Sándor Festetics

noble et homme politique hongrois
Sándor Festetics
Festetics Sándor.gif
Fonction
Ministre de la Défense de Hongrie
Titre de noblesse
Comte
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activité
Père
Andor Festetics (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

Le comte Sándor Ágost Dénes Festetics de Tolna ( - ) est un noble et un homme politique hongrois, ministre de la Défense en 1918-1919, devenu partisan du nazisme par la suite.

Arrière-planModifier

Provenant d'une grande famille hongroise (son père était Andor Festetics), Sándor Festetics a été parmi ceux qui ont été choisis pour servir dans le gouvernement de Mihály Károlyi et a été nommé ministre de la Défense en 1918. Bien que ce gouvernement n'ait pas été couronné de succès, Festetics est resté actif en politique et est devenu un partisan de István Bethlen[1].

La politique et le soutien au nazismeModifier

Après un temps passé loin de la politique, Festetics, qui est devenu un partisan du nazisme, prend la direction du petit Parti populaire national-socialiste hongrois en 1933, utilisant la fortune dont il a hérité de son oncle le Prince Taszilo pour chercher à développer le groupe[1]. Ce parti est une copie du Parti Nazi allemand, reprenant la majeure partie de son Programme en 25 points[2]. En 1934, il forme une alliance avec Zoltán Meskó et Fidél Pálffy. Cependant, il est rapidement expulsé car son engagement en faveur de l'antisémitisme est considéré comme faible ; Festetics a en effet continué à employer des Juifs sur ses terres[1].

Il s'associe ensuite avec de petits mouvements dirigés par István Balogh et Kálmán Hubay, siégeant au parlement de 1935 à 1939, sous différentes étiquettes[1].

En accord avec certains de ses contemporains qui ont prêché contre l'influence des Juifs, Festetics est attiré par l'idée du sionisme comme une solution à ce qu'il voit comme le problème juif en Europe. En effet, en 1934, lors d'une session du Parlement, il demande que les Sionistes soient encouragés, car toutes les personnes, y compris les Juifs, ont le droit de vivre dans leur propre pays. Il révèle qu'il a même permis à une organisation sioniste d'utiliser ses terres pour un programme de formation agricole, pour un groupe de jeunes Juifs qui se prépare à émigrer vers la Palestine[3].

Retraite de la vie politiqueModifier

Festetics met un terme à sa carrière politique en 1939[4]. Il ne prend pas une part active à la vie politique au cours de la Seconde Guerre mondiale et meurt à son domicile, près du lac Balaton, en 1956[1].

RéférencesModifier

  1. a b c d et e Philip Rees (en), Biographical Dictionary of the Extreme Right Since 1890, Simon & Schuster, 1990. p. 125
  2. Stanley Payne, A History of Fascism, 1914–1945, Routledge, 1996, p. 270
  3. Herbert Arthur Strauss, Hostages of Modernization: Studies on Modern Antisemitism, 1993, p. 936
  4. C.P. Blamires, World Fascism – A Historical Encyclopedia, ABC-CLIO, 2006, p. 233