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Copie romaine du Ier siècle av. J.-C. d'une statue en bronze grec de 230-220 avant J-C.
Vue de côté

Le Suicide du galate ou groupe Ludovisi est une copie romaine en marbre du Ier siècle av. J.-C. d'un groupe sculpté en bronze d'Épigonos de Pergame[1] du IIIe siècle av. J.-C.. Cette œuvre faisait partie d'un groupe de sculptures comprenant le Galate mourant et le Galate blessé. Ces œuvres ont été sculptées sous le règne d'Attale Ier, roi de Pergame, qui a vaincu les Gaulois vers 237 avant J-C.[2].

Le groupe sculpté, dit aussi Galate se suicidant, Gaulois se suicidant avec sa femme ou Galate se donnant la mort après avoir tué sa femme, est exposé au palazzo Altemps à Rome.

Sommaire

Histoire et descriptionModifier

Cette statue fait partie d'un groupe d’œuvres commémoratives érigées sous le règne d'Attale Ier pour célébrer sa victoire lors de la Grande expédition. Il consacre deux groupes statuaires commémoratifs, le premier à Pergame et le second sur l'Acropole d'Athènes avec des statues en bronze.

La sculpture est une copie romaine du Ier siècle av. J.-C.. Elle s'inscrit dans l'esthétique "baroque" qui se développe depuis le IIIe siècle av. J.-C. et dont Pergame serait un des principaux foyers, au vu de la création du Grand Autel de Pergame et de ces groupes illustrant leurs victoires sur les Galates, à Pergame et à Athènes.

La statue qui fut découverte dans les fouilles de la Villa Ludovisi, représente un guerrier se suicidant après la mort de sa probable épouse, qu'il a peut-être lui-même exécuté. L'épée est déjà rentrée dans le corps du guerrier. L'homme se tient fièrement debout, jambes écartées, la tête tourné vers le côté. Le corps nu frappe par la musculature détaillée du guerrier. Une femme gît à ses pieds. Il la tient d'une main. L'homme forme un axe vertical courbé, et la manière dont il tient l'épée renforce cette impression de verticalité et d'élévation. La femme effondrée contraste avec la ligne verticale de l'homme.

La statue peut interpeller par l'exacerbation des mouvements et de la musculature.[interprétation personnelle] La multiplication des angles de vue illustre cet tendance "baroque" de l'art hellénistique. Cette œuvre s'inscrit peut-être dans une optique de glorification des Attalides dans leur victoire contre les envahisseurs. Les Pergaméniens se positionneraient ainsi alors comme les défenseurs du monde grec contre les Barbares.

Notes et référencesModifier

  1. Encyclopædia Universalis, « ÉPIGONOS », sur Encyclopædia Universalis (consulté le 9 avril 2018)
  2. JEAN CHARBONNEAUX , ROLAND MARTIN , FRANÇOIS VILLARD, Grèce Hellénistique, L'Univers des Formes, Paris, Gallimard, , 384 p. (ISBN 9782070129829)

BibliographieModifier

Liens externesModifier