Sanatorium des étudiants de France

Le Sanatorium des étudiants de France est un établissement situé aux Petites-Roches à Saint-Hilaire-du-Touvet près de Grenoble, qui, après avoir accueilli les étudiants tuberculeux jusque dans les années 1960, s'est orienté vers les étudiants et lycéens suivant des thérapies lourdes, ou handicapés, qui peuvent ainsi suivre leurs études. Il porte aujourd'hui le nom de Centre médico-universitaire Daniel-Douady (CMUDD) et constitue l'une des douze cliniques de la Fondation santé des étudiants de France (FSEF)[1]. Depuis 2008 le CMUDD a été délocalisé à Saint-Martin-d'Hères tel que Rocheplane, et a fait l'objet d'une démolition en 2019.

Sanatorium des étudiants de France
Histoire
Fondation

HistoireModifier

 
Le Sanatorium des étudiants de France vu depuis la route (années 1950). Au premier plan le bâtiment des femmes (aujourd'hui « Jamati »).

Cet établissement est créé formellement lors du congrès de Clermont de l'UNEF en 1923, sous l'impulsion de militants de la faculté de médecine de Paris. Après des difficultés dans sa construction, dues principalement à des erreurs de gestion, il ouvre en 1933[1], et accueille son premier patient. Son premier médecin directeur, le Dr Daniel Douady lui donne un retentissement très fort, et avec l'aide de l'UNEF, se met peu à peu en place un système permettant aux étudiants tuberculeux d'étudier malgré les contraintes de la cure.

Autour du sanatorium proprement dit se met en place tout un réseau de maisons de cure, de précure et de post-cure, qui va considérablement se développer après la guerre, en particulier grâce à la fonction de directeur de la Santé du ministère de l'Éducation nationale qu'occupe Daniel Douady. Des établissements pour les étudiantes et les lycéens vont eux aussi s'ouvrir dans les années 1950 sous l'égide de la Fondation du sanatorium des étudiants de France, devenue depuis Fondation santé des étudiants de France (FSEF). Des professeurs et assistants de l'université de Grenoble montaient une ou deux fois par semaine,assurer les cours, les travaux pratiques et les travaux dirigés.

Dans les années 1960, avec le recul de la tuberculose, la FSEF va créer des maisons de repos destinés aux étudiants, et va réorienter ses cliniques vers le traitement post-opératoire, la rééducation, et le handicap ; c'est la vocation actuelle des établissements qu'elle gère encore. La FSEF est, avec la MNEF, à l'origine des Bureaux d'aide psychologique universitaires (BAPU)[2]. La FSEF est avec la Mutualité étudiante et les Œuvres une des réalisations les plus pérennes du mouvement étudiant en matière d'aide sanitaire et sociale.

Situation actuelleModifier

En 2008, l'État a ordonné la délocalisation immédiate du CMUDD et du CMC face au risque inévitable d'avalanches et de chutes de rochers. Entre 2008 et 2019 les bâtiments ont été pillés, vandalisés et entièrement tagués[3]. En 2013 devait débuter la démolition de la zone[4],[5], mais celle ci n'a été effectuée qu'en 2019.

ActivitésModifier

Le CMUDD était doté d'une piscine intérieure, d'un cinéma et de nombreuses salles de créations artistiques telles que des ateliers de poterie, de photographie, de peinture. Par ailleurs une bibliothèque riche de 55.000 ouvrages, constituée par des

acquisitions propres ou par des dons de particuliers ou d'institutions était installée au dernier étage du Pavillon Vauthier.

De nombreuses salles de sport étaient aussi disponibles.

Notes et référencesModifier

BibliographieModifier

  • Robert Jacquet, Essai sur l'hygiène universitaire, Maloine, 1928, 138 p.

AnnexesModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier