Thomas Wilberforce Egan

Thomas Wilberforce Egan
Thomas Wilberforce Egan
Thomas W Egan

Naissance
New York, État de New York
Décès
New York, État de New York
Allégeance US flag 34 stars.svg Union
Grade Union Army major general rank insignia.svg Major général
Années de service 1861 – 1866
Commandement 40th New York Infantry
Première Bbigade, 3e Div, II Corps
Deuxième division, II Corps
Conflits Guerre de Sécession
Autres fonctions Percepteur adjoint des douanes

Thomas Wilberforce Egan (1836 – ) est un officier de l'armée de l'Union qui a dirigé le régiment Mozart pendant la guerre de Sécession, avant de devenir plus tard général.

Avant la guerreModifier

Egan naît dans la ville de New York de parents immigrants irlandais en 1836. Peu de chose est connue au sujet de sa vie avant la guerre de Sécession. On pense qu'il a épousé une actrice et qu'il est le père d'un enfant qui est mort jeune[1].

Guerre de SécessionModifier

Egan rejoint le 40th New York Volunteer Infantry Regiment, appelé le régiment de Mozart, en , au début de la guerre de Sécession, en tant que soldat[2]. Le régiment est parrainé par le comité du Mozart Hall du parti démocrate[3]. Egan est promu lieutenant-colonel le .

Le lieutenant-colonel Egan participe à la plupart des grandes batailles de l'armée du Potomac. Initialement, le régiment de Mozart sert dans la première division du III corps. On rapporte que le colonel Egan arrête le colonel du régiment pour mauvaise conduite à la bataille de Fair Oaks, en [4]. En , Egan est promu colonel. Il dirige le régiment lors de la seconde bataille de Bull Run, la bataille de Chantilly et la bataille de Chancellorsville. À Chancellorsville, le colonel Egan devient commandant par intérim de la première brigade de la première division du III corps, quand le brigadier général Charles K. Graham est affecté au commandement de la troisième division à la suite de la mort du major général Amiel W. Whipple. Lors de la bataille de Gettysburg, le , le colonel Egan, une fois de plus la tête de son régiment, est blessé au combat près de Devil's Den, étant touché à une jambe, et le monument du régiment se trouve à proximité de ce site. [1] Le régiment de Mozart perd 150 hommes sur les 431 engagés[5]. Egan mène également le régiment Mozart lors de la campagne de Mine Run au cours de l'automne 1863.

Juste avant la campagne de l'Overland du lieutenant général Ulysses S. Grant de 1864, le troisième corps d'armée est dissous. La première division devient la troisième division du II corps. Egan mène son régiment à la bataille de la Wilderness[6]. Il devient commandant d'une brigade au cours de la bataille de Spotsylvania, après que le brigadier général J. H. Hobart Ward est relevé pour ivresse dans la nuit du . Son commandement est impliqué dans une contre-attaque contre les confédérés pendant les combats à Harris Farm[7]. Egan est à la tête de la brigade à la bataille de North Anna, attaquant Henagan's Redoubt[8]. Il la mène également à la bataille de Cold Harbor. Egan est blessé au cours de la deuxième bataille de Petersburg, en , souffrant d'une légère paralysie[9].

Le colonel Egan reçoit sa commission de brigadier général le . Le secrétaire à la Guerre, Edwin Stanton lui remet personnellement sa commission[note 1]. Lors de la bataille de Boydton Plank Road le , il commande la deuxième division du II corps à la place du brigadier général John Gibbon. Egan est grièvement blessé le . La plaie handicape son bras droit. Après avoir recouvré, il reçoit le commandement d'une division dans l'armée de la Shenandoah sur la demande du major général Winfield Scott Hancock. Le , le président Abraham Lincoln propose Egan pour la nomination au brevet de major-général des volontaires avec une date de prise de rang au pour son service à la bataille de Boydton Plank Road, et le sénat américain confirme la nomination le [10].

Après la guerreModifier

Le général Egan quitte le service le [11], et par la suite vit dans la ville de New York. Il sert comme adjoint au receveur des douanes du port de New York. Il appartient également à la grande armée de la république. Le brigadier général Egan meurt à New York le . Selon le New York Times, le général Egan est frappé d'épilepsie lors de son séjour à l'International Hotel dans la ville de New York. Il est emmené à l'hôpital de Chambers Street, un hôpital de charité, où il meurt.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Egan est nommé brigadier général le avec une date de prise de rang à cette même date.

RéférencesModifier

  1. Warner, p. 139.
  2. Eicher, John H., and David J. Eicher (en), Civil War High Commands.
  3. Adelman, p. 13.
  4. New York Times,
  5. Adelman, p. 134.
  6. Steere, p. 277.
  7. Rhea, p. 183.
  8. Rhea, pp. 297 [map], 300-302.
  9. Warner, p. 140.
  10. Eicher, 2001, p. 711
  11. Eicher, 2001, p. 224

BibliographieModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • (en) William D. Matter, If It Takes All Summer : the Battle of Spotsylvania, Chapel Hill, University of North Carolina Press, , 455 p. (ISBN 0-8078-1781-3, lire en ligne)
  • (en) Garry E. Adelman et Timothy H. Smith, Devil's Den : A History and Guide, Thomas Publications, , 159 p. (ISBN 1-57747-017-6).  
  • (en) John H. Eicher et David J. Eicher, Civil War High Commands., Stanford, Stanford University Press, , 1040 p. (ISBN 0-8047-3641-3).  
  • New York Times, Feb. 25, 1887.  
  • (en) Hampton Newsome, Richmond Must Fall : The Richmond-Petersburg Campaign, October, 1864, Kent, Ohio, Kent State University Press, , 447 p. (ISBN 978-1-60635-132-1)
  • (en) Gordon C. Rhea, To the North Anna River : Grant and Lee May 13–25, 1864., Baton Rouge, Louisiana State University Press, , 505 p. (ISBN 0-8071-2535-0).  
  • (en) Ezra J. Warner, Generals in Blue : Lives of the Union Commanders, Baton Rouge, Louisiana State University Press, , 712 p. (ISBN 0-8071-0822-7, lire en ligne).