Tahar Zbiri

militaire algérien

Tahar Zbiri (en arabe : الطاهر زبيري), né le à Oum El Adhaim, dans l'actuelle wilaya de Souk Ahras, est un militaire algérien. Il a été responsable de la Wilaya I pendant la guerre d'Algérie. Après l'indépendance, il est nommé Chef d'état-major de l'Armée nationale populaire, premier du titre, en 1963.

Tahar Zbiri
Tahar Zbiri

Naissance (95 ans)
Oum El Adhaim (Algérie)
Origine Algérie
Allégeance Algérie
Arme Armée de libération nationale
Armée nationale populaire
Grade Colonel
Années de service 19541967
Commandement Wilaya I (1961-1962)
Chef d'état-major de l'ANP (4 mars 1964-1 novembre 1967)
Conflits Guerre d'Algérie
Guerre des Sables
Autres fonctions Membre du Conseil national de la Révolution algérienne (CNRA) (1959-1962)
Membre du Conseil de la nation (2016-2022)

Biographie

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Tahar Zbiri à gauche

Initialement, il est chef d'équipe aux mines de fer de l'Ouenza lorsqu'il adhère au PPA-MTLD. Militant de la CGT, il participe, en liaison avec Badji Mokhtar, à la préparation de l'insurrection du , dans la région de Guelma. Il est arrêté le lors d'un accrochage au djebel Sidi Ahmed, près de la frontière algéro-tunisienne, emprisonné à Souk Ahras puis à Constantine. Condamné à mort en 1955, il s'évade le de la prison de Constantine avec Mostefa Ben Boulaïd[1].

Membre de la direction de la wilaya I (Aurès), il entre au Conseil national de la Révolution algérienne (CNRA) en 1959 et devient colonel commandant de la wilaya I de 1961 à 1962, à la suite de la mort du commandant Souahi Ali, chef de la wilaya, le .

Il contribue en 1962 à faire passer les maquisards de la wilaya I dans le camp du groupe de Tlemcen, puis prend le commandement de la 5e région militaire. Après le cessez-le-feu du 19 mars, il facilite l'intégration d'environ 500 harkis dans les rangs de l'armée[1]. Chef d'état-major de l'Armée nationale populaire en 1963, il est à la tête du petit groupe de militaires qui arrête le président Ahmed Ben Bella, conduisant au coup d'État du 19 juin 1965[2]. Il devient alors membre du Conseil de la Révolution[2].

Mécontent de la place faite aux ex-maquisards (de l'intérieur) au sein de l'Armée algérienne (ANP) par rapport aux militaires de l'ex-Armée des frontières[3], il tente un coup d'État en et échoue dans son entreprise[4]. Le 23 juillet 1969, il est condamné à mort avec cinq de ses co-accusés dont Amar Mellah[2]. Tahar Zbiri vit alors en exil dans divers pays d'Afrique du Nord et d'Europe[5] et rentre en Algérie après la mort de Houari Boumédiène. Il publie ses mémoires en 2011[6].

Il est nommé sénateur du tiers présidentiel le [7].

Décorations

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Publication

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  • (ar) Tahar Zbiri, Un demi-siècle de combat, Alger, Chourouk, , 428 p. (ISBN 9789961995150).
  • Tahar Zbiri (trad. de l'arabe), Mémoires du dernier chef historique des Aurès : 1929-1962, Alger, éditions ANEP, , 364 p. (ISBN 978-994-721487-9).

Notes et références

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Annexes

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Articles connexes

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Liens externes

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