Via Tiburtina

La voie Tiburtine (latin : via Tiburtina) est une voie romaine antique de l'Italie qui relie Rome à la ville de Tivoli (ancienne Tibur), à l'est sur le cours de l'Anio.

La via Tiburtina-Valeria, en rose sur la carte (rouge=via Salaria, bleu=via Flaminia).
La voie Tiburtine sur une carte du Latium antique
(1886, G. Droysens Allgemeiner Historischer Handatlas)

HistoriqueModifier

Elle est agrandie à partir d'une voie antérieure vers -305 par le censeur Marcus Valerius Maximus ou en 286 av. J.-C. par le consul Marcus Valerius Maximus Potitus[1] et est prolongée en 154 av. J.-C. sous le nom de Voie (Tiburtine) Valérienne (latin : Via (Tiburtina) Valeria) par le censeur Marcus Valerius Messalla, de la même gens des Valerii.

Elle part de Rome au niveau de la porta Tiburtina sur le mur d'Aurélien et au niveau de la porte Esquiline sur le mur Servien, au nord-est de la ville, sur l'Esquilin.

La voie se divise en deux à mi-chemin de Tibur, après le passage de l'Anio, la plus ancienne partie (latin : via Tiburtina vetus) montant vers le nord pour atteindre Tibur par le nord-ouest, alors que la partie plus récente (latin : via Tiburtina novus) atteint Tibur par le Sud en ayant retraversé l'Anio juste en aval de la ville, près de la villa d'Hadrien.

Au-delà de Tivoli, elle se prolonge le long de la vallée de l'Aniene puis traverse les Apennins par la via Valeria.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

 
La via Tiburtina dans le quartier Tiburtino à Rome.

Notes et référencesModifier

  1. Catherine Virlouvet (dir.) et Stéphane Bourdin, Rome, naissance d'un empire : De Romulus à Pompée 753-70 av. J.-C, Paris, Éditions Belin, coll. « Mondes anciens », , 796 p. (ISBN 978-2-7011-6495-3), chap. 5 (« L'acquisition de la primauté en Italie »), p. 231.