Serge Le Quéau

syndicaliste et un altermondialiste français

Serge Le Quéau est un syndicaliste et un altermondialiste français, né le à Brest[1].

Serge Le Quéau
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Biographie
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Nationalité
Activité

BiographieModifier

Enfance et jeunesseModifier

Né en 1953, il est le fils d'un gendarme acquis aux idées gaullistes[2], ancien résistant et chrétien de droite[3]. Son grand-père maternel, communiste, avait été excommunié[3].

À 15 ans, il découvre le syndicalisme à travers la figure de Bernard Lambert, fondateur de la Confédération paysanne[3]. Sans diplôme, il entre à la Poste à 19 ans[2] et y travaille 40 années[3], en tant qu'auxiliaire de droit public au magasin départemental de La Poste du Finistère, puis préposé conducteur à la Direction du matériel de transport de la Poste à Paris, Receveur-Distributeur à Mellé en Ille-et-Vilaine, Receveur Rural à La Harmoye dans les Côtes-d'Armor, conducteur de travaux et cadre professionnel au Centre de tri postal de Saint-Brieuc.

Carrière professionnelleModifier

Secrétaire adjoint de l’union départementale de la CFDT, il est particulièrement chargé des relations avec le monde paysan et agricole[2]. Au sein de la Fédération Cfdt des Ptt il détiendra des mandats tant au niveau départemental dans les Côtes d'Armor, Régional en Bretagne que national au sein de la commission des Chefs établissement, des Commissions Administratives Paritaires et du Comité Technique Paritaire Ministériel en tant qu'expert.

Il quitte la CFDT en 1989 sur la question de la privatisation de la Poste, fonde Sud PTT Bretagne et milite contre la privatisation et la fermeture des bureaux de Poste[4].

Il cofonde l'association pour la taxation des transactions financières et pour l'action citoyenne (Attac) en 1998[2], et fait partie de ses instances dirigeantes jusqu'en 2005[3]. Il participe à la fondation d'Attac Pologne et au forum social mondial de Porto Alegre en 2005[5].

Il s'engage dans Sud, dans l'association AC! Agir contre le chômage qu'il cofonde dans les Côtes d'Armor en et au sein du réseau antiraciste Ras l'front[3].

En 2011, au sein de l’Union syndicale Solidaires-Bretagne[6], il apporte son soutien aux salariés de Triskalia intoxiqués[2],[7], en créant un collectif de soutien regroupant l'association Phytovictimes, la Confédération paysanne, ATTAC et l'association Générations futures[8]. Il représente en 2017 les anciens salariés devant la Commission des pétitions du parlement européen[9],[10].

Membre du Conseil économique et social de Bretagne, il est candidat en 2016 au Conseil économique social et environnemental[4]. Alors qu'il est débouté, le syndicat Sud dépose un recours pour discrimination syndicale auprès du Conseil d'État[11].

En , il fonde l'association Pierre Loti à Paimpol, qu'il présidera jusqu'en fin 2017. Il réalisera le vœux de son ami Jean Kerlévéo, qui en 1999 lui avait demandé de réaliser le projet de faire ériger la statue "Veuves d'Islandais" du sculpteur Francis Renaud. Le sur le site de Lann Vras, il présidera avec Madame Danièle Brézellec Maire de Ploubazlanec l'inauguration de la statue réalisée en granit de Pleumeur Bodou par le sculpteur Charly Sallé, en présence de plus de tris cents personnes.

Prises de positionModifier

Serge Le Quéau s'engage pour combattre la disparition des services publics en zone rurale, dénoncer les paradis fiscaux, « parce que c'est toujours sain de se révolter devant une situation inacceptable », et estime que « la lutte doit aussi être une fête »[3].

En 2005, il s'engage activement dans la campagne pour le NON lors du référendum sur le Traité Constitutionnel Européen,en publiant plusieurs textes d'analyses critiques du Traité, notamment l'un, sur l'économie sociale de marché "ce faux ami", Il participera à de nombreux débats publics lors de cette campagne référendaire, dont un à Rennes le avec le Président de la Convention Européenne Valéry Giscard d'Estaing.

En 2017, il apporte son soutien au film de Pierre Pézerat, Les Sentinelles, « qui retrace la lutte des ouvriers de l'amiante et des travailleurs agricoles intoxiqués aux pesticides »[12].

En , il participe à une « marche des cobayes » pour la santé environnementale de Fos-sur-Mer vers Paris, organisée par près de 90 associations environnementales[13],[14]. Il souhaite « mettre en lumière le grand scandale des produits chimiques »[13].

Il accompagne d'anciens salariés de Triskalia dans leur procédure judiciaire[15].

Notes et référencesModifier

  1. Editions Alex et rines, « Serge Le Quéau », sur Editions Alexandrines, (consulté le 16 avril 2020)
  2. a b c d et e Julie Lallouët-Geffroy, Inès Léraud et Vincent Feuray, « Scandale Triskalia : portraits de destins bouleversés », Reporterre, le quotidien de l 'écologie,‎ (lire en ligne, consulté le 30 mai 2018)
  3. a b c d e f et g « Serge Le Quéau. Le plaisir de la lutte », Le Telegramme,‎ (lire en ligne, consulté le 30 mai 2018)
  4. a et b Fabienne Richard, « Saint-Brieuc. Serge Le Quéau, le militantisme en riant », Ouest-France.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 30 mai 2018)
  5. « Les 50 qui font bouger Saint-Brieuc », LExpress.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 30 mai 2018)
  6. Rémi Barroux, « Deux salariés dans l’enfer des pesticides », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  7. Martine Delahaye, « Une journée avec… l’opiniâtre Inès Léraud », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  8. Fanny Doumayrou, « Chez Nutréa-Triskalia, le combat des intoxiqués aux pesticides », L'Humanité,‎ (lire en ligne, consulté le 30 mai 2018)
  9. Alexandra Chaignon, « Pesticides. La France sommée de rendre des comptes dans l’affaire Triskalia », L'Humanité,‎ (lire en ligne, consulté le 30 mai 2018)
  10. Émilie Colin, « Affaire Triskalia : les ex-salariés, victimes des pesticides, entendus à Bruxelles », France 3 Bretagne,‎ (lire en ligne, consulté le 30 mai 2018)
  11. Fabienne Richard, « Conseil économique : Serge le Quéau, le candidat qui dérange », Ouest-France.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 30 mai 2018)
  12. Giv Anquetil, « Les sentinelles », France Inter,‎ (lire en ligne, consulté le 30 mai 2018)
  13. a et b Pierre Isnard-Dupuy, « Une « marche des cobayes » pour la santé environnementale avance de Fos vers Paris », Reporterre, le quotidien de l 'écologie,‎ (lire en ligne, consulté le 30 mai 2018)
  14. Adrien Max, « Bouches-du-Rhône: Une marche jusqu'à Bruxelles contre la pollution, dont les travailleurs sont les premières victimes », sur www.20minutes.fr, (consulté le 30 mai 2018)
  15. « Agro-industrie. Une bataille judiciaire inédite », sur Le Telegramme, Le Télégramme, (consulté le 31 mai 2019)