En botanique, les stipules (nom féminin provenant du latin stipula « tige, paille, chaume, pipeau, chalumeau ») sont des pièces foliaires, au nombre de deux, en forme de feuilles réduites situées de part et d'autre du pétiole, à sa base, au point d'insertion sur la tige. Elles servent souvent de caractères distinctifs permettant, avec d'autres, d'identifier une espèce.

Feuille d'églantier (Rosa canina) portant une paire de stipules foliacées adnées (soudées au pétiole).

Bien qu'une paire de stipules soit considérée comme un élément de la structure type de la feuille des végétaux supérieurs, elle est souvent absente (feuille dite exstipulée), ou réduite à des dimensions infimes.

  • Les stipules peuvent avoir différentes formes :
    • écaille (exemple : hêtre),
    • petite feuille (exemple : églantier),
    • épine (exemple : robinier),
    • glande nectarifère (exemple : merisier),
    • poil (exemple : jatropha spicata),
    • vrille (exemple : salsepareille).
  • La fonction des stipules est apparemment multiple :
    • protection des bourgeons contre le gel et les attaques des insectes (stipules écailleuses),
    • complément de photosynthèse des feuilles (stipules foliacées),
    • protection contre les insectes de grande taille (stipules épineuses),
    • attirance des fourmis qui assurent alors la protection des feuilles contre les insectes de petite taille (stipules glandulaires),
    • captation de rosée (stipules poilues),
    • mise en tension de certaines tiges grimpantes volubiles pour favoriser leur croissance en hauteur (stipules en vrille).

ExemplesModifier

Les stipules sont fréquentes chez les Rosacées plus ou moins grands selon l'espèce, parfois presqu'invisibles.

Le Saule marsault et plus encore le Saule à oreillette ont des stipules bien visibles.

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