[3],[4],[5] ou indo-européenne[6].

HistoireModifier

Après avoir été défaits par les Xiongnu aux environs de l'an 276 av. J.-C., le peuple a fui dans la région de l'Ili et du Yssyk Koul. Ils y sont demeurés au moins cinq cent ans[7],[8].

Ils sont mentionnés par des sources historiques chinoises en 436, alors que les deux peuples établissent des échanges[9]. Leur destin a été lié à celui des Kaganates turcs et aux bouleversements engendrés en Asie centrale lors de l'ère Jetyssou.

À partir du VIe siècle, on retrouve plusieurs traces de leur impact sur les peuples environnants dans les cultures perses, musulmane, turc et russe. Le peuple Uysyn (en), dénombrant environ 250 000 personnes, est considéré par certains[Qui ?] comme étant des descentants des Wusun. Les Uysyn se divisent en 2 lignées : les Dulat et les Sary Uysyn (« Uysyn jaunes »)[4].

Les Wusun et MidasModifier

Ella Maillart rapporte dans un récit de voyage[10] une version de la légende du roi Midas, attribuée aux Wusun (qu'elle orthographie Oussounes). Le barbier ayant confié le secret des oreilles d'âne du roi à un puits, il oublia de refermer l'orifice : l'eau du puits déborda, noya le palais et engendra le lac actuel de l'Yssyk Koul.

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • (en) Jila Namu, « Myth and traditional beliefs about wolf and the crow in Central Asia : Examples from the Turkic Wu-Sun and the Mongols », in Asian folklore studies (Nagoya), vol. 65, no 2, 2006, p. 176-177
  • (de) Kurakichi Shiratori, Beitrag zur Geschichte und Sprache des Centralasiatischen Wusun-Stammes, Harrasowitz, Budapest, 1902, 38 p. (extrait de Keleti Szemle, III:2-3)
  • Yuhua Tan, Recherche sur les sépultures à kourgane des Saces et des Wusun dans le bassin de l'Ili, Université Panthéon-Sorbonne, Paris, 2010, 488 p. (thèse d'Archéologie)
  • (en) Yu. A. Zuev, Early Türks: Essays on history and ideology, Dajk-Press, , 332 p. (présentation en ligne)  

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Wusun » (voir la liste des auteurs).
  1. (en) N. Jila, « Myths and traditional beliefs about the wolf and the crow in Central Asia: examples from the Turkic Wu-Sun and the Mongols », Asian Folklore Studies, vol. 65, no 2,‎ , p. 161
  2. (en) Denis Sinor, « The legendary Origin of the Türks », Folklorica: Festschrift for Felix J. Oinas, Indiana, Egle Victoria Zygas et Peter Voorheis,‎ , p. 240
  3. (zh) 王明哲 (Mingzhe Wang) et 王炳華 (Binhua Wang), « 蘇聯的烏孫考古情況簡述 », 烏孫研究 (Wusun research), Ürümqi, 新疆人民出版社 (Sincan Halkyayınevi), no 1,‎
  4. a et b Zuev 2002, p. 35
  5. (tr) Wolfram Eberhard, Çin Tarihi, Türk Tarih Kurumu Basimevi, , 383 p. (présentation en ligne), p. 33
  6. (en) « Zhang Qian », Encylopedia Britannica
  7. (en) Burton Watson, Records of the Grand Historian of China. Han Dynasty II, New York, Presses de l'université Columbia, , chap. 123 (« The Account of Ta-yüan »)
  8. (en) A. F. P. Hulsewé et M. A. N. Loewe, China in Central Asia: The Early Stage 125 BCE – CE 23: an annotated translation of chapters 61 and 96 of the History of the Former Han Dynasty, Leiden, E. J. Brill,
  9. (en) Y. A. Zadneprovskiy, History of civilizations of Central Asia, Volume II. The development of sedentary and nomadic civilizations: 700 B.C. to A.D. 250, Paris, UNESCO Publishing,, , « The Nomads of northern Central Asia after the invasion of Alexander », p. 461
  10. Ella Maillart, Des monts Célestes aux sables Rouges, Payot, 1990, 1991, 2001 (ISBN 2-228-89440-0).