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Théophile Roussel

personnalité politique française
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Théophile Roussel
Théophile Roussel.jpg
"Le progrès médical : journal de médecine, de chirurgie et de pharmacie", Paris, 1903
Fonctions
Sénateur de la Lozère
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Député de la Lozère
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Député de la Lozère
-
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
Membre de

Jean-Baptiste Victor Théophile Roussel, né le à Saint-Chély-d'Apcher en Lozère, mort le , au château d'Orfeuillette à Albaret-Sainte-Marie en Lozère, est un médecin, homme politique et philanthrope français. Il est l'un des premiers hommes politiques français ayant œuvré pour la protection de l’enfance.

BiographieModifier

Fils de Jean-Baptiste Paulin Roussel, docteur en médecine, et de Céline Augustine Gaillardon, il fait ses études à l'école des Frères. Par tradition familiale, ses parents l'inscrivent au collège Stanislas de Paris, où il entre à l'âge de treize ans.

Dès 1841, il réalise une étude biographique sur un Lozérien célèbre : Guillaume de Grimoard (pape en 1362 sous le nom d'Urbain V), ce qui lui vaut l'éloge de l'Académie des inscriptions et belles-lettres ainsi qu'une médaille d'or. La même année, il est reçu interne des hôpitaux de Paris à vingt-quatre ans. C'est à la Salpêtrière puis à l'hôpital Saint-Louis qu'il poursuit avec brio sa thèse de doctorat en médecine et découvre un cas de pellagre propre à l'Italie et à l'Espagne.

De 1842 à 1895, il rédige plusieurs ouvrages à la suite de ses recherches médicales et a pour ami Claude Bernard. Il entreprend un voyage d'études dans le Sud-Ouest, à Toulouse et en Espagne, pour mieux comprendre ce terrible fléau qu'est la pellagre.

De retour en Lozère, Théophile Roussel est élu député à trente-trois ans ; il épouse Élisa d'Estrehan à Saint-Chély d'Apcher. Le couple s'installe à Orfeuillette ; il transforme sa propriété en magnifique château. Ils ont une fille prénommée Jeanne. Théophile Roussel exerce la profession de médecin de campagne tout en continuant ses recherches sur la pellagre. Il est successivement conseiller général et président du conseil général de la Lozère. En 1860, il a une importante activité parlementaire : député de la Lozère, il fait adopter une loi en contre l'alcoolisme. Président de la société protectrice de l'enfance, il fait voter la loi dite « Roussel » de protection de l'enfance, adoptée le 23 décembre  ; il est également promoteur de la loi de 1889 sur la déchéance paternelle. Il fonde la "Société générale des prisons", pour améliorer le régime pénitentiaire des plus jeunes détenus. Jusqu'à sa mort il est un homme du consensus, prêt à accueillir toutes les voix pour faire passer les textes de protection de l'enfance qu'il ne cessa de proposer. Élu en 1876, il est, lors de la crise du 16 mai 1877 l'un des signataires du manifeste des 363[1]. De nouveau élu en octobre 1877, il est ensuite élu sénateur sous Mac-Mahon et sera reconduit par deux fois dans ce mandat (1879-1897).

Il entre à l'académie de médecine en et à l'Académie des sciences morales et politiques en 1891. Il meurt dans son château d'Orfeuillette à l'âge de quatre-vingt-sept ans. Il lègue à sa ville natale sa maison paternelle, devenue mairie, sa bibliothèque de cinq mille volumes et une somme importante permettant l'édification de ce qui est aujourd'hui appelé l'hôpital-hospice Théophile-Roussel[2].

Œuvres et publicationsModifier

HommagesModifier

  • En 1904, la rue Théophile-Roussel est ouverte en son nom à Paris, après la destruction du premier hôpital Armand-Trousseau.
  • Sans doute en hommage à sa loi sur la protection de l'enfance, une image du buste de Théophile Roussel figurait sur le diplôme des nourrices.

BibliographieModifier

 
Monument Théophile Roussel par Jean-Baptiste Antoine Champeil à Paris XIVe.

Notes et référencesModifier