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Rue du Carrousel

ancienne voie de Paris

1er arrt
Rue du Carrousel
(supprimée vers 1850)
Situation
Arrondissement Ancien 4e arrondissement de Paris (aujourd'hui dans le 1er arrondissement)
Début Place du Carrousel
Fin Rue de l'Échelle (rue de Rivoli)
Historique
Création 1808
Disparition 1840-1850
Ancien nom Rue Impériale

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Rue du Carrousel (supprimée vers 1850)

La rue du Carrousel est une ancienne voie du 1er arrondissement de Paris (à l'époque dans l'ancien 4e arrondissement), et englobée par la place du Carrousel. Elle faisait l'angle avec la rue de l'Échelle.

Origine du nomModifier

Elle est ainsi nommée car elle communiquait avec la place du Carrousel.

HistoriqueModifier

Après l'attentat de la rue Saint-Nicaise le , un vaste projet de démolition et d'aménagement des environs du palais des Tuileries est entrepris en 1808. Une nouvelle aile du palais entre le pavillon de Marsan et la place du Carrousel est construite par Pierre Fontaine et Charles Percier, ce qui entraine la disparition de la rue du Carrousel.

Une nouvelle rue ouverte en 1806 entre le Louvre et les Tuileries dans l'axe de l'arc de triomphe du Carrousel, initialement baptisée « rue Impériale », est nommée « rue du Carrousel » en 1815. Elle est elle-même supprimée lors de l'achèvement du Louvre sous le Second Empire dans les années 1850[1].

Bâtiments remarquables et lieux de mémoireModifier

  • Le banquier Jean-François Frin avait des locaux dans cette rue au milieu du XVIIIe siècle[2].
  • À l'angle de la rue de l'Échelle et de la rue du Carrousel se trouvait une maison dans laquelle était un second magasin, Le Petit Carrousel, où était vendu de la porcelaine blanche, composé de trois pièces à l'entresol dont deux sur le devant, une boutique et une arrière-boutique, et l'autre au-dessus de la porte cochère, deux pièces au quatrième donnant sur la rue du Carrousel, une petite cave et un caveau, le tout dépendant de la maison sise rue du Carrousel[3], appartenant au sieur Tréneau, brodeur du roi, moyennant 1 500 livres de loyer pour chacune des neuf années[4]. Le Petit Carrousel fut tenu par une dame Boutet de Monvel, épouse de Jacques-Marie Boutet de Monvel[5]. Il fut un des éphémères associés commanditaires du comte d'Artois et eut une liaison avec Marie Salvétat qui mit au monde une fille qui sera connue sous le nom de Mademoiselle Mars[6]. Dans cette maison logeait toute la famille Barthélemy. Charles Barthélemy et son frère Guy Bartélemy (mort le 2 février 1798), qui avait repris le magasin en 1780, y vendaient non seulement les porcelaines du comte d'Artois mais également celles provenant des manufactures de la Reine, des frères Chevallier, de Lefebvre, de Moitte, de Pétry, de Lemaire et de Perche[7].
  • Hôtel de Brionne : le premiers hôtel particulier connu sous ce nom est construit vers 1676 pour le grand écuyer de France, Louis de Lorraine (1641-1718). Puis c'est son fils, Charles de Lorraine (1684-1751) également grand écuyer de France, qui le fait reconstruire en 1734[8], sur les plans de l'architecte Robert de Cotte. Lors de la Révolution, le Comité de sureté générale, s'y installe dans la première semaine du mois de mai 1793. Il partage alors les lieu avec d'autres Comité et Commissions. Un passage couvert permettait de communiquer avec le palais des Tuileries. Le Comité l'occupe seul à partir du mois d'avril 1794 jusqu'à sa dissolution en octobre 1795[9]. Il est démoli vers 1806[8].

Notes et référencesModifier

  1. Félix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, édition de 1844, p. 106-107 [lire en ligne].
  2. Tugdual de Langlais, L'Armateur préféré de Beaumarchais…, Éditions Coiffard, 2015, 340 p. (ISBN 9782919339280), p. 28.
  3. Dans le bail du 22 avril 1793, AN Min LXXIX, 332, maître Castel, bail par Jean François Frin à Guy, la description est la même sauf pour les dépendances, soit quatre pièces à l'entresol, quatre au cinquième étage, deux greniers, et une cave, loyer 2 600 francs.
  4. AN-Min cent LXXIX, 189 du 24 octobre 1774, étude de maître Rendu, bail à Jean-François Frin, banquier, principal locataire à Jacques Pascal Barrachin, négociant et directeur de la manufacture de porcelaine du 25 Faubourg Saint-Lazare, pour l'usage de la manufacture - AN, Min centLXXIX, 189 23 avril 1774 devant maître Rendu bail par Tréneau à Jacques-Marie Boutet de Monvel - 29 octobre 1776 (201), transport de bail par Antoine Gabriel Perrin maître tapissier à Jean-Baptiste Chaussard. Actes cités par Régine de Plinval de Guillebon, La Porcelaine à Paris sous le Consulat et l'Empire, Librairie Droz, 1985, 239 p., p. 141.
  5. Auteur d'un roman historique sur lequel était inscrit : « chez l'auteur rue du Petit Carrouzel, au magasin de porcelaine. »
  6. Plinval-Salgues, La Manufacture du comte d'Artois.
  7. Plinval de Guillebon, AP-, D.5 B6 - 2566, Livre journal de Guy, de 1793 à 1797.
  8. a et b Berty 1866, p. 282.
  9. Cadio 2012, § 8.

BibliographieModifier

  • Adolphe Berty, Topographie historique du vieux Paris : Région du Louvre et des Tuileries, t. 1, Paris, Imprimerie nationale, , 2e éd., 336 p. (lire en ligne), p. 282.
  • Émilie Cadio, « Le Comité de sûreté générale (1792-1795) », La Révolution. Cahiers de l'Institut d'histoire de la Révolution française française, no 3 « Les comités des assemblées révolutionnaires : des laboratoires de la loi »,‎ (DOI 10.4000/lrf.676, lire en ligne, consulté le 11 novembre 2018).