Rue du Helder

rue de Paris, France

9e arrt
Rue du Helder
Situation
Arrondissement 9e
Quartier Chaussée-d'Antin
Début 36, boulevard des Italiens
Fin 13, boulevard Haussmann
Morphologie
Longueur 145 m
Largeur 9,74 m
Historique
Dénomination 12 brumaire an VIII
Géocodification
Ville de Paris 4471
DGI 4521
Géolocalisation sur la carte : 9e arrondissement de Paris
(Voir situation sur carte : 9e arrondissement de Paris)
Rue du Helder
Géolocalisation sur la carte : Paris
(Voir situation sur carte : Paris)
Rue du Helder
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N)La rue du Helder est une rue du 9e arrondissement de Paris.

Situation et accèsModifier

Située dans le quartier de la Chaussée-d'Antin, elle commence au 36, boulevard des Italiens, appelé « boulevard de Gand » au XIXe siècle, et se termine au 13, boulevard Haussmann.

Origine du nomModifier

L'origine du nom de la rue vient de la bataille du fort du Helder, que l'armée anglaise avaient tenté d'enlever aux Français le . Le Helder est un port des Pays-Bas, situé en Hollande-Septentrionale en face de l'île de Texel[1].

HistoriqueModifier

Elle a été ouverte en 1775 absorbant une partie de la rue Taitbout sur laquelle elle se terminait. Elle fut prolongée en 1799 jusqu'au boulevard des Italiens. La place Adrien-Oudin faisait partie de cette rue avant 1935.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoireModifier

En littératureModifier

Au XIXe siècle, la rue du Helder était l'endroit où s'installaient les riches parvenus de Chaussée d'Antin en opposition au faubourg Saint-Germain de l'aristocratie. Honoré de Balzac se fait l'écho de ces hautes luttes de pouvoir.

« Rastignac se précipita dans l'escalier, et partit pour aller rue du Helder chez madame de Restaud. Pendant le chemin, son imagination, frappée de l'horrible spectacle dont il avait été témoin, échauffa son indignation. Quand il arriva dans l'antichambre et qu'il demanda madame de Restaud, on lui répondit qu'elle n'était pas visible[3]. »

  • Dans Le Comte de Monte-Cristo d'Alexandre Dumas, Albert de Morcerf et sa famille habitent rue du Helder : « Mais aussi, dit Albert, ce sont les fous et les niais comme nous qui voyagent, les gens sensés ne quittent pas leur hôtel de la rue du Helder[4] ! »
  • Dans Ce que l’on voit tous les jours d'Alexandre Dumas fils, nous découvrons le personnage principal (qui a douze ou quinze mille livres de rentes) trompant son ennui rue du Helder : « Il avait peut-être été cinq ou six fois ainsi de la rue du Helder à la rue Grange-Batelière et de la rue Grange-Batelière à la rue du Helder, quand il s’arrêta de nouveau, et regarda l’heure à sa montre[5]. »

Notes et référencesModifier

  1. Michel Mourre, Dictionnaire encyclopédique d'histoire, 8 vol., volume 4 (ISBN 2-04-015384-5) (notice BnF no FRBNF37700184), p. 2223.
  2. « Avis de décès de Jean-Jacques-Marie Huvé », Journal des débats politiques et littéraires, 25 novembre 1852, gallica.bnf.fr.
  3. Le Père Goriot, édition Charles Furne, 1848, vol. IX, p. 521.
  4. Le Comte de Monte Cristo, Hachette Livre, Grandes Œuvres, 1980, t. I, p. 353.
  5. Contes et nouvelles, Ce que l’on voit tous les jours, 1853, Alexandre Dumas fils