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1er arrt
Rue du Jour
Image illustrative de l’article Rue du Jour
L'hôtel de Royaumont, au no 4 de la rue du Jour ; en arrière-plan, la tour et la façade nord de l'église Saint-Eustache.
Situation
Arrondissement 1er
Quartier Halles
Début 2, rue Coquillière et rue Rambuteau
Fin 9, rue Montmartre
Morphologie
Longueur 127 m
Largeur Minimum : 12 m
Historique
Création Avant le XIIIe siècle
Ancien nom Rue Raoul Roessolle
rue Raoul-Roissole
rue Raoul-Rossette
rue Jean-le-Mire
ruelle du Séjour
rue du Séjour
Géocodification
Ville de Paris 4914
DGI 5033

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Rue du Jour
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La rue du Jour est une voie ancienne du 1er arrondissement de Paris, en France.

Sommaire

Situation et accèsModifier

Du fait de son ancienneté et de ses divers aménagements historiques, notamment en ce qui concerne l'église Saint-Eustache et ses abords immédiats, la rue présente un gabarit hétérogène, étroit du côté de la rue Montmartre et très évasé à sa jonction avec les rues Rambuteau et Coquillière, devant Saint-Eustache. Face à l'église, les maisons de la rue datent du XVIIe siècle[1].

Quelques vestiges de l'ancienne enceinte de Philippe Auguste, qui passait entre les actuelles rues Jean-Jacques Rousseau et du Jour, sont encore visibles dans les cours intérieures de certains immeubles de la rue, en particulier aux nos 9, 21 et 23.

Origine du nomModifier

Vers 1370, Charles V, ayant fait construire de la rue Montmartre à la rue Coquillière un manège, des écuries et d'autres bâtiments nommés le « Séjour » du roi, cette voie prit alors le nom de « rue du Séjour » qui fut, par la suite, changé par la population en « rue du Jour'[2],[3] ».

HistoriqueModifier

 
L'enceinte de Philippe Auguste au niveau de la « rue du Jour » sur le plan de Braun et Hogenberg (vers 1530).
 
« Rue du Jour », en dessous de l'église Saint-Eustache, sur le plan de Truschet et Hoyau (1550).

Cette voie est un ancien chemin de ronde intérieur de l'enceinte de Philippe Auguste[3] qui passait entre la rue du Jour et la rue Jean-Jacques-Rousseau actuelle. Cette partie d'enceinte ainsi que la porte Montmartre toute proche, qui était située vers le no 30 de la rue Montmartre, ont été détruites vers 1529-1535.

En 1256, 1258 et 1300, elle est connue sous le nom de « rue Raoul Roessolle » et « rue Raoul-Roissole », du nom d'un propriétaire qui possédait plusieurs maisons dans cette rue.

Elle est citée dans Le Dit des rues de Paris, de Guillot de Paris, sous le nom de « rue Raoul-Roissole ».

En 1313, on la trouve écrite par erreur sous le nom de « rue Raoul-Rossette », puis « rue Philippe-le-Mire » et « rue Jean-le-Mire », du nom d'autres propriétaires particuliers qui possédaient également plusieurs maisons dans cette rue[2].

Vers 1370, Charles V, fait construire de la rue Montmartre à la rue Coquillière, un manège, des écuries et d'autres bâtiments nommés le « Séjour » du roi. Cette voie prit alors le nom de « rue du Séjour » qui fut par la suite changé par la population en « rue du Jour », nom qui lui est resté[2],[3]. C'est sous ce dernier nom qu'elle figure sur l'un des premiers plans de Paris, le plan de Truschet et Hoyau de 1550 (rue « DV SE IOVR »)[3],[4].

Au centre du carrefour formé par les rues actuelles du Jour, Rambuteau (anciennement rue « Trainée ») et Coquillière, se dressait une grande croix, encore visible sur le plan de Turgot (1739), vestige peut-être du premier cimetière qui se situait devant la façade ouest actuelle de l'église[3] (voir rue de la Croix-Neuve).

Une décision ministérielle du 6 fructidor an XIII (24 août 1805) signée Champagny fixe la largeur minimum de cette voie publique à 9 mètres. Suivant cet alignement, les propriétés de 1 à 15 ont été supprimées afin de former une place devant l'église Saint-Eustache[4].

En 1817, la rue du Jour commençait nos 1-2, rue Coquillière et finissait nos 9-11, rue Montmartre. Elle était située dans l'ancien 3e arrondissement dans le quartier Saint-Eustache[5].
Le dernier numéro impair était le no 33 et le dernier numéro pair était le no 10. Les numéros de la rue étaient noirs[2].

Bâtiments remarquables et lieux de mémoireModifier

 
Plaque au n°1.

BibliographieModifier

  • Félix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments.

Notes et référencesModifier

  1. Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, p. 685.
  2. a b c et d Jean de La Tynna, Dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris.
  3. a b c d et e Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, t. 1, p. 684.
  4. a et b Félix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments.
  5. Cadastre de Paris par îlot (1810-1836), plan 11e quartier « Saint-Eustache », îlot no 3, F/31/78/03, îlot no 9, F/31/78/09.
  6. Catalogue de la 27e Exposition de 1885 à Amiens, p. 23.
  7. Didier Grumbach, Histoires de la mode, Paris, Éditions du Regard, (1re éd. 1993 Éditions du Seuil), 452 p. (ISBN 978-2-84105-223-3), p. 437.
  8. Sybille Grandchamp, « Initiale b. », Vanity Fair, no 12, juin 2014, p. 126-137 et 175-176.
  9. Site philippe-auguste.com.
  10. Notice no PA00085800, base Mérimée, ministère français de la Culture.