Terence Fixmer

Terence Fixmer
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Terence Fixmer en concert Nocturnal Culture Night ; Allemagne, Deutzen, 02.11.2016
Biographie
Naissance
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Label
Planete Rouge, Ostgut Ton, Mute Records
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Terence Fixmer, né en 1972 à Lille, est un compositeur, musicien et producteur de musique électronique français.

BiographieModifier

Originaire de Tourcoing, située près de la frontière Belge, il fut pendant son adolescence bercé par les courants musicaux ayant des sons synthétiques que l'on retrouve dans l'Electronic Body Music et la New wave. De par sa proximité avec la Belgique, ce style de musique était très populaire dans le Nord de la France. Fan inconditionnel de groupes tel que Front 242, Nitzer Ebb, Klinik et DAF, il fréquente les clubs Belges en plein essor du nouveau genre musical New beat[1]. Lui et l'artiste Emmanuel Top, venant du même collège et de la même ville de Tourcoing, partagent ensemble cette passion[1].

Terence Fixmer s'initie à la production musicale avec ses mentors en parallèle à ses études d'économie au début des années 1990[2].

Il commence à produire et sort son premier disque en 1994, sous le nom de Scanner, sur le label Belge Bonzai Records[3] Puis, d'autres projets tel que Human Rebirth et Alpha Process avec Bruno Quartier de BBE (groupe)[1].

En 1998, il fonde son propre label, Planète Rouge Records.[1].

Après avoir sorti quelques maxis sous différents alias (Gemini 9), il sort sous son vrai nom le disque vinyle : Terence Fixmer Electrostatic E.P en 1999 sur son label. Le morceau-titre Electrostatic ressort la même année sur le label allemand International Deejay Gigolo Records. Electrostatic devient un succès international sur la scène techno et lance la carrière du nordiste qui part s’installer à Berlin quelques années. A l’époque, le label Allemand monté par DJ Hell est au cœur de la vague Electroclash, avec Miss Kittin et The Hacker, Terence Fixmer est dans ce courant bien que sa musique soit plus fortement influencée par l’Electronic Body Music (EBM) et les sonorités dures et sombres[4],[5],[6].

Il présente également son premier Live act en Allemagne à Francfurt, invité par Sven Väth. Il remixe en 2000 Sven Väth pour son titre Ein Waggon Voller Geschichten pour Virgin Records[7], s'ensuivent une série de Live act dans les clubs et festivals technos internationaux tel que Mayday à Dortmund, Dour Festival en Belgique, Monegros Desert festival[8],[6].

Il sort, en 2001, son premier album, Muscle machine sur Gigolo records, qui sera définit comme TBM, pour Techno Body Music, un mélange de genre mixant l'ambiance de l'Electronic Body Music avec le coté plus dansant de la techno[6],[9],[10].

En 2003, il sortira une compilation intitulée Aktion Mekanik sur le label Belge Music Man, regroupant une collection de titres et groupes électroniques des années 80 qui ont fortement influencé sa musique[11],[12].

Aktion Mekanik Theme, le morceau qu'il a créé pour cette compilation, ressortira en 2017 et prendra une seconde vie grâce aux remixes de Marcel Dettmann et Kobosil[12].

En 2004, il crée un nouveau projet appelé Fixmermccarthy, qui est une collaboration avec Douglas McCarthy, le chanteur du groupe Nitzer Ebb[8],[6]. Ce projet aboutit à un premier album intitulé Between the Devil[13]qui fusionnent les sonorités classique de l'EBM et celle de la techno moderne, appuyé par les prestations énergiques, scéniques et vocales de Douglas Mccarthy. Suivra une tournée internationale[14],[15].

En 2006 il rejoint le label français Citizen Records, créé par l'artiste français Vitalic, et sort un EP Danse avec les Ombres puis le deuxième album de FixmerMccarthy Into The Night[16],[17].

Il remixe la même année le titre Adora du groupe Indochine (groupe) pour Sony Music[18].

2010, il se recentre pour une techno plus hypnotique[19],[4]et sort son quatrième album Comedy Of Menace[20], puis en 2015 son cinquième album intitulé Depth Charged pour une techno sombre et mentale[21],[5].

Il remixe en 2017 le groupe Depeche Mode pour le titre Where's the Revolution pour Mute Records [22],[23].

À la suite des précédents remixes effectués pour ce label (Nitzer Ebb, Martin Gore et Vince Clarke), cette relation musicale fut le début d'une collaboration pour plusieurs Maxi 45 tours avec le label novamute[24],[25].

En 2018, il signe son sixième album Through the Cortex sur Ostgut Ton, label du célèbre club Berlinois Berghain[26],[27]. On y retrouve quelques sonorités EBM et techno minimaliste et pour certains titres un sound design plus expérimental[28],[3].

En 2021, lors de l'anniversaire des 16 ans de Ostgut Ton, Terence joue un concert live au Berghain, retransmis en direct sur Arte[29]. Le concert est joué en duo avec l'artiste américain Phase Fatale[30]. À la suite de leur performance, en résulte un titre collaboratif sur la compilation 'Fünfzehn +1' du label[31]. Terence Fixmer fait partie des résidents du club Berghain depuis 2016.

Il collabore avec Thomas Cohen, le chanteur du groupe Post-Punk/art Rock S.C.U.M (en) pour son nouveau projet SYLPH[32],[33].

Discographie sélectiveModifier

AlbumsModifier

  • Through The Cortex, Ostgut Ton (2017)
  • Depth Charged ,CLR (2015)
  • Comedy of Menace, Electric Deluxe rec (2010)
  • Fiction Fiction, Planete Rouge rec (2009)
  • Silence Control, International Deejay Gigolo (2006)
  • Muscle Machine, International Deejay Gigolo (2001)

SinglesModifier

  • Terence Fixmer & Phase Fatale, Cigarette Glow, Ostgut Ton records (2021)
  • Invasion EP, Bite Records (2020)
  • Warm Leatherette Re-covered EP, Mute Records (2020)
  • Electric Ghosts EP, Planete Rouge Records (2020)
  • The Swarm EP, Novamute Records (2019)
  • Oppression E.P, Planete Rouge Rec (2018)
  • The God E.P , Aufnahme + Wiedergabe (2018)
  • Dance of The Comets E.P, Novamute (2017)
  • Force EP, Ostgut Ton (2017)
  • Beneath The Skin, Ostgut Ton (2016)
  • Suffocate EP, Jealous God (2015)
  • Aktion Mekanik Theme Versions, Ostgut Ton (2015)
  • Elka E.P, Deeply Rooted House (2014)
  • Empire E.P , Planete Rouge rec (2014)
  • Psychik Part 2, CLR (2014)
  • Bells, Electric Deluxe (2013)
  • Psychik EP, CLR (2013)
  • When The Sun Ep, Electric Deluxe (2012)
  • A journey To Uncharted Destinations, Planete Rouge records (2011)
  • Le Terrible EP, Electric Deluxe (2011)
  • The Night EP, Turbo recordings (2011)
  • Terence Fixmer & Claudio PRC: Lunar Forest EP, Prologue Rec (2011)
  • Epsilon, Turbo rec (2010)
  • Electric City EP, Electric Deluxe rec (2010)
  • Let s take a ride EP, White Noise rec (2009)
  • Machine EP, Electric Deluxe rec (2009)
  • Destiny EP, White Noise rec (2009)
  • Avalanche EP, Different rec (2008)
  • Mental Science E.P, Planete Rouge records (2007)
  • Passion EP, Datapunk (2006)
  • Eaux Troubles, Harthouse records (2006)
  • I Swear E.P, International Deejay Gigolo (2005)
  • Danse Avec Les Ombres EP, Citizen rec (2004)
  • Cerveaux sans Ames EP, International Deejay Gigolo (2003)
  • Aktion Mekanik Theme EP, Music Man records (2003)
  • Terence Fixmer presents Aktion Mekanik Compilation, Music Man records (2003)
  • She said destroy E.P, Planete Rouge Records (2002)
  • Red Section EP, Planete Rouge records (2002)
  • Armée Des Ténébres, International Deejay Gigolo (2001)
  • Body pressure E.P, International Deejay Gigolo (2000)
  • Electric Vision E.P, International Deejay Gigolo (1999)
  • Electrostatic E.P, International Deejay Gigolo (1999)
  • Gemini 9 EP, Planete rouge records (1998)

Remixes (Selection)Modifier

Fixmer + MccarthyModifier

(Terence Fixmer + Douglas Mccarthyy (Nitzer Ebb lead singer))

AlbumsModifier

  • Fixmer/Mccarthy: Into the night, SPV (2008)
  • Fixmer/Mccarthy: Between The Devil, Planete rouge records (2004)

RéférencesModifier

  1. a b c et d Olivier Pernot, Livre « French Touch 100, de Daftpunk à Rone » (page 114) edition Le Mot et le Reste, octobre 2017 (ISBN 9782360542444)
  2. (en) Thomas Venker, « Terence Fixmer: "I Saw the Start of Techno" », sur Kaput Magazine Magazine, (consulté le )
  3. a et b Jeff, « chroniqueThrough the Cortex », sur Goûte Mes Disques Magazine 17 octobre 2018 (consulté le )
  4. a et b Olivier Pernot, « Terence Fixmer résumé en 14 titres sur 14 grands labels », sur Trax (magazine), (consulté le )
  5. a et b (en) Chris Downton, « Terence Fixmer: Depth Charged  », sur Cyclic Defrost Magazine, Sydney, (ISSN 1832-4835, consulté le )
  6. a b c et d (en) Holly Dicker, « Join In the Chant, Inside the cult of EBM », sur Resident Advisor 21 aout 2018 (consulté le )
  7. (en) « Terence Fixmer Biographie », sur Future Style Magazine (consulté le )
  8. a et b Last.fm https://www.last.fm/music/Fixmer%2FMcCarthy/+wiki
  9. (en) DW, « Terence Fixmer », sur Dance Wax 12 Janvier 2021 (consulté le )
  10. (en) Tim Hasslett, « Muscle Machine gullbuy music review », sur Gullbuy, 06 novembre 2001 (consulté le )
  11. (en) Coreen Wolanski, « Terence Fixmer : Aktion Mekanik review », sur Exclaim!, (consulté le )
  12. a et b (en) Andrew Rice, « Marcel Dettmann remixes Terence Fixmer's Aktion Mekanik Theme », sur Resident Advisor, (consulté le )
  13. (en) Rob Theakton, « Between the Devil, Fixmer,Terence Fixmer, Mccarthy review  », sur All Music, (consulté le )
  14. (en) Luke Turner, « Repeating, shouting, pointing : Fixmermcarthy  », sur The Quietus, (consulté le )
  15. https://darkwaveradio.net/electronic-body-music-ebm//
  16. (en) Sebastian Huhn, « Fixmer/mccarthy : Into the Night  », sur Reflections of Darkness Music Magazine, (consulté le )
  17. (de) Michael Gammon, « Fixmer/mccarthy Into the Night CD review  », sur Monkey Press, (consulté le )
  18. https://indoprisme.com/2018/06/10/adora-single/
  19. Sousou, « Rencontre avec le pionnier de la Techno Body Music », sur Phonographe Corp Magazine, (consulté le )
  20. (en) Nedd Ragett, « Comedy Of Menace », sur AllMusic (consulté le )
  21. Cecile Hautefeuille, « Chronique Depth Charged  », sur verdaMnis online Magazine, (consulté le )
  22. (en) Max Pearl, « Terrence Fixmer, Patrice Bäumel and Ewan Pearson have also taken a swing at album cut "Where's The Revolution. », sur Resident Advisor février 2017 (consulté le )
  23. (en) Phil Kearney, « Terence Fixmer remix Depeche Mode », sur XLR8R 24 février 2017 (consulté le )
  24. (en) Ryan Keeling, « A veteran's blend of EBM and techno », sur Resident Advisor, (consulté le )
  25. (en) Holly Dicker, « Terence Fixmer- Dance of the Comets review  », sur Resident Advisor, (consulté le )
  26. Martin Pinguet, « Terence Fixmer :"Presque personne ne savait que j'étais français" », sur trax (magazine), (consulté le )
  27. (en) Thomas Roger, « Berghain: The Secretive, Sex-Fueled World of Techno’s Coolest Club », sur Rolling Stone Magazine, (consulté le )
  28. (en) Steph Lee, « Terence Fixmer-Through the Cortex », sur Resident Advisor, (consulté le )
  29. Dure Vie Paris, « Le Berghain et ARTE Concert s’associent pour 19 heures de direct avec 38 artistes », (consulté le )
  30. redaction Arte TV, « Terence Fixmer X Phase Fatale », sur Arte, (consulté le )
  31. (en) Christian Eede, « Ostgut Ton Celebrates 16 Years With New Compilation », (consulté le )
  32. (en) Robin Murray, « Track of the day 162 : Sylph », sur Clash (magazine), (consulté le )
  33. (en) Joey Arnone, « Thomas Cohen of s.c.u.m announces new EP », sur Under the Radar magazine, (consulté le )

Liens externesModifier