Sidónio Pais

président de la République portugaise en 1918

Sidónio Pais
Illustration.
Fonctions
Président de la République portugaise

(7 mois et 16 jours)
Élection
Chef du gouvernement Lui-même
Prédécesseur Bernardino Machado
Successeur Canto e Castro
Président du Ministère portugais

(1 an et 9 jours)
Président Lui-même
Prédécesseur Afonso Costa
Successeur João do Canto e Castro
Ministre des Travaux publics

(2 mois et 9 jours)
Chef du gouvernement João Chagas
Prédécesseur Brito Camacho
Successeur José Estêvão de Vasconcelos
Ministre des Finances

(7 mois et 4 jours)
Chef du gouvernement Augusto de Vasconcelos
Prédécesseur Duarte Leite
Successeur António Vicente Ferreira
Ministre de la Guerre

(5 mois et 6 jours)
Chef du gouvernement Lui-même
Prédécesseur José Norton de Matos
Successeur João Tamagnini Barbosa
Ministre des Affaires étrangères

(5 mois et 6 jours)
Chef du gouvernement Lui-même
Prédécesseur Augusto Vieira Soares
Successeur Francisco Xavier Esteves
Biographie
Nom de naissance Sidónio Bernardino Cardoso da Silva Pais
Date de naissance
Lieu de naissance Caminha (Portugal)
Date de décès (à 46 ans)
Lieu de décès Lisbonne (Portugal)
Nationalité portugaise
Parti politique Parti national républicain
Conjoint Maria dos Prazeres Martins Bessa
Ema Manso Preto (maitresse)
Enfants Sidónio, António, Maria Sidónia, Afonso et Pedro
Maria Olga (hors mariage)
Profession Militaire,
Lecteur de mathématiques,
astronome
Religion Catholicisme

Sidónio Pais
Présidents du Ministère portugais
Présidents de la République portugaise

Sidónio Bernardino Cardoso da Silva Pais (Caminha, Lisbonne, ) est un homme d'État, le 4e président de la République portugaise surnommé le président-roi à cause de son autoritarisme.

BiographieModifier

Sidónio Pais a été officier, professeur de mathématiques avant de devenir ministre en 1911 puis ambassadeur en Allemagne de 1912 à 1916.

Il prend le pouvoir et dissout l'Assemblée après le coup d'État du . Cherchant à mettre fin au désordre et à la démagogie de la République, il instaure un régime fort qui vire bientôt au culte de la personnalité. Par ailleurs, le Portugal venait de s'engager dans la Première Guerre mondiale contre l'Allemagne, aux côtés du Royaume-Uni et de la France ; cette décision incomprise par le peuple, provoque la colère des milieux catholiques et conservateurs plus proches de l'Allemagne. Opposé à cette intervention, il bénéficie de leur soutien au début.

Il ne changera pourtant pas la politique extérieure du pays sur ce plan. Par contre, il va s'efforcer de corriger les excès des débuts de la République portugaise en rétablissant les liens avec le Saint-Siège, en renforçant le pouvoir du président, instaurant même le suffrage universel pour la première fois au Portugal.

Il se fait élire président le [1].

Il va petit à petit être abandonné par ses partisans ; son autoritarisme, la répression contre l'opposition, la censure et la torture, la déception des milieux ouvriers devant le peu de réformes sociales lui valent des critiques. En outre, la guerre aggrave la crise que vit le pays, provoquant famines, épidémies, rationnement et émeutes. L'abandon des troupes portugaises combattant en France lui sera aussi reproché.

Il est assassiné le dans la gare du Rossio à Lisbonne par un militant républicain[1].

Notes et référencesModifier

  1. a et b (pt) Jorge Fernandes Alves, A universidade na república : a república na universidade : a UP e a I República (1910-1926), Porto, Universidade do Porto, , 459 p. (ISBN 978-989-8265-90-6, présentation en ligne).

Articles connexesModifier