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Union patriotique libre

parti politique tunisien
Union patriotique libre
Description de cette image, également commentée ci-après

Logotype officiel.

Nom arabe الاتحاد الوطني الحر
Présentation
Fondation
Président Slim Riahi
Journal Tounès El Horra


Représentation
Députés (2014)
11 / 217
Orientations
Idéologie Libéralisme
Informations
Siège Immeuble Le Forum du Lac
Les Jardins du Lac 2
1053 Les Berges du Lac
Site web www.upl.tn

L'Union patriotique libre (الاتحاد الوطني الحر) ou UPL est un parti politique tunisien.

Sommaire

HistoireModifier

Fondé le 19 mai 2011[1], il est établi après la révolution à l'initiative de l'homme d'affaires Slim Riahi[2]. Il modifie peu après son nom en remplaçant le terme « libéral » par « libre »[3].

Le président du parti, Slim Riahi, est revenu de Libye en janvier 2011 ; il y a fait fortune dans l'énergie et l'immobilier. Le programme du parti propose une société moderne et basée sur l'économie de marché, tout en rejetant l'islamisme[4].

L'UPL a principalement été remarquée pour sa campagne électorale coûteuse. Le parti a offert à ses électeurs potentiels des trajets en bus pour assister à ses meetings. Au contraire de la plupart des autres partis qui s'appuient sur le bénévolat, l'UPL paye ses candidats et ses équipes de campagne. Ceci lui a valu l'accusation d'« acheter » ses candidats et ses supporters[5]. De plus, le mélange des intérêts économiques et politiques a placé le parti sous le feu des critiques[6].

L'UPL est également entrée en conflit avec l'Instance supérieure indépendante pour les élections car sa campagne s'est poursuivie entre les 12 et 30 septembre 2011 et ce malgré l'interdiction de la publicité qui avait été prononcée[5]. Ahmed Kedidi, ancien membre du Parti socialiste destourien (clan de Mohamed Mzali), est nommé vice-président alors que Souheil Alouini est nommé secrétaire général. Le parti qui n'obtient qu'un seul siège à l'assemblée constituante arrive tout de même à constituer un groupe parlementaire en attirant onze membres élus sur les listes de la Pétition populaire pour la liberté, la justice et le développement, cinq adhérant au parti, les autres devenant de simples membres du groupe parlementaire. Toutefois, les nouveaux arrivants sont vite sollicités par Bahri Jelassi, président du Parti de l'ouverture et de la fidélité et quittent le parti ou le groupe, à l'exception de Hanène Sassi.

Le 7 mars 2013, le parti annonce sa fusion avec sept autres partis libéraux dont le Mouvement citoyenneté ; le nouveau parti conserve la même dénomination[7]. Nabil Tlili, président du Mouvement citoyenneté, devient l'homme-clé du parti. Successivement, Kedidi et Alouini démissionnent ; le second est élu sur les listes de Nidaa Tounes aux élections législatives de 2014. C'est Mohsen Hassen qui hérite du poste de premier vice-président du parti alors que Maher Ben Dhia est désigné comme secrétaire général.

Performance électoraleModifier

Assemblée constituante de 2011Modifier

Malgré la campagne menée par le parti qui a choisi le slogan Tawa (Maintenant) et qui envahit tous les supports de propagande en refusant la limitation des dépenses politiques assimilée à une manœuvre destinée à empêcher l’émergence de forces nouvelles[8], celui-ci qui présente 25 listes en Tunisie et deux à l'étranger, n'obtient qu'un seul siège dans la circonscription de Siliana, grâce au voisinage de la liste d'Ennahdha sur le bulletin du vote. Au total, il recueille 55 665 voix, soit 1,26 % des suffrages[9].

Élections législatives de 2014Modifier

Le parti présente des listes dans la totalité des 33 circonscriptions. Il recueille 137 110 voix, arrivant en troisième position avec 4,02 % des suffrages, et obtient seize sièges[10] :

Conscient de sa position et du fait que l'engouement des électeurs risque d'être éphémère, l'UPL courtise Nidaa Tounes pour former un gouvernement. Un haut responsable du parti déclare au journal Assabah : « Nous ne nous allierons pas à Ennahdha ; notre programme est en harmonie avec celui de Nidaa Tounes »[11].

RéférencesModifier

  1. Arrêté du ministre de l'Intérieur du 19 mai 2011, Journal officiel de la République tunisienne, n°37, 24 mai 2011, p. 746
  2. (en) Eymen Gamha, « Free Patriotic Union », Tunisia Live, 3 octobre 2011
  3. Arrêté du ministre de l'Intérieur du 16 juin 2011, Journal officiel de la République tunisienne, n°45, 21 juin 2011, p. 955
  4. (en) Sam Bollier, « Who are Tunisia's political parties? », Al Jazeera English, 9 octobre 2011
  5. a et b (en) Yasmine Ryan, « Tunisian newcomer spends big on campaign », Al Jazeera English, 21 octobre 2011
  6. (en) Eileen Byrne, « Tunisia party runs into controversy », Financial Times, 27 septembre 2011
  7. « Tunisie : Une nouvelle fusion pour créer un grand parti d'orientation libérale », Xinhua, 7 mars 2013
  8. Serge Halimi, « Tunisie, l'ivresse des possibles », Le Monde diplomatique, octobre 2011, pp. 1, 8 et 9
  9. Ce total tient compte des rectifications apportées aux premiers résultats publiés par l'Instance supérieure indépendante pour les élections, dans son classement des listes ayant obtenu des sièges à l'assemblée constituante, qui donnait à l'UPL 51 594 voix et 1,27 % des suffrages.
  10. Le nombre de voix est calculé par cumul des voix obtenues dans chaque circonscription en attendant la publication officielle des résultats cumulés par l'Instance supérieure indépendante pour les élections.
  11. « Un dirigeant de l'UPL : nous ne nous allierons pas à Ennahdha », Assabah, 14 novembre 2014

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Free Patriotic Union » (voir la liste des auteurs).

Voir aussiModifier