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Sous le vent (marine)

expression utilisée pour situer un objet
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Sous le vent.
B est sous le vent de A.
B passe sous le vent de l’île (A est au vent).

L'expression sous le vent s'utilise pour situer un objet dans l'espace en indiquant qu'il se trouve du côté opposé à celui d'où souffle le vent, par rapport à un objet servant de référence. Ainsi, l'objet est en deçà d'une ligne perpendiculaire au vent passant par l'objet, et reçoit le vent en second.

Sur un navire, l'expression s'utilise à la fois pour désigner l'un des côtés du bateau (celui où les voiles sont bombées sur un voilier), et pour désigner une portion du plan d'eau.

L'expression peut aussi être utilisée par rapport à un autre point de référence, par exemple « mouiller sous le vent des falaises ».

Les règles de priorité en mer indiquent par exemple que si deux voiliers au près se rapprochent, la priorité échoit au bateau sous le vent (qui a moins de possibilité de manœuvre compte tenu de l'orientation du vent).

Tactique de régateModifier

En général la position sous le vent n'est pas tactiquement avantageuse en régate, le voilier sous le vent recevant un flux d'air perturbé par le bateau au vent. C'est particulièrement vrai si le bateau sous le vent se trouve en arrière du bateau au vent : les manuels de course à la voile comme celui de Manfred Curry (en) qualifient cette situation de « position sans issue » et conseillent de virer pour se dégager avant d'avoir trop perdu de terrain sur l'adversaire. Le bateau au vent ne se privera généralement pas de virer aussi (duel de virements de bords) pour maintenir son avantage, ce qui donne d'intéressantes passes d'armes pour les spectateurs en particulier dans les matches à deux voiliers comme la fameuse Coupe de l'America.

Cependant il existe aussi une position dite « favorable sous le vent » : elle suppose que le voilier sous le vent (qui est prioritaire) soit nettement en avant du bateau au vent et soit capable de serrer le vent de quelques degrés de plus, en « sortant » littéralement son adversaire et en l'obligeant à virer, faute de quoi il serait disqualifié en cas de contact. Elle est précieuse pour expédier l'adversaire du côté du plan d'eau où le vent est réputé moins fort ou moins favorable[1].

Notes et référencesModifier

  1. Manfred Curry (en) (trad. française Paul Budker), L'aérodynamique de la voile et l'art de gagner les régates, Paris, Chiron, 1934 (nombreuses rééditions).

Voir aussiModifier