Stonehouse : député, amant et espion

Série télévisée Britannique

Stonehouse : député, amant et espion est une mini-série britannique relatant la vie de l'homme politique John Stonehouse, réalisée par Jon S. Baird à partir d'un scénario de John Preston, diffusée originalement sur ITV le puis en France sur ARTE le [1].

Stonehouse : député, amant et espion

Titre original Stonehouse
Genre biographie romancée
Création John Preston
Production Ruth Kenley-Letts
Ellie Wood
Musique Rolfe Kent
Pays d'origine Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni
Chaîne d'origine ITV
Nb. de saisons 1
Nb. d'épisodes 3
Durée 55 minutes
Diff. originale

Synopsis modifier

La mini-série est un récit romancé[2] de la façon dont, en novembre 1974, un éminent homme politique travailliste britannique, John Stonehouse, ancien ministre des Postes au sein du gouvernement Harold Wilson et député de Walsall North, a disparu de la plage d'un hôtel de luxe à Miami, en Floride. Ne laissant derrière lui qu'une pile de vêtements soigneusement pliés, le député est parti nager en mer.

Stonehouse a, en réalité, simulé sa propre mort dans une vaine tentative pour éviter de déshonorer sa réputation après s'être livré à des activités d'espionnage, de contrefaçon, de vol et de fraude. Il s'est exilé en Australie mais, reconnu, il a été été extradé d'Australie vers le Royaume-Uni[3],[4].

Fiche technique modifier

  • Titre original : Stonehouse
  • Titre français : Stonehouse : député, amant et espion
  • Réalisation : Jon S. Baird
  • Scénario : John Preston
  • Musique : Rolfe Kent
  • Pays de production :   Royaume-Uni
  • Langue originale : Anglais
  • Dates de première diffusion
    • Royaume-Uni :
    • France :

Distribution modifier

  Source et légende : version française (VF) sur RS Doublage[5]

Production modifier

Le tournage a eu lieu autour de Birmingham, Stratford-upon-Avon et Leamington Spa[6].

La fille de Stonehouse, Julia, a protesté contre les activités d'espionnage présumées de son père pour le bloc de l'Est[7].

Diffusions modifier

Stonehouse a été diffusé au Royaume-Uni sur ITV et ITVX en trois épisodes d'une heure les 2, 3 et 4 janvier 2023 à partir de 21 heures[8]. En France, il a été diffusé sur ARTE le [9].

Réception modifier

Rebecca Nicholson de The Guardian a attribué au drame quatre étoiles sur cinq et l'a qualifié de « extrêmement divertissant »[10]. Carol Midgley du Times l'a décrit comme « une joie, principalement grâce à la performance spirituelle et légère de Macfadyen », tandis que Hugo Rifkind, dans le même journal, l'a déclaré « très drôle » mais a été déçu par le manque de nuances dans sa représentation du personnage principal[11].

En France, Marjolaine Jarry dans Télérama apprécie cette série où elle « ne boude toutefois pas son plaisir devant la performance de Matthew Macfadyen, qui ressuscite cet agent double plus OSS 117 que James Bond »[1]. Laurie Musset dans Ouest-France estime que « John Preston prend un malin plaisir à se moquer de la vénalité du monde politique »[3] et Arnaud Sagnard remarque, dans L'Obs que « l’acteur principal, Matthew Macfadyen, [...] avec une maestria exemplaire, [...] incarne le député anglais John Stonehouse »[9].

Références modifier

  1. a et b Marjolaine Jarry, « Stonehouse(Série) : la critique Télérama »  , sur www.telerama.fr, (consulté le )
  2. (en) « Stonehouse story 'far more fascinating' than TV drama suggests, relative says », The Guardian, (consulté le )
  3. a et b Laurie Musset, « « Stonehouse : député, amant et espion ». Mini-série sur le pire espion du Royaume-Uni », sur Ouest-France.fr, (consulté le )
  4. (en) « Stonehouse: The true story that inspired the ITV drama starring Matthew MacFayden », The Independent
  5. « Fiche du doublage français de la série », sur RS Doublage
  6. (en-GB) « The Boar », theboar.org (consulté le )
  7. (en-GB) « Family of fraud scandal MP John Stonehouse in plea over new TV drama », The Observer,‎ (lire en ligne, consulté le )
  8. (en) « ITV dramatises life of John Stonehouse MP who faked his death in 1974 », The Guardian
  9. a et b Arnaud Sagnard, « « Stonehouse : député, amant et espion », l’homme qui mentait trop », sur L'Obs, (consulté le )
  10. (en) « Stonehouse review – Matthew Macfadyen is a brilliantly bad baddie in this fun, death-faking romp », The Guardian, (consulté le )
  11. (en) « Stonehouse review: a fun drama about the MP who faked his own death », The Week, (consulté le )

Liens externes modifier

Crédit d'auteurs modifier