Site mégalithique de Kalokol

site mégalithique au Kenya

Site mégalithique de Kalokol
Namoratunga II
Image illustrative de l’article Site mégalithique de Kalokol
Localisation
Pays Drapeau du Kenya Kenya
Emplacement rive ouest du lac Turkana
Coordonnées 3° 25′ 22″ nord, 35° 48′ 10″ est
Géolocalisation sur la carte : Kenya
(Voir situation sur carte : Kenya)
Site mégalithique de Kalokol
Site mégalithique de Kalokol
Histoire
Période Néolithique pastoral

Le site mégalithique de Kalokol, connu aussi comme site de Namoratunga II[note 1] (Namoratunga, l'appellation locale, signifie « peuple des pierres » en langue turkana), est un site archéologique situé sur la rive ouest du lac Turkana, au Kenya, datant du Néolithique pastoral. Le site était à l'origine daté d'environ , mais des fouilles plus récentes ont permis de retrouver un échantillon daté au radiocarbone de +/- 44 ans[3].

DescriptionModifier

Le site est visible depuis la route qui mène de Lodwar à Kalokol, à trente mètres en retrait de celle-ci. Le site contient dix-neuf pierres érigées en basalte, de type menhir, entourées par un cercle de pierres.

Il n'a pas été découvert de restes humains sur le site de Kalokol[4].

ContexteModifier

Il existe d'autres sites mégalithiques aux alentours du lac Turkana, datant de la même période qui correspond à la fin du subpluvial néolithique[4]. Lothagam North et Manemanya, par exemple, sont des cimetières communautaires. Ces sites ont été érigés par les premiers éleveurs de la région[5]. Il existe d'autres sites avec des cairns en pierre, par exemple Namoratunga I[6], connu aussi comme le site de Lokori (en), mais qui ne présentent pas de pierres érigées[7],[8],[9].

AnalyseModifier

Les archéologues Mark Lynch et L.H. Robbins décrivirent le site de Kalokol en 1978 et l'identifièrent comme un possible site archéoastronomique[10]. Lynch pensait que les pierres érigées en basalte étaient en lien avec les étoiles et avec le calendrier lunaire de douze mois et de trois cent cinquante quatre jours des peuples de langues couchitiques du sud de l'Éthiopie. Des interprétations ultérieures[2], ainsi qu'une datation qui recule considérablement l'ancienneté du site, ont remis en cause ces premières théories[3].

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Pour le distinguer du site nommé aussi Namoratunga, situé cent soixante kilomètres plus au sud[1],[2].

RéférencesModifier

  1. (en) L.R. Doyle et E.W. Frank, « Astronomy of Africa », dans H. Selin, Encyclopedia of the History of Science, Technology and Medicine in Non-Western Cultures, Kluwer (Pays-Bas), , p. 96–99
  2. a et b (en) Laurance R. Doyle et Thomas J. Wilcox, « Statistical Analysis of Namoratunga: An Archaeoastronomical Site in Sub-Saharan Africa? », Azania, vol. 21, no 1,‎ , p. 125–129 (DOI 10.1080/00672708609511373)
  3. a et b (en) Elisabeth A. Hildebrand, John J. Shea et Katherine M. Grillo, « Four middle Holocene pillar sites in West Turkana, Kenya », Journal of Field Archaeology, vol. 36, no 3,‎ , p. 181–200 (DOI 10.1179/009346911X12991472411088)
  4. a et b (en) Elizabeth A. Sawchuk, Susan Pfeiffer, Carla E. Klehm, Michelle E. Cameron, Austin C. Hill, Anneke Janzen, Katherine M. Grillo et Elisabeth A. Hildebrand, « The bioarchaeology of mild-Holocene pastoralist cemeteries west of lake Turkana, Kenya », Archaeological and anthropological sciences, vol. 11, no 11,‎ (lire en ligne)
  5. (en) Elisabeth Hildebrand, « A monumental cemetery built by eastern Africa's first herders near Lake Turkana, Kenya », PNAS, vol. 115, no 36,‎ , p. 8942–8947 (PMID 30127016, PMCID 6130363, DOI 10.1073/pnas.1721975115)
  6. (en) M. Kubiak, « Eclipse at Namoratunga », The Observatory, vol. 102,‎ , p. 211
  7. (en) Helaine Selin, Encyclopaedia of the History of Science, Technology, and Medicine in Non-Western Cultures, Springer, (ISBN 978-0-7923-4066-9), p. 55
  8. (en) Edwin C. Krupp, Echoes of the Ancient Skies: The Astronomy of Lost Civilizations, Dover, (ISBN 978-0-486-42882-6), p. 170–172
  9. (en) George Dvorsky, « Ancient Cemetery Packed With Hundreds of Bodies Discovered in Kenya »,
  10. (en) L. H. Robbins et B. M. Lynch, « Namoratunga: The First Archeoastronomical Evidence in Sub-Saharan Africa », Science, vol. 200, no 4343,‎ , p. 766–768 (DOI 10.1126/science.200.4343.766)

BibliographieModifier

  • (en) L.R. Doyle, « The Borana Calendar Reinterpreted », Current Anthropology, vol. 27, no 3,‎ , p. 286–287 (DOI 10.1086/203439).

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier