Verrue génitale

Verrue génitale
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Verrue génitales en zone périanale.
Spécialité Infectiologie et dermatologieVoir et modifier les données sur Wikidata
DiseasesDB 29120
MedlinePlus 000886
eMedicine 219110 et 763014Voir et modifier les données sur Wikidata
MeSH D003218
Causes Infection à papillomavirus humainVoir et modifier les données sur Wikidata
Médicament Interferon alfa-n3 (en), podophylline, imiquimod, imiquimod et acedoben sodium (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Patient UK Human-papillomavirus-and-genital-warts

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Une verrue génitale, aussi appelé condylome, condylomata acuminata, condylomes acuminés, est une infection sexuellement transmissible (IST) extrêmement contagieuse due à certaines variantes du papillomavirus humain (HPV). Ces verrues peuvent se présenter comme des excroissances indolores touchant la peau ou les muqueuses des régions anale et/ou génitale. Leur aspect le plus fréquent les font surnommer crêtes de coq, mais les lésions peuvent parfois être planes et même rester non visibles à l'œil nu.

Localisation, présentationModifier

 
Cas sévère de condylomes génitaux chez une femme
 
Cas sévère de condylomes génitaux chez un homme
 
Petit condylome sur un scrotum

Les verrues génitales sont les manifestations externes de cette infection, les plus faciles à remarquer.

Les condylomes sont parfois présents dans la cavité orale[1].

TransmissionModifier

Le papillomavirus humain se transmet au cours de rapports sexuels (rapports buccogénitaux compris [2], [3], [4] ) avec un partenaire infecté. Le HPV peut aussi se transmettre au cours de simples contacts cutanés directs ou même indirects ; par exemple avec des sex-toys infectés, avec des vêtements ou sous vêtements infectés, dans des saunas et lors de petites lésions des muqueuses ou lors d'irritations locales [5], [6].

Les personnes immunodéprimées[7] sont plus susceptibles de présenter des verrues génitales.

Risques de cancerModifier

Les condylomes cutanés du type crêtes de coq ne se transforment qu'exceptionnellement en cancer car les types de papillomavirus (il en existe environ deux cents[8]) en cause sont faiblement oncogènes. Elles peuvent être causées par les formes 6, 11, 42, 44, 50, 53 et 83 [9] de cette infection, les formes 6 et 11 en étant responsables à plus de 90 %[10].

TraitementModifier

 
Pistolet de cryothérapie médicale, servant à « brûler » les condylomes

Le traitement est local et peut faire appel :

Les preuves d'efficacité de l'imiquimod restent de faible qualité avec des risques de biais dans les études publiées (6 sur 10 ont été financées par les industriels)[12]. C'est à prendre en compte avec les effets indésirables associés et le choix parmi la palette de traitements disponibles.

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Notes et référencesModifier

  1. Choukas, N. C., & Toto, P. D. (1982) Condylomata acuminatum of the oral cavity. Oral Surgery, Oral Medicine, Oral Pathology, 54(4), 480-485.
  2. Dominique Forget, « Les symptômes et personnes à risque des condylomes (verrues génitales) », (consulté le 19 décembre 2016).
  3. Dr. Albert Hauteville, « LE PAPILLOME BUCCAL ET HPV.Par le Dr.A.Hauteville.. », (consulté le 19 décembre 2016).
  4. « Condylome acuminé, condylome », sur santeweb.ch (consulté le 19 décembre 2016).
  5. « Les Condylomes, MST à Papilloma Virus Humain (HPV) », sur dermato INFO, (consulté le 19 décembre 2016).
  6. « Condylome - Transmission, symptômes et traitement », sur Le journal des femmes, (consulté le 19 décembre 2016).
  7. Larousse, « Définition sur Larousse », sur www.larousse.fr (consulté le 1er octobre 2020)
  8. « Condylomes génitaux (verrues génitales) et Humain Papilloma Virus (HPV) », sur www.aly-abbara.com (consulté le 1er mai 2016)
  9. « Human Papilloma Virus (HPV) : caractéristiques des infections à HPV à bas risque et haut risque », sur www.aly-abbara.com (consulté le 1er mai 2016)
  10. « Verrues ano-génitales ou condylomes acuminés - Papillomavirus », sur Papillomavirus (consulté le 1er mai 2016)
  11. a et b Dominique Forget, « Les traitements médicaux et approches complémentaires des condylomes (verrues génitales) », sur passeportSanté.net, (consulté le 19 décembre 2016)
  12. Carlos F. Grillo-Ardila, Edith Angel-Müller, Luis C. Salazar-Díaz et Hernando G. Gaitán, « Imiquimod for anogenital warts in non-immunocompromised adults », The Cochrane Database of Systematic Reviews, no 11,‎ , CD010389 (ISSN 1469-493X, PMID 25362229, DOI 10.1002/14651858.CD010389.pub2, lire en ligne, consulté le 9 avril 2019)

Voir aussiModifier