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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Riahi.

Slim Riahi
سليم الرياحي
Illustration.
Slim Riahi invité à la séance inaugurale de l'assemblée constituante, en 2011.
Fonctions
Secrétaire général de Nidaa Tounes

(4 mois et 8 jours)
Prédécesseur Mohsen Marzouk (indirectement)
Successeur Néji Jalloul (indirectement)
Président de l'Union patriotique libre

(7 ans, 4 mois et 25 jours)
Prédécesseur Fondation du parti
Successeur Dissolution du parti
Biographie
Date de naissance (47 ans)
Lieu de naissance Bizerte (Tunisie)
Nationalité tunisienne
Parti politique Union patriotique libre (2011-2018)
Nidaa Tounes (2018-2019)
Nouvelle Union nationale (depuis 2019)
Conjoint Sabah Aloui[1]
Diplômé de Université de Tripoli
Profession Homme d'affaires

Slim Riahi (arabe : سليم الرياحي), né le 13 juillet 1972 à Bizerte, est un homme d'affaires et homme politique tunisien. Il est le fondateur et président de l'Union patriotique libre (UPL) ; il préside également le Club africain de 2012 à 2017.

BiographieModifier

JeunesseModifier

En 1980, sa famille s'exile en Libye car son père, un nationaliste arabe, est opposé au président Habib Bourguiba, puis à son successeur Zine el-Abidine Ben Ali. Slim Riahi grandit donc en Libye, où il étudie le management à l'université Al Fateh de Tripoli[2]. Par la suite, il se lance dans la production pétrolière, l'énergie, l'aviation et l'immobilier, ce qui lui permet de bâtir sa fortune[3]. Il s'installe ensuite à Londres, où il acquiert la nationalité britannique[2].

Entrée en politiqueModifier

Revenu en Tunisie après la révolution de 2011, il fonde un parti politique, l'UPL, qui présente un programme moderne et économiquement libéral, se positionnant au centre du spectre politique[4]. Le parti fait toutefois l'objet de controverses pour son mélange des intérêts politiques et économiques, sa coûteuse campagne et ses ressources financières d'origine trouble[2],[5]. En août 2011, Riahi annonce son intention de se lancer dans le secteur des médias en acquérant 20 % des parts du groupe de presse Dar Assabah[5].

Il présente sa candidature à l'élection présidentielle de 2014 en tant que candidat de l'UPL[6]. À l'issue du premier tour, il termine cinquième avec 5,55 % des voix.

Rôle sportifModifier

Slim Riahi dépose par ailleurs sa candidature à la présidence du Club africain le 9 juin 2012, présentant par la même occasion les grandes lignes de son programme aux médias[7] et annonçant définitivement sa liste pour les élections du comité directeur[8]. Seul à avoir présenté sa candidature, il est élu le 16 juin[9].

Le 1er novembre 2017, il annonce sa démission de la présidence du club en raison de sa situation judiciaire[10].

Affaires judiciairesModifier

Le 28 juin 2017, un juge d’instruction au sein du pôle judiciaire, économique et financier décide le gel de ses avoirs basé sur des soupçons de corruption et de blanchiment d'argent. Riahi indique pour sa part être victime d’un chantage et estime que la campagne anticorruption du gouvernement est « une opération sélective »[11]. Le 9 octobre, il est condamné à cinq ans de prison par le tribunal de première instance de Tunis, dans le cadre du non paiement des intérêts et d'une amende dans le cadre d'une affaire de chèques sans provision au cours de laquelle il avait écopé de 25 ans de prison dans un premier temps, peine réduite par la suite[12]. Après s'être présenté au tribunal de première instance de Tunis avec des preuves du remboursement des dettes et des sommes qu'il doit, le tribunal annule toutes les poursuites engagées contre lui le 17 octobre[13].

Démission et retour en politiqueModifier

Le 27 décembre 2017, il annonce qu'il démissionne de son poste de président de l'Union patriotique libre pour se concentrer sur ses soucis avec la justice et les affaires dans lesquelles il est impliqué[14]. Il annonce également qu'il souhaite que ce soit son adjointe Samira Chaouachi qui prenne la relève et assure l'interim jusqu'à la tenue du congrès national du parti, une proposition qu'elle refuse[15],[16]. De plus, les membres du parti n'acceptent pas cette démission[17],[18].

Le 28 août 2018, ce dernier annonce son retour sur la scène politique, estimant que « son innocence a été prouvée » dans les affaires qui le concernent et annonçant qu'il reprend son poste à la présidence de l'Union patriotique libre[19],[20]. Le 14 octobre, il annonce la fusion de son parti avec Nidaa Tounes[21].

En novembre 2018, Slim Riahi accuse le chef du gouvernement Youssef Chahed et le directeur général de la garde présidentielle de « complot contre la sécurité intérieure de l’État » et porte plainte auprès du tribunal militaire permanent de première instance de Tunis[22],[23]. En décembre de la même année, cette plainte est classée sans suite par le procureur général de la direction de la justice militaire faute de preuve[24],[25].

En février 2019, Slim Riahi annonce qu'il démissionne de son poste de secrétaire général de Nidaa Tounes[26].

Le 13 septembre de la même année, candidat à l'élection présidentielle, il se retire au profit d'Abdelkrim Zbidi[27].

RéférencesModifier

  1. « Les épouses et époux des candidats (te) à la présidentielle », sur directinfo.webmanagercenter.com, (consulté le 30 juin 2017).
  2. a b et c (en) Yasmine Ryan, « Tunisian newcomer spends big on campaign », sur english.aljazeera.net, (consulté le 30 juin 2017).
  3. Radhouane Somai, « Tunisie - Qui est Slim Riahi et que pèse-t-il sur l'échiquier politique », sur businessnews.com.tn, (consulté le 30 juin 2017).
  4. (en) Sam Bollier, « Who are Tunisia's political parties? », sur english.aljazeera.net, (consulté le 30 juin 2017).
  5. a et b (en) Eileen Byrne, « Tunisia party runs into controversy », sur ft.com, (consulté le 30 juin 2017).
  6. « Slim Riahi présente officiellement sa candidature à l’élection présidentielle », sur businessnews.com.tn, (consulté le 30 juin 2017).
  7. « Slim Riahi : "je vise les titres" », sur mosaiquefm.net, (consulté le 30 juin 2017).
  8. « Club Africain : les membres du comité directeur du candidat Slim Riahi », sur mosaiquefm.net, (consulté le 30 juin 2017).
  9. « Le club : Mr Slim Riahi élu président du Club Africain », sur clubafricain.com, .
  10. « Club africain : démission « irrévocable » de Slim Riahi », sur kapitalis.com, (consulté le 2 novembre 2017).
  11. « Tunisie : gel des avoirs de l’homme d’affaires et patron du Club africain Slim Riahi », sur jeuneafrique.com, (consulté le 30 juin 2017).
  12. « Slim Riahi condamné à 5 ans de prison pour l'affaire des chèques sans provision », sur huffpostmaghreb.com, (consulté le 12 octobre 2017).
  13. « Le tribunal de première instance de Tunis annule les poursuites engagées à l'encontre de Slim Riahi », sur huffpostmaghreb.com, (consulté le 17 octobre 2017).
  14. « Slim Riahi démissionne de la présidence de l’UPL », sur businessnews.com.tn, (consulté le 28 août 2018).
  15. Wafa Samoud, « Après la démission de Slim Riahi de l'UPL, Samira Chaouachi refuse d'assurer la présidence du parti », sur huffpostmaghreb.com, (consulté le 28 août 2018).
  16. « Démission de Slim Riahi : Samira Chaouachi prend la tête de l’UPL », sur businessnews.com.tn, (consulté le 28 août 2018).
  17. « Le bureau politique de l'UPL refuse la démission de Slim Riahi », sur huffpostmaghreb.com, (consulté le 28 août 2018).
  18. « Tunisie : démission de Slim Riahi de l’UPL, refus du bureau politique », sur tunisienumerique.com, (consulté le 28 août 2018).
  19. Yassine Bellamine, « Slim Riahi fait son retour sur la scène politique », sur huffpostmaghreb.com, (consulté le 28 août 2018).
  20. « Slim Riahi : "Mon innocence est prouvée, je reviens sur la scène politique !" », sur webdo.tn, (consulté le 28 août 2018).
  21. Wafa Samoud, « L’UPL annonce sa fusion avec Nidaa Tounès », sur huffpostmaghreb.com, (consulté le 15 octobre 2018).
  22. « Slim Riahi comparaitra devant la justice militaire en tant que plaignant et témoin dans l’affaire de complot contre la sécurité intérieure de l'État », sur radioexpressfm.com, (consulté le 11 décembre 2018).
  23. Boutheïna Laâtar, « Plainte de Slim Riahi : la face cachée du complot », sur businessnews.com.tn, (consulté le 11 décembre 2018).
  24. « La plainte déposée par Slim Riahi pour complot contre la sécurité intérieure de l’État classée sans suite », sur huffpostmaghreb.com, (consulté le 11 décembre 2018).
  25. « L'affaire du complot contre la sûreté de l'État : la justice militaire classe sans suite la plainte déposée par Slim Riahi », sur leaders.com.tn, (consulté le 11 décembre 2018).
  26. « Slim Riahi quitte Nidaa Tounes », sur huffpostmaghreb.com, (consulté le 23 février 2019).
  27. « Présidentielle 2019 : Slim Riahi se retire et appelle à voter Abdelkarim Zbidi », sur kapitalis.com, (consulté le 15 septembre 2019).
(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Slim Riahi » (voir la liste des auteurs).