Télévision centrale de Chine

groupe audiovisuel publique chinois

CCTV
logo de Télévision centrale de Chine
illustration de Télévision centrale de Chine

Création
Siège social Beijing
Drapeau de Chine Chine
Direction Nie Chenxi (président)
Actionnaires 100 % État chinois
Produits Chaînes de télévision
Société mère State Administration of Press, Publication, Radio, Film and Television
Filiales China Global Television Network (en)
Effectif 10 000
Site web cctv.cntv.cn

La Télévision centrale de Chine (chinois simplifié : 中国中央电视台 ; pinyin : Zhōngguó Zhōngyāng Diànshìtái), généralement abrégée en CCTV, de l’anglais China Central Television, est le réseau principal de télévision publique de la République populaire de Chine. Ce réseau compte 45 chaînes en 2009.

À droite, le siège de CCTV.

HistoireModifier

CCTV a diffusé son premier programme le sous le nom de Pékin TV (北京电视台), après un test de diffusion le . À partir du , Pékin TV commence à diffuser des programmes en couleur (PAL-D) sur sa seconde chaîne. Elle prend le nom de CCTV le [1].

Aujourd'hui, CCTV, sous l'impulsion du gouvernement chinois, continue à développer ses programmes et à élargir son audience et ses cibles. En témoigne le lancement en de CCTV-العربية, chaîne internationale en arabe[2].

Le , Xi Jinping a fait une visite d'inspection au sein des rédactions de Xinhua, du Quotidien du Peuple et la télévision CCTV. À l'issue de cette visite, Xi Jinping « a ordonné [...] aux médias gérés par le Parti communiste chinois (PCC) et le gouvernement chinois de suivre strictement la direction du Parti »[3]. En réaction, le blogueur Ren Zhiqiang indique que le parti ne soutient pas financièrement ces médias mais c'est l'argent public qui est utilisé à cette fin : « Cessez d’utiliser l’argent des contribuables pour des choses qui ne leur fournissent aucun service » [4].

ChaînesModifier

Chaîne Thématique
CCTV-1 Généraliste
CCTV-2 Finance
CCTV-3 Arts et divertissement
CCTV-4 Internationale en chinois
CCTV-5 Sport
CCTV-5+ Sport Plus
CCTV-6 Cinéma
CCTV-7 Défense nationale et militaire
CCTV-8 Séries TV
CCTV-9 Documentaire
CCTV-10 Science et éducation
CCTV-11 Opéra chinois
CCTV-12 Société et loi
CCTV-13 Information
CCTV-14 Jeunesse
CCTV-15 Musique
CCTV-17 Agriculture et affaires rurales
CGTN Information internationale (en anglais)
CGTN-Français Internationale en français
CGTN-Español Internationale en espagnol
CGTN-Arabe Internationale en arabe
CGTN-Russe Internationale en russe
CGTN Documentary Documentaire en anglais

En 2010 est créé CCTV+, une agence de presse télévisée spécialisée dans la vidéo à la demande[5].

CritiquesModifier

En 2013, le journal Les Nouvelles de Pékin critique CCTV car cette dernière estime que la pollution dans les métropoles chinoises présente des avantages pour la population : « C’est l’habituelle flagornerie des organes d’information officiels. »[6]

En , l'ONG Reporters sans frontières évoque la diffusion, par la télévision d’État CCTV et par l'agence officielle Xinhua, de « confessions extorquées à des individus (comme celle de Charles Xue (en)), vraisemblablement par la force[7]. La généralisation de cette pratique constitue une menace alarmante pour l’information libre et indépendante »[8].

CensureModifier

En 2015, CCTV a, dans le cadre du 100e anniversaire de la naissance de Hu Yaobang, remplacé la photographie de Zhao Ziyang à la Une d'un Quotidien du Peuple de 1982 par celle de Li Xiannian, un autre cadre du parti[9],[10].

RéférencesModifier

  1. (en)"About us", cctv.com, 08-05-2003
  2. "Stratégie de puissance et d'influence : le pragmatisme chinois"
  3. Xi Jinping met l'accent sur la direction du PCC dans la diffusion d'informations Xinhua, 19 février 2016
  4. « Ren le canon », le blogueur qui ose défier le président chinois Xi Jinping Le Monde, 23 février 2016
  5. « ABOUTUS-CCTVPLUS », sur www.cctvplus.com (consulté le 19 mars 2020)
  6. « La télé publique chinoise trouve des vertus au smog », sur liberation.fr, Libération, (consulté le 11 juin 2020).
  7. Zhang Zhulin, « Autocritiques cathodiques en Chine : La télévision, auxiliaire de justice », Le Monde diplomatique,‎ , p. 22 (ISSN 0026-9395, lire en ligne, consulté le 11 juin 2020) :

    « Depuis 2013, ces confessions sont devenues courantes. Pas moins d’une dizaine de personnalités — acteurs ou journalistes, hommes d’affaires ou avocats, Chinois ou Occidentaux — sont passées à la Télévision centrale de Chine (CCTV, groupe de plusieurs chaînes détenu par l’État) à une heure de grande écoute pour présenter leurs excuses tant au Parti communiste qu’au pays. »

  8. « RSF demande à nouveau à l'Union Européenne des sanctions contre CCTV et Xinhua »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  9. En Chine, l’amnésie officielle continue sur l’héritage de Hu Yaobang, dont la mort inspira Tian’anmen Asialyst, 24 novembre 2015
  10. Rewriting History: Hu Yaobang and Zhao Ziyang China Digital Times (en), 23 novembre 2015

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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