SMS Karlsruhe (croiseur, 1916)

bateau de guerre de 1916

SMS Karlsruhe
Image illustrative de l’article SMS Karlsruhe (croiseur, 1916)
Le Karlsruhe à Scapa Flow en 1919.
Type Croiseur léger
Classe Königsberg
Histoire
A servi dans War Ensign of Germany (1903–1919).svg Kaiserliche Marine
Constructeur Kaiserliche Werft Wilhelmshaven
Chantier naval Wilhelmshaven, Empire allemand
Commandé 1913
Quille posée Mai 1915
Lancement
Commission Décembre 1916
Statut Sabordé à Scapa Flow le
Équipage
Équipage 17 officiers
458 marins
Caractéristiques techniques
Longueur 151,4 m
Maître-bau 14,2 m
Tirant d'eau 5,96 m
Déplacement 5 440 tonnes
Port en lourd 7 125 tonnes
Propulsion 2 turbines avec réducteurs
2 arbres
Puissance Système mixte de chaudières charbon et fioul : 31 000 ch
Vitesse 27,7 nœuds (51,3 km/h)
Caractéristiques militaires
Blindage Ceinture: 60 mm
Pont: 60 mm
Armement 8 canons de 15 cm SK L/45 à tir rapide en tourelles simples
3 canons de 8,8 cm SK L/45 à tir rapide en tourelles simples
4 tubes lance-torpilles de 500 mm
200 mines
Rayon d'action 4 850 miles à 12 nœuds
Pavillon Reich allemand

Le SMS Karlsruhe est un croiseur léger de la classe Königsberg construit pour la Kaiserliche Marine pendant la Première Guerre mondiale. Il a été nommé d'après le croiseur léger SMS Karlsruhe, coulé d'une explosion accidentelle en .

Commandé en 1913, sa quille est posée en au chantier naval Kaiserliche Werft Wilhelmshaven de la ville du même nom. Il est lancé le et mis en service dans la Hochseeflotte en .

HistoriqueModifier

Après sa mise en service mi- et une campagne d’essais à la mer, il est affecté au 2e groupe de reconnaissance. En 1917, le Königsberg participe à des opérations du côté des îles de la Baltique (Gotland). Le , il prend part à une opération de déminage en mer du Nord. En octobre, il participe à l'opération Albion en jouant toutefois un rôle minime dans l'opération d'invasion des îles russes.

 
Karlsruhe à Scapa Flow.

Le Karlsruhe est interné à Scapa Flow en , après l'armistice. L'ordre lui est donné par l'amiral von Reuter de se saborder le à deux heures de l'après-midi. Le navire sombre à 15 h 50. Le navire gît toujours par 26 mètres de fond et n'a pas été renfloué, contrairement à d'autres navires allemands.

Les droits de son épave ont été vendus en 1962.
En 2017, des archéologues sous-marins du Orkney Research Center for Archaeology ont mené des enquêtes approfondies sur le Karlsruhe et neuf autres épaves de la région, dont six autres navires de guerre allemands et trois britanniques. Les archéologues ont cartographié les épaves à l'aide d'un sonar et les ont examinées à l'aide d'un ROV dans le cadre d'une étude visant à déterminer le degré de détérioration des épaves.

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

BibliographieModifier

  • Michael B. Barrett, Operation Albion, Bloomington, IN, Indiana University Press, (ISBN 978-0-253-34969-9)
  • Conway's All the World's Fighting Ships: 1906–1922, Annapolis, Naval Institute Press, (ISBN 0-87021-907-3)
  • Erich Gröner, German Warships: 1815–1945, Annapolis, Naval Institute Press, (ISBN 0-87021-790-9)
  • Paul G. Halpern, A Naval History of World War I, Annapolis, Naval Institute Press, (ISBN 1-55750-352-4)
  • Holger Herwig, "Luxury" Fleet: The Imperial German Navy 1888–1918, Amherst, NY, Humanity Books, (ISBN 1-57392-286-2)
  • Gary Staff, Battle on the Seven Seas, Barnsley, South Yorkshire, Pen & Sword Maritime, (ISBN 978-1-84884-182-6)
  • V. E. Tarrant, Jutland: The German Perspective, London, Cassell Military Paperbacks, (ISBN 0-304-35848-7)
  • David Woodward, The Collapse of Power: Mutiny in the High Seas Fleet, London, Arthur Barker Ltd, (ISBN 0-213-16431-0)

Liens externesModifier