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Self-made man est un terme qui sert à décrire une personne dont le succès est la conséquence de ses décisions et de ses actions, plutôt que de conditions extérieures à celle-ci.

L'Américain Benjamin Franklin a été décrit comme l'exemple phare du self-made man. Inspiré par son autobiographie, Frederick Douglass a développé le concept dans une série de conférences qu'il a prononcées sur plusieurs décennies à partir de 1859. Initialement, le terme renvoie à un individu qui s'est élevé d'une condition humble pour atteindre une position éminente en finance, en politique ou tout autre domaine grâce à ses compétences plutôt que par un héritage, des liens familiaux ou tout autre privilège. Depuis le milieu des années 1950, le succès aux États-Unis rime avec succès en affaires.

OriginesModifier

 
Benjamin Franklin. Toile de Joseph-Siffrein Duplessis, c. 1785

Benjamin Franklin, l'un des Pères fondateurs des États-Unis, a été décrit ainsi : « sans aucun doute le premier self-made man »[trad 1],[1] et le plus éminent exemple de « self-made man »[2]. Les concepts de rêve américain et de self-made man sont inextricablement liés et font partie de l'histoire américaine. L'autobiographie de Franklin a été décrite par son éditeur de l'édition de 1916 comme « la plus remarquable de toutes les histoires de nos self-made men »[trad 2],[2]. Le premier chapitre de celle-ci, inspiré d'une lettre que l'auteur a envoyé en 1771 à son fils William Franklin (en)[3], illustre le parcours du self-made man au XVIIIe siècle aux États-Unis au temps de la colonie. Franklin introduit le self-made man archétypal en affirmant avoir dépassé ses humbles origines — son père est fabricant de chandelles — et s'être ré-inventé en s'améliorant grâce à un ensemble de valeurs morales telles que « travail, économie et persévérance »[trad 3],[2], ce qui lui permet d'atteindre une position enviée dans la société américaine. À son autobiographie, il joint plusieurs maximes à l'intention des lecteurs qui, appliquées avec rigueur, permettent d'atteindre un statut aux États-Unis. Pour lui, ce pays est une « terre d'opportunités inégales »[trad 4],[3],[2].

PersonnalitésModifier

Selon l'historien français Farid Ameur, le président des États-Unis Abraham Lincoln est un self-made man. « [...] sa figure légendaire est un modèle de réussite sociale. Elle incarne à merveille des valeurs proprement outre-Atlantique, le double idéal du rêve américain et du self-made man, cette vague promesse qui voudrait qu'à force de travail, de sérieux, de courage et de persévérance, les plus folles espérances soient permises [...] Depuis la fin de la guerre de Sécession, plus de quinze mille ouvrages ont été écrits, aux États-Unis, sur Lincoln. » Aucun autre président des États-Unis n'a autant été étudié[4].

Notes et référencesModifier

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de la page de Wikipédia en anglais intitulée « Self-made man » (voir la liste des auteurs).

Citations originalesModifier

  1. (en) « undoubtedly the original self-made man »
  2. (en) « most remarkable of all the remarkable histories of our self-made men »
  3. (en) « industry, economy, and perseverance »
  4. (en) « land of unequaled opportunity »

RéférencesModifier

  1. (en) John Swansburg, « The Self-Made Man: The story of America's most pliable, pernicious, irrepressible myth », Slate,‎ (lire en ligne)
  2. a b c et d (en) « Autobiography of Benjamin Franklin », Henry Holt and Company via Gutenberg Press, , p. 143
  3. a et b (en) Benjamin Franklin, Benjamin Franklin, his autobiography, New York, P.F. Collier & Son, coll. « The Harvard classics », 1909–14 (lire en ligne)
  4. Fred Duval (scénario), Farid Ameur (historien), Roberto "Dakar" Meli (dessinateur) et Chiara Zeppegno (coloriste), « Le making of », dans Lincoln, Glénat / Fayard, coll. « Ils ont fait l'histoire », (EAN 978-2-344-02308-2, présentation en ligne)

Articles connexesModifier