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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Ulrich Fugger (1441–1510) et Fugger.
Ulrich Fugger
Fuggerorum et Fuggerarum imagines - 020r.jpg
Biographie
Naissance
Décès
Activité
EcclésiastiqueVoir et modifier les données sur Wikidata
Père

Ulrich Fugger, est un religieux allemand né à Augsbourg le et mort à Heidelberg le , membre de la famille Fugger[1].

BiographieModifier

Il embrassa l'état ecclésiastique, et devint camérier du pape Paul III : après avoir demeuré pendant quelque temps en Italie, il revint en Allemagne, où, ayant eu plusieurs conférences avec les nouveaux réformateurs, il finit par adopter leurs principes. Il se démit alors de son emploi, et s'appliqua entièrement à l'étude des lettres. Ce fut un protecteur éclairé des savants, et il contribua à faire donner de meilleures éditions des auteurs grecs et latins. Sa libéralité ne s'étendit pas seulement sur les écrivains qui honoraient alors l'Allemagne : on sait qu'il vint au secours du célèbre imprimeur Henri Estienne, et qu'il lui donna une somme considérable. Il avait formé lui-même une collection très précieuse d'anciens manuscrits ; et il consacrait chaque année pour l'augmenter des sommes si fortes, que ses parents, craignant qu'il ne finît par dissiper leur patrimoine, firent prononcer son interdiction. Ce trait lui fut sensible mais il parvint à faire annuler le jugement rendu contre lui ; et le testament de son frère, qui l'instituait héritier, fut confirmé. Il se retira à Heidelberg, où il mourut au mois de juin 1584, laissant à l'électeur palatin sa riche bibliothèque. Il légua aussi une somme pour les pauvres et une autre pour l'entretien de six écoliers à l'Académie.

Quelques auteurs, étonnés de sa richesse inépuisable, ont dit sérieusement qu'il était en possession de la pierre philosophale et qu'il en a laissé la preuve dans quelques écrits (Mohof. Polyhistor., t. 1, p. 31). On regarde avec plus de raison comme une des principales sources de la fortune de ces négociants les rames de mercure d'Almaden, dont ils obtinrent la concession, et dont les produits étaient indispensablement nécessaires pour l'exploitation des mines de Potosi.

Notes et référencesModifier

  1. Nouvelle biographie universelle, vol. 19, Firmin Didot, (présentation en ligne)

SourceModifier

« Ulrich Fugger (1528-1584) », dans Louis-Gabriel Michaud, Biographie universelle ancienne et moderne : histoire par ordre alphabétique de la vie publique et privée de tous les hommes avec la collaboration de plus de 300 savants et littérateurs français ou étrangers, 2e édition, 1843-1865 [détail de l’édition]