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Rue de la Grange-Batelière

rue de Paris, France
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Grange-Batelière.

9e arrt
Rue de la Grange-Batelière
Image illustrative de l’article Rue de la Grange-Batelière
Vue vers l'ouest de la rue.
Situation
Arrondissement 9e
Quartier Faubourg-Montmartre
Début 12, rue Drouot
Fin 19, rue du Faubourg-Montmartre
Morphologie
Longueur 176 m
Largeur 12 m
Historique
Création
Ancien nom Rue Batelier
Rue Neuve de la Grange Batelière
Géocodification
Ville de Paris 4254
DGI 4295

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Rue de la Grange-Batelière
Images sur Wikimedia Commons Images sur Wikimedia Commons

La rue de la Grange-Batelière est une rue du 9e arrondissement de Paris.

Situation et accèsModifier

Origine du nomModifier

Ce nom vient de la ferme de la Grange-Batelière, qui donna son nom au cours d'eau de la Grange-Batelière qui se trouvait là jusqu'à la fin du XVIIIe siècle.

HistoriqueModifier

La ferme éponyme, qui est un fief, apparaît par exemple sur le plan de Mérian (1615) à l'extérieur de l'enceinte de Louis XIII.

Le coude de la rue Rossini indique la trace de l'angle sud-est de l'enceinte de la grange batelière[1].

Bâtiments remarquables et lieux de mémoireModifier

  • No 8 : Georges Pléville Le Pelley y meurt le 2 octobre 1805 à son domicile[2].
  • No 10 : l'hôtel de Biéville appelé aussi hôtel de Nolivos, bâti sous Louis XV.
  • Nos 13-15 : emplacement de la caserne de la Grange-Batelière occupée par la compagnie colonelle des gardes suisses puis au No 13, par l'imprimerie London de 1925 à 2014.
  • En 1845, un passage vers le boulevard Montmartre, passage couvert à charpente de verre et de métal y est construit, c'est le passage Jouffroy. Un autre passage est ouvert en 1846, le passage Verdeau, qui donne, lui, sur la rue du Faubourg-Montmartre.
  • No 18 : siège de l'Union syndicale des magistrats ; c'est à ce numéro, chez Madame de Plainemaison, que sont organisées des séances « où l'on communique avec les esprits ». En 1855, Denizard Hippolyte Léon Rivail y a « la révélation ». Il entre alors  en communication avec un esprit nommé Zéphir. Cet esprit lui aurait même révélé son nom d'Allan Kardec « qu'il portait lorsqu'ils vivaient tous les deux, il y a bien longtemps, dans les Gaules ».
  • George Sand vécut les trois premières années de sa vie dans cette rue, de 1804 à 1807. Par la suite, Sophie Antoinette Victoire Delaborde, sa mère, quitta cette rue avec sa fille pour rejoindre son mari, Maurice François Dupin, en garnison à Madrid.
  • Armand Carrel (1800-1836), leader du Parti républicain sous la monarchie de Juillet, vécut au no 7 de mars 1835 à sa mort.
  • Dans cette rue habita Étienne-Michel Bouret (Paris, 19 janvier 1710 – Paris, 10 avril 1777), fermier général de 1744 à 1777. Il fait partie des 65 fermiers généraux ayant contribué à proportions différentes à l'édition dite des « Fermiers généraux » des Fables de La Fontaine par Barbou en 1762. Il en est de même de Laurent Grimod de la Reynière (Paris, 11 février 1734 – Paris, 26 décembre 1793), autre fermier général, père d'Alexandre Grimod de la Reynière.
  • Théophile Gautier y a vécu avant 1857, avant de déménager à Neuilly-sur-Seine, 30 rue de Longchamp.

Notes et référencesModifier

  1. Alain Rustenholz, Les Traversées de Paris, Evreux, Parigramme, , 647 p. (ISBN 2-84096-400-7), p. 192.
  2. Almanach impérial pour l'An XIII présenté à Sa Majesté l'Empereur, Paris, Testu, 1805, p. 72 [lire en ligne].

SourcesModifier

  • Charles Lefeuve, Histoire de Paris rue par rue, maison par maison, 1875 (en ligne, www.paris-pittoresque.com).

AnnexesModifier