Tania Willard

Tania Willard (née en 1977) est une artiste, designer et commissaire autochtone de la Nation Secwepemc, originaire de la Colombie-Britannique au Canada. Willard a été co-commissaire de l'exposition itinérante Beat Nation: Art, Hip Hop et Culture Autochtone.

Tania Willard
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Naissance

Kamloops, British Columbia, Canada
Nationalité
Activité
Site web

BiographieModifier

Tania Willard est née en 1977 et a grandi entre Armstrong, en Colombie-Britannique et la réserve Indienne de son père[1]. À 16 ans, alors qu'elle vend des fruits pour sa tante à un pow-wow, elle rencontre un groupe d'enfants faisant du breakdance. Cette découverte se révèlera un moment fondateur dans sa vie. En plus de sa carrière artistique, Willard est aussi une mère et une cultivatrice d'ail biologique[2].

CarrièreModifier

Willard est une artiste, graphiste, et commissaire d'exposition qui explore la rencontre entre les pratiques artistiques autochtones traditionnelles et les théories contemporaines. À travers son travail, elle utilise un ensemble de connaissances et de savoir-faire liés à son intérêt pour les intersections entre les cultures aborigènes et autres[3]. Dans l'avant-propos du catalogue de l'exposition Claiming Space, présentée à la Kamloops Art Gallery, Beverley Clayton, directrice par intérim, écrit: "...inspiré par géologique reliefs traditionnelles Secwepemc de la terre et par d'autres aspects de l'endroit, Tania Willard de l'œuvre d'art agit comme une courroie de transmission entre les générations et les cultures."[4] Elle emploie une variété de médiums dont la peinture à l'huile et l'acrylique, la gravure, le dessin au plomb et à l'encre, l'aquarelle, les techniques mixtes et le collage. Willard est membre du collectif d'artistes New BC Indian Art and Welfare Society.

Willard est lauréate de la Hnatyshyn Foundation Visual Arts Awards for Curatorial Excellence in Contemporary Art[5].

Beat Nation: Art, Hip Hop et Culture AutochtoneModifier

Willard a assuré le commissariat de l'exposition Beat Nation, ayant débuté comme un projet en ligne pour la grunt gallery. L'exposition rassemble des pratiques en arts visuels, vidéo, musique et écriture[6]. Beat Nation the Exhibition a commencé sa tournée à Vancouver puis a voyagé à Toronto, Kamloops, Montréal, Halifax et Saskatoon. Willard, "c'était vraiment un voyage pour profiter de cette exposition à différents endroits; le contexte de l'exposition est de présenter les artistes d'aujourd'hui qui répondent à la fois socio-politiques des états, des peuples autochtones et des luttes, ainsi que d'utiliser un mélange de tout à fait contemporain des médiums et ancestrale des idées." Beat Nation est née d'une approche autonome caractéristique aux centre d'artistes autogérés commencé avec un très artist-run-centre , l'approche très immédiate et un peu plus flexible. L'intention n'a jamais été de créer une grande échelle de l'exposition itinérante.

BUSH galerieModifier

La galerie BUSH est une résidence d'artistes expérimentale dirigée par des intervenants autochtones et axée sur la notion de territorialité. Elle est située sur des terres appartenant à Willard au sein de la Nation Secwepemc en Colombie-Britannique. La galerie BUSH propose des rassemblements autour des questions de création artistique, de territoire, d'histoire de l'art autochtone et d'interventions dans le domaine colonial[7].

#callresponseModifier

#callresponse est un projet à déploiement multiple, co-organisé par Térah Hogue, Maria Hupfield et Tania Willard en partenariat avec la grunt gallery et pris en charge par {Ré}conciliation, une initiative du Conseil des Arts du Canada, de la Famille J. W. McConnell Fondation et du Cercle sur La Philanthropie et les Peuples Autochtones au Canada. Il regroupe un site web, une plateforme de médias sociaux, une exposition itinérante et un catalogue, dans le but de centraliser la présence vitale des femmes autochtones à travers ces différentes plateformes. Le projet comprend cinq commandes d'œuvres produites par des femmes autochtones de partout à travers le Canada, telles que Willard, Christi Belcourt, Maria Hupfield, Ursula Johnson, et Laakkuluk Williamson-Bathory. Isaac Murdoch, IV Castellanos et Esther Neff, Cheryl L'Hirondelle, Marcia Crosby et Tanya Tagaq, ont également participé au projet en tant qu'artistes invités.

ExpositionsModifier

Œuvres d'art publicModifier

Rule of the Trees (2019). Vancouver, BC.

RéférencesModifier

  1. Leah Sandals, « Q&A: Tania Willard on Life Beyond Beat Nation – Canadian Art », Canadian Art,‎ (lire en ligne, consulté le 14 juin 2016).
  2. Ming Ryan, « Project Space », projectspace.ca, (consulté le 14 juin 2016).
  3. « Tania Willard », Mice Magazine.
  4. Chris Bose, Tania Willard: claiming space / essays by Chris Bose and Jordan Storm ; foreward by Beverley Clayton., Kamloops, British Columbia, Kamloops Art Gallery, , 7 p. (ISBN 978-1-895497-78-6).
  5. « 2016 Recipients - Mid-Career Awards The Hnatyshyn Foundation », sur www.rjhf.com (consulté le 4 mars 2017).
  6. Stephen Hui, « Geek Speak: Tania Willard, curator of Beat Nation: Hip Hop as Indigenous Culture », Georgia Straight Vancouver's News & Entertainment Weekly,‎ (lire en ligne, consulté le 14 juin 2016).
  7. Peter and Tania Willard Morin, « Site/ation », C Magazine, no 136,‎ , p. 8 (lire en ligne).
  8. « Tania Willard: dissimulation », sur www.burnaby.ca (consulté le 16 mars 2018)

Liens externesModifier